IMG_3384Depuis quelques années, le Headbang Contest permet aux groupes de Metal de participer à un tremplin qui leur est dédié, jouer dans des salles de qualité et, pour les meilleurs d’entre eux, de participer aux finales pour aller jouer au Motocultor Festival. En tout, ce sont plus de 21 concerts qui sont organisés par Access Live dans trois villes de France pour trouver la perle rare à mettre sur les grandes scènes. Ne pouvant pas tout couvrir, nous avons décidé de nous intéresser plus particulièrement aux finales parisiennes, dernier tour avant les finales nationales pour nos groupes d’Ile de France. Alors : une salle, deux jours, treize groupes et seulement deux vainqueurs. On y va ?

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Waverly Lies North

Et pour commencer, il vaudrait mieux resituer un peu cette appellation de « finales parisiennes » qui s’est un peu élargie cette année, puisque l’on commence la soirée par un groupe venant de Picardie : Waverly Lies North. Un groupe de Metal mélodique qui, malgré de bonnes bases et la motivation qu’il faut, a encore du chemin à parcourir pour arriver à leur ambition. Il s’agit sans doute là d’une affaire de goût mais certaines musiques sont plus exigeantes que d’autres et, malgré un beau travail d’arrangement, ces derniers qui font d’ailleurs défaut au groupe lorsque les samples décident de ne plus se lancer, leur musique ne trouve pas l’écho voulu pour ma part.

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Flying Dogs

D’ailleurs, en parlant de goûts, il y en aura pour tout le monde ce soir et l’on sera pris par surprise en passant d’un Metal mélodique bien pêchu à un Rock/Stoner à la limite de l’ambiant avec les Flying Dogs. Un groupe bien plus calme qui respire bon le son crunchy du premier rock US. Mais, si c’est calme et rafraichissant, le groupe n’en flirte pas moins avec une énergie communicative. D’ailleurs, le groupe est venu avec des fans et à la banderole qu’ils affichent, c’est aussi l’anniversaire d’un des membres du groupe. Mais s’il y a une chose que l’on peut reprocher au groupe, c’est son sens de la mesure qui l’empêche d’aller pleinement explorer les différents styles et de toujours se cramponner à ce qu’ils savent faire : un Hard Rock bien callé et rafraichissant aux multiple influences punchys voir Fusion.

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A Million Shells

On enchaine ensuite avec A Million Shells et, ne le cachons pas, c’est là où la soirée décolle vraiment. On sent assez vite que ce Rock haut tempo est là pour faire bouger les gens aussi bien sur dans la fosse que sur scène. Bon, on avouera quand même que la voix à la fois rock et gracieuse d’Axël n’est pas pour rien dans ce résultat mais, si le groupe fait un très bon effet ce soir, c’est aussi parce que tous les musiciens se donnent pour leur musique, et c’est ça qui envoie du patté ! Une musique qui bouge comme ça, on ne peut que en redemander et il y a fort à parier que groupe ne tardera pas à monter sur la scène rock/metal. Mais en attendant, on profite tranquillement en la musique, avec du headbang bien évidemment !

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Human Vacuum

La soirée était pour le moment restée dans des styles assez accessibles mais, après tout, nous sommes au Headbang Contest donc on se doute bien qu’il vient un moment où ça se corse. Et avec Human Vacuum, on se retrouve dans un style Fusion qui décoiffe. Au programme, du slap à fond la caisse, un gratteux qui bouge de partout et de l’énergie à revendre. Quand on parle de Fusion, ici, nous parlons bien du côté extrême de la Fusion avec des zouaves qui peuvent nous caser deux mesures de guitare reaggesantes entre deux gros riffs à la limite du Metalcore. Et, à musique qui bouge, public qui bouge ! On aura même le premier pogo de la soirée. À la fin du set, on sent que le groupe aurait bien continué sur un second concert de 25 minutes, malgré la sueur qui leur dégouline sur la figure. Bref, Human Vacuum nous montre qu’il est possible de faire de la musique qui bouge sans double pédale à la batterie et je ne pourrais pas mieux terminer qu’en citant les dernières paroles, chantées a capela, du set : « C’était vraiment un putain de concert ».

IMG_3762IMG_3948One Last Shot

Mais il faut bien laisser la place aux groupes suivants et c’est maintenant One Last Shot qui arrive sur scène. Comment vous décrire la première impression ? Prenez un Texan, barbe et chapeau inclus, mettez-lui un micro serre-tête (si, si, comme Lorie) et faites-le jouer du Death Metal à la batterie. Vous avez l’image ? Et bien le son déchire. On repasse sur de bons gros passages à la double pédale pour accompagner des riffs dans la lignée de Slayer ou encore Sepultura. On retiendra particulièrement le morceau Headbangers qui semble taillé pour l’occasion. C’est jusque-là le groupe qui a eu le plus de succès auprès du public, une belle réussite.

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IMG_4181Heal Heaven

Pour le dernier groupe de la soirée, c’est à Heal Heaven de monter sur scène et de nous faire découvrir son Metal bien burné à grand coups de screams. C’est violent et un petit moshpit se forme en fosse sur des riffs qui envoient bien, ponctués de petits passages un peu plus mélodiques sur lesquels le chant se fait remarquer. On regrettera que la plupart du show se soit passé avec des lumières blanches mais c’est avant tout un groupe qui envoie la sauce et qui aura le droit à ses pogos de fin de soirée.

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Après un petit temps de délibération, les premiers gagnants parisiens sont annoncés, il s’agit de One Last Shot !

12 avril 2015

C’est après une bonne nuit de sommeil et un petit bain de soleil sur les quais de seine en attendant l’ouverture des portes – le Petit Bain étant une salle installée sur une péniche – que nous entamons cette seconde soirée de finale parisienne. Suite à un problème technique, nous avons décidé de vous partager le travail du très talentueux Lykh’Arts pour vous illustrer cette seconde soirée de finale.

HBC AanodAanod

Si la soirée de la veille avait commencé plutôt tranquillement, ce n’est pas le cas ce soir et l’on rentre directement dans le vif du sujet avec Aanod qui nous propose un Metal aux riffs hachés et bien travaillés avec un chanteur qui se donne à fond. Même si la musique bouge bien, Aanod a la lourde tâche de passer en premier et donc de chauffer le public ce qui, sur un tremplin, même dédié au Metal, n’est pas forcément la chose la plus évidente. Mais Aanod réussira quand même à animer la fosse avec un show carré et bien maitrisé.

 

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AdrenalineHBC Adrenaline

Après ce show d’Aanod, pas question de se reposer car c’est à un groupe qui porte bien son nom de monter sur scène. Adrenaline nous vient de Compiègne et nous livre un Hardcore des plus efficaces ! Au programme : des musiciens en bermuda qui sautent sur place, un chanteur qui cours d’un bout à l’autre de la scène et une musique qui tabasse à grands coups de caisse claire matraquée le plus violement possible. Certes, Adrenaline ne révolutionne pas le Hardcore mais on ne peut pas leur reprocher de faire une musique bien rentre-dedans comme on les aime.

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HBC MonolythMonolyth

C’est ensuite au tour de Monolyth de monter sur scène. Venus tout droit de l’Oise, c’est avec un Metal Death à la voix proche du scream que le groupe conquiert la salle. La voix d’Amaury Durant est d’ailleurs l’un des gros points forts du groupe avec une amplitude et une maitrise permettant au groupe de s’aventurer à gauche-à droite du Death classique sans trop de problèmes, tout en restant dans leur univers. On sent que le set est rodé et que les Monolith prennent du plaisir à jouer sur scène, et ça se ressent dans le public.

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Artweg

Nous voici au milieu de la soirée et l’on peut dire que jusque-là, nous avons eu de bons groupes. Mais la référence va très vite changer avec le passage d’Artweg. Le groupe de Metalcore parisien va en effet nous rappeler que Le Petit Bain est une péniche et qu’une péniche, quand on s’agite dessus : ça tangue ! En effet, le groupe va réussir en très peu de temps à créer un joyeux bordel dans la fosse… Et sur scène. Parce que oui, même si l’on a déjà deux chanteurs sur scène, un guitariste et un bassiste et que tout ce petit monde est loin – mais alors très loin – d’être immobile, chez Artweg, la scène ça se partage et ça inclus aussi de faire monter la moitié de la fosse pour faire la fête avec eux. Bref, un très bon set qui met tout le monde de bonne humeur. Il n’y a vraiment pas de quoi devenir violent ! (ndlr : le dernier album d’Artweg s’appelle Should We Get Violent ?, « Devons-nous devenir violents ? » en français. )

HBC Artweg

Icon Of Destruction

Après cette tornade, c’est au tour d’Icon Of Destruction de prendre la relève. Un groupe pour lequel, ayant été prendre un peu l’air après le passage d’Artweg, je n’ai vu que les dernières minutes de set. Il est en effet assez facile de quasiment louper un set quand ces derniers sont d’une vingtaine de minutes. Mais sortir de la salle est aussi l’occasion de pouvoir constater que le public est aussi nombreux à papoter dehors autour d’une bière qu’à pogotter dans la salle. Ce qui nous fait en tout une bonne grosse affluence et heureusement que tout le monde n’est pas à l’intérieur en même temps, la salle serait bondée !

Mais revenons-en à Icon Of Destruction. Même si la disposition du groupe n’est pas des plus évidente sur scène, le clavier en plein milieu prenant beaucoup de place visuellement parlant, les Parisiens ont l’air à l’aise et font balancer leur cheveux sur un Heavy mélodique aux accents Death de par le chant. Bref, une musique qui bouge bien, aux rythmes et mélodies entrainantes. De plus, côté public, ça ne s’est pas refroidi et l’on aura le droit à un joli wall of death. Pour le peu que j’ai pu voir, Icon Of Destruction porte bien son nom.

HBC Icon Of Destruction

HBC MagoyondMagoyond

Cette seconde soirée de finale du Headbang Constest est décidément orientée sur des musiques violentes mais le vent change avec Magoyond et son Rock bien ciselé sur les thématiques de l’horreur. En effet, plutôt que de tout miser sur la musique, c’est un univers étendu qui sent bon les zombies que nous propose Magoyond. Une musique qui se met donc au service des histoires que nous conte le Mr Loyal du groupe, alias Le Mago. Bon, en live, on ne comprend pas forcément toutes les paroles, même si ces dernières sont en français mais vu la bonne ambiance qui se dégage de ce show, on comprend l’essence de la musique et on ne peut que en profiter un maximum !

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Ethmebb

Vient maintenant le dernier groupe de cette double finale et c’est à Ethmebb – oui, avec deux B – que l’on a confié la tâche de finir la soirée. Si, comme moi, vous vous demandez ce que cache un nom à l’orthographe si étrange, il est que la dénomination d’Epic Progressive Death Metal ne vous aide pas beaucoup. C’est pour ça que je vous encourage vivement à aller écouter directement ce que donnent les enregistrements du groupe. Et ce conseil est d’ailleurs valable pour les autres groupes cités dans ce report. Côté image, ce sont trois moines, prêtres ou druides – ou je ne sais quoi encapuchonnés de noir – qui montent sur scène et se lancent dans un univers qui respire. Que dis-je, qui transpire l’heroic fantasy à grand coup de blast. C’est dense et il faut un peu s’accrocher pour comprendre ce qui se passe mais on distingue assez vite que les Ethmebb représentent le côté Nareulbeurk de la fantasy. Certes, Ethmebb est sans doute un groupe dont les lives ont plus de saveur lorsque l’on connaît déjà leur univers mais avouons quand même qu’à la première écoute, ça envoie pas mal.

HBC Ethmebb

Ce second jour fut chargé en très bons groupes mais un seul groupe pouvait remporter sa place pour jouer le 7 juin en finale nationale, en compagnie de Loudblast et de Gusha. Mais c’est finalement Artweg ET Icon Of Destruction qui gagnent chacun un ticket. Une double victoire ex aequo bien méritée, vu l’ambiance de leurs shows !

Sur ce, il ne reste plus qu’à attendre le 7 juin prochain pour savoir qui gagnera cette édition 2015 du Headband Contest !

HBC affiche finale nationale

Eladan

  1. […] -D’ailleurs Sons of Metal y était aussi. Et ça leur a plu. […]