Moonspell – Extinct (Album)

Posté le : 25 mars 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Moonspell - Extinct coverAujourd’hui, retrouvons-nous pour un groupe que j’affectionne tout particulièrement, j’ai nommé Moonspell. En plus d’avoir prévu une tournée colossale dans toute l’Europe avec Septic Flesh, les natifs de Lisbonne ont publié leur nouvel album le 6 mars dernier, prénommé Extinct. Une belle galette comme vous allez le découvrir, sublimée par cette pochette légèrement macabre, sans le M stylisé du groupe mais si bien réalisée par Spiros Antoniou de Septic Flesh.

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Genre : Melodic Death Metal - Sortie : 6 mars 2015

Genre : Melodic Death Metal – Sortie : 6 mars 2015

C’est donc parti pour près de quarante-cinq minutes de bonheur qui démarrent avec Breathe (Until We Are No More). Immédiatement, nous sentons que cet album est plus proche de ce qui a été présenté avec Omega White, ses rythmes légers et son chant clair que ce qui a pu être produit sur d’anciens albums comme Darkness And Hope. Les notes claquent, sèches mais pourtant si mélodiques, le clavier faisant jeu égal avec la guitare. Le refrain facile à retenir avec des riffs parfait pour le headbang permettront de chauffer la foule pour ce qui vient ensuite. Une chanson certes tranquille qui a cependant le mérite de vous (re)faire glisser dans l’univers plein de sortilèges de la formation portugaise. S’ensuit Extinct, titre éponyme du l’album, avec son rythme simple, ses guitares légèrement saturées. Fernando reprend pour la plus grosse partie du morceau sa voix qui fait sa renommée. Notons que des espaces sont subtilement aménagés pour permettre de mieux entendre la basse alors que Miguel continue de jouer derrière ses fûts et ses cymbales. Le solo de guitare aux alentours des 3’15 vous laissera complètement pantois avant que le rythme qui semble si tranquille pour le groupe reprenne de plus belle.

Les paroles de la chanson précédente vous ont données l’envie d’embrasser quelqu’un ? Vous allez vite changer d’avis avec Medusalem et son rythme très oriental créé en partie grâce aux claviers de Pedro et Ricardo. Ici, après une courte introduction, la piste donne immédiatement l’envie de bouger. Les coups de batterie assénés avec précision vous font headbanguer tandis que les guitares lancent leurs riffs sous forme de rafales. Ici, pas tant de refrain facile à apprendre et donc de grands moments d’échanges avec le public mais elle permet de s’enfoncer un peu plus profondément dans l’univers. Passons à Malignia et son introduction un peu longue (une minute environ). Dès le début, on sent la folie monter, tant de la part des instruments que celle de la voix du chanteur. Vient le refrain avec cet excès de violence qui surprend à chaque écoute. Les paroles sont magnifiques et continuent dans la lignée de l’album. Le contraste se fait vraiment entre les couplets et les refrains. Lors des premiers, le clavier est clairement maître du jeu alors que sur les seconds, ce sont les instruments plus  »classiques » du Metal qui dominent. C’est au tour de Funeral Bloom et son cliquetis de charleston d’entrer dans la danse. Ici pas de dentelle, Moonspell taille dans le vif avec le chant crié presque en permanence. Le rythme 1-2 de la batterie est la base avec quelques petits coups en supplément. La basse fait claquer ses cordes gentiment alors que les guitares larguent leurs riffs endiablés, accompagnées par des claviers bien plus timides. Maintenant, attardons-nous quelques instants sur The Future Is Dark. À priori, rien d’extraordinaire ici avec un rythme très particulier, presque un slow. De plus, tous les ajouts de claviers avec leurs petits airs mystérieux ajoutent du piment à une batterie assez peu corsée. Le solo de guitare bien plaintif vient déchirer vos tympans alors que la basse semble bien trop étouffée, sans que cela nuise à un léger headbang.

Pour finir, nous avons une grande première de la part du groupe. En effet, pour la première fois la chanson n’est ni en anglais ni en portugais. C’est donc La Baphomette, chantée en français et nous pouvons les remercier pour l’invention de ce mot (le plus proche est le Baphomet, un démon protecteur des Chevaliers du Temple). C’est donc un titre court très mélodieux avec juste quelques petits coups de batterie, des guitares peu présentes et une basse bien cachée tandis que les claviers s’en donnent à cœur joie. Chers amis francophones, vous n’aurez aucun mal à comprendre les paroles même si l’identité (et donc sa nature) de la Baphomette reste inconnue, nous en avons quand même une légère description avec le  »Regarde elle est belle ».

On peut donc dire que cet album apporte son lot de surprises et laisse celui qui l’écoute bien rêveur. Même si les chansons semblent avoir moins de puissance qu’auparavant, elles montrent que Moonspell est capable de changer tout en restant dans son style, le Melodic Death Metal. Bref, une galette excellente qui trouvera bonne place dans les étagères des fans du groupe.

Diamond

Tracklist :

  1. Breathe (Until We Are No More)
  2. Extinct
  3. Medusalem
  4. Domina
  5. The Last Of Us
  6. Malignia
  7. Funeral Bloom
  8. A Dying Breed
  9. The Future Is Dark
  10. La Baphomette

Liens :

Facebook : https://www.facebook.com/moonspellband?fref=ts

YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=KXWMYmNcUqI