Seyminhol – The Wayward Son

Posté le : 18 mai 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Seyminhol - The Wayward Son coverSeyminhol, voila une formation expérimentée qui nous présente ces derniers jours un nouveau chapitre de son histoire. En effet, le groupe pût déjà distiller son talent depuis 1992, rien que ça. Plusieurs albums furent renommés, notamment Northern Recital sorti en 2002. Le dernier album en date, Ov Asylum (2008), a été l’occasion d’une nouvelle expérimentation avec notamment l’introduction de sonorités électroniques. C’est un retour vers un esprit plus symphonique, mais avec d’évidentes orientations progressives que va se jouer ce nouvel opus nommé The Wayward Son. Nicolas Pelissier se présente comme l’amiral instrumentiste de la troupe. Aux claviers ou aux guitares, les orchestrations sortent en grande partie de son imagination. Ses inspirations peuvent être mises en valeur par la voix de Kévin Kazek, la guitare basse de Chris Billon-Laroute et la batterie de Thomas Das Neves.

Genre : Metal Symphonique/Progressif - Sortie : 18 mai 2015

Genre : Metal Symphonique/Progressif – Sortie : 18 mai 2015

L’aventure qui va servir de fil rouge aux vingt pistes de cette nouvelle galette est la célébrissime pièce Hamlet de William Shakespeare. Serons-nous charmés ou ne le serons-nous pas ? Telle est la question. Les différents titres de l’album ne correspondent pas exactement aux pièces de l’œuvre shakespirienne. Certaines scènes sont absentes alors que des interludes musicaux y sont ajoutés. Précisons également que la pochette attire bien le regard, avec cette tête de mort percée d’une épée. Seyminhol semble être plus proches des forces du bien que du mal. Ecoutons donc avec plus d’attention leur nouvelle production par l’entremise de leur label Brennus Music.

Plusieurs pistes de cet album auront avant tout une fonction ambiante et narrative. Des titres très courts ou des petits interludes que je ne détaillerai pas, mais qui permettent de faire le lien et de rester dans l’histoire contée par le génie anglais. En effet, représenter une pièce de théâtre par le média musical demande une certaine respiration afin de suivre l’histoire réelle. The Spectre’s Confidence est le premier titre à accrocher les oreilles au début de l’écoute. Sur un léger arpège à la guitare, la voix douce et mélodieuse de Kévin se montre à son avantage. La ressemblance avec le chant de Fabio Lione dans certains albums de Rhapsody se révèle assez étonnante et pas désagréable. Le rythme de ce titre n’est pas trop rapide mais les roulements sont diversifiés et il se montre entrainant, particulièrement le refrain. Celui-ci, chanté avec la technique du chant lyrique, porte des ondes positives. L’aspect progressif de cet album se fait ici aussi ressentir à travers plusieurs thèmes musicaux qui s’enchevêtrent avec cohérence. Je mettrai ensuite le focus sur Theatre Of The Dream qui envoie ses synthétiseurs imposants d’entrée de jeu. La symphonie prend un air assez épique et la batterie martèle plus énergiquement. Le morceau connaît des évolutions intéressantes entre passages plus calmes et remontées en tension. Le chant magistral sur le refrain envoie quelques émotions avec une belle maîtrise. The Death Of Polonius est une ballade, le lien avec les Italiens cités plus haut sera ici évident. Ambiance froide et triste, comment peut-il en être autrement pour conter un meurtre ? Enfin, le titre le plus réussi est pour moi The Conspiracy. L’introduction arrache d’emblée, on ressent toute la tension de la situation qui doit habiter la scène en question. Guitare oppressante et batterie plombée, comme des vagues furieuses. Ce titre nous propose une belle symbiose entre la voix et les instruments, ainsi que d’intéressantes évolutions de rythmes et de mélodies.

Si je n’avais qu’un seul petit reproche à faire au sujet de The Wayward Son, c’est que l’attention peut facilement se perdre lors de l’écoute. Peut-être un excès de transitions courtes qui apportent certes une cohérence à l’histoire, mais font légèrement se noyer le meilleur de cet album. Cela dit, on ne peut qu’être élogieux devant le travail de composition réalisé, la création d’un album tiré d’une pièce théâtrale. La musicalité d’ensemble brille par sa maîtrise et nous retiendrons entre autre l’excellent travail vocal de Kévin. Seyminhol, voilà un nom à retenir, pour ceux qui ne l’auraient pas encore découvert. Ce nouvel album bien mélodique, symphonique et légèrement progressif, porte en lui la capacité d’atteindre un large public.

Khaos

Tracklist :

  1. Act I, Sc 1 – A Night At Elseneur
  2. Act I, Sc 4 – Marcellus’s Ascertaining
  3. Act I, Sc 5 – The Spectre’s Confidence
  4. First Interlude – The Oath On The Sword
  5. Act II, Sc 1 – Mantel Of Madness
  6. Second Interlude – The Comedian’s Parade
  7. Act II, Sc 2 – Theatre Of The Dream
  8. Third Interlude – The Agony Of A King
  9. Act III, Sc 1 – To Die To Sleep
  10. Act III, Sc 4 – Into The Black Chamber
  11. Act IV, Sc 1 – The Death Of Polonius
  12. Act IV, Sc 4 – Shadows Of Death
  13. Fourth Interlude – Poem For A Maid
  14. Act IV, Sc 5 – The Conspiracy
  15. Fifth Interlude – Into The Cemetery
  16. Act V, Sc 1 – A Disguised Corpse
  17. Sixth Interlude – The Great Hall Of The Castle
  18. Act V, Sc 2 – The Duellist
  19. Last Interlude – The Last March Of A Prince

Liens :

Site Internet : http://www.seyminhol.net/

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/SEYMINHOL/113670030262

Clip de Mantle Of Madness : https://www.youtube.com/watch?v=CzrbiNaBXk0