IMG_2115Ça y est, c’est le printemps. Et pourtant c’est sous une belle averse que je traverse la capitale pour aller au concert ce soir. Mais en arrivant devant la salle, je constate que je ne suis pas le seul à avoir bravé les goûtes pour profiter du gros son. Après tout, ce ne sont pas quelques goûtes d’eau qui feront fondre un metaleu et l’on aura tout le temps de sécher à l’intérieur, en profitant de cette affiche très prometteuse en provenance du grand nord. Au programme, ce sont les Amaranthe accompagnés de Engel et Santa Cruz qui vont nous tenir compagnie tout au long de cette soirée. Alors, au lieu de rester sous la pluie, je vous propose d’aller voir ça de plus près !

Santa Cruz

IMG_1682Il faudra attendre 20h pour que le show commence, c’est assez tard mais cela a mis le public en haleine. Et c’est tant mieux car Santa Cruz place la barre très haute d’entrée de jeu. We Are The Ones To Fall révèle parfaitement ce qui va faire la force de ce set : un Hard Rock énergique et sans compromis. Et le public adhère sans mal. La formation est assez classique avec une batterie, une basse, un guitariste et un guitariste chanteur, et saura parfaitement occuper la scène, venant jouer au plus près du public. Et ce, malgré que tous les musiciens, batteur compris, soient obligés de rester à proximité de leurs micros pour les chœurs. Côté public, même si c’est la première fois que les Finlandais viennent en France, on ne peut que partager cette ambiance qui sue le Rock’n’Roll juste ce qu’il faut. L’énergie du groupe, aussi bien musicale que scénique, est contagieuse et donne très vite envie de sauter en l’air. Les riffs et soli s’enchaînent dans le plus pur style Hard Rock sans pour autant paraître repompés comme cela aurait pu être le cas avec ce genre de musique. Le jeu de scène est maitrisé tout en laissant une bonne part à l’improvisation. Part qu’Archi, au chant, utilisera entre autres pour aller chanter à l’autre bout de la salle, dans le public, avant de revenir sur scène pour se prendre un gadin sur sa setlist. Une cascade qui n’était visiblement pas prévue mais à laquelle le principal intéressé répondra par un grand éclat de rire, résumant par-là la bonne humeur générale. Ce fut donc un set assez court, juste une trentaine de minutes, mais dont on gardera un très bon souvenir avant de pouvoir voir les Finlandais, on espère en tête d’affiche, pour leur prochain passage en France.

Setlist :

  1. We Are The Ones To Fall
  2. Velvet Rope
  3. My Remedy
  4. Let Them Burn
  5. Wasted & Wonded
  6. Aiming High

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Engel

IMG_1828Avec Engel, ce n’est visiblement pas la même chose qui nous attend pour le set suivant. Fort heureusement, je ne parle pas de la qualité du groupe mais de son registre musical. Et l’on peut dire que le changement s’avère violent mais aussi très efficace avec le Death melodique. Ce n’est pas la première fois que les Suédois viennent jouer en France mais c’est le premier passage à Paris de Mikael, leur nouveau chanteur, qui nous avait confié dans une interview en janvier dernier qu’il attendait cette date avec impatience. Il y a fort à parier que nous lui avons laissé une bonne impression. Et certains d’entre nous y ont sans doute aussi laissé quelques torticolis mais c’est ce que l’on appelle les dommages collatéraux du headbang. Car Engel c’est avant tout un Metal bourrin mené à grand coup de double pédale et de grosse basse incisive sur lesquels viennent s’ajouter une guitare non moins énervée et la voix gruntée ou chantée de Mike pour couronner le tout. Le groupe est venu nous présenter son dernier album, Raven Kings (lire la chronique) et nous en a extrait quelques morceaux choisis tels que Fading Light ou Salvation qui nous ramènent aux fondamentaux à grand coups de headbangs et de cornes du diable, quitte à en abuser si tant est que cela soit possible sur de la bonne musique comme cela !

Setlist :

  1. Salvation
  2. Your Shadow Haunts You
  3. Question Your Place
  4. Daining Light
  5. Six Feed Deep
  6. Casket Closing
  7. Sense The Fire
  8. Until Eternity Ends

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Amaranthe

IMG_1967Avant d’attaquer ce show, il est sans doute utile de faire un point sur ce qu’est Amaranthe. Il s’agit d’un groupe de Metal à tendance électro en provenance de Suède qui ne contient pas moins de trois chanteurs : une voix gruntée, une voix chantée et une voix féminine. Vous l’aurez compris, c’est encore un changement de style assez radical et l’on se demande bien ce qui a poussé ces trois groupes à tourner ensembles, mis à part leur provenance géographique. Mais qu’à cela ne tienne, quand les trois groupes sont excellents, peu importe qu’ils officient dans des styles tout à fait différents. Cessons ces digressions et revenons-en au concert. Dès leur entrée sur scène, le groupe place la barre très haute avec Digital World, un morceau issu de leur dernier album Massive Addictive. Une vraie bombe qui met tout de suite la fosse en ébullition avec un tempo soutenu et des musiciens et chanteurs qui se répartissent bien l’espace de la scène. Mais c’est aussi là une des caractéristiques d’Amaranthe, ce groupe est une machine à tubes et quasiment toutes les chansons qui seront jouées ce soir résonneront de cette énergie qui fait bouger la fosse en rythme et viennent serrer les rangs. Il faut d’ailleurs bien connaître le groupe pour profiter pleinement des chansons car, avouons-le quand même, mis à part un magnifique Over AndDone qui commence faisant la part belle au chant et aux émotions, les titres d’Amaranthe reprennent souvent la même formule et peuvent vite se confondre pour qui n’a pas l’oreille avertie. Mais par contre, le public se régale sur les chansons qu’il connaît et vu comme la fosse bouge, ce sont des fans qui sont là ce soir. Et quand les dates marchent comme ce soir, cela se ressent forcément sur les musiciens qui auront le sourire aux lèvres la plupart du temps. Malgré trois chanteurs sur scène, ce qui prend déjà pas mal de place, aucun musicien ne reste dans l’ombre et Olof (guitare) et Johan (basse) s’amusent à courir d’un bout à l’autre de la scène. Même Morten qui est pourtant caché derrière sa batterie, en fond de scène, aura son moment de gloire avec une petite partie solo. Voici ce que l’on peut dire du set d’Amaranthe, mais c’est sans compter sur un rappel pour lequel le groupe nous a réservé des titres encore plus entrainants pour finir en beauté sur un The Nexus plein de headbangs. Une tuerie.

Setlist :

  1. Digital World
  2. Hunger
  3. Invicible
  4. Razoblade
  5. Lightyears
  6. Serendipity
  7. Over And Down
  8. Trinity
  9. Massive Addictive
  10. Afterlife
  11. Electroheart
  12. Mørten Goes Apeshit
  13. Leave Everything Behing
  14. Amaranthine
  15. Call Out My Name

Rappel :

  1. Automatic
  2. Dynamite
  3. Drop Dead Cynical
  4. The Nexus

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S’il y a des enseignements à tirer de ce concert, je dirais que la diversité c’est bien. Et Base Production nous l’a encore une fois prouvé avec trois groupes de qualité mais dans des registres totalement différents. Un grand merci à eux !

Eladan