The Darkness – Last Of Our Kind

Posté le : 03 juin 2015 par dans la catégorie Chroniques
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The Darkness - Last Of Our Kind coverThe Darkness est originaire de Lowestoft, en Angleterre. Le groupe a vu le jour en 2000 et est déjà auteur de trois albums. La formation évolue sous la forme d’un quatuor composé de Justin Hawkins au chant, de Dan Hawkins à la guitare, de Frankie Poullain à la basse et enfin d’Emily Dolan Davies qui vient de remplacer l’ancien batteur, Rufus Tiger Taylor. Hot Cakes sorti en 2012 avait laissé une bonne impression alors voyons ce que donne son successeur. Installez-vous, c’est parti.

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Genre : Rock – Sortie : 1er juin 2015

Genre : Rock – Sortie : 1er juin 2015

Avec un premier titre répondant au doux nom de Barbarian, que faut-il attendre du quatuor ? La perfide Albion souhaite reprendre les armes pour en découdre, c’est ça ? Et bien, nous n’en sommes pas loin car le récit médiéval qui y est conté s’accompagne d’une bonne petite entrée musicale en la matière. Voilà donc un premier titre qui fait penser aux New York Dolls et leur Glam Rock monstrueux. Confirmation avec le deuxième titre, Open fire, doté d’un refrain assez talentueux qui ira se caler au fond de vos oreilles pour quelques jours. Un très bon titre qui sonne encore très glam sur vitaminé. C’est sûr, les Anglais passent à l’attaque. On ne va pas aller jusqu’à dire qu’ils débarquent car c’est bien là le jeu de mots à éviter par respect pour la gent féminine, mais ça claque ! Une rythmique bien carrée qui ferait penser à un vieil AC/DC et qui donne irrésistiblement l’envie de taper du pied. La demoiselle derrière les fûts assure fortement, qu’on se le dise, The Darkness a de sacrés arguments. Last Of Our Kind change quelque peu de registre dans ses premières notes, sorte de ballade plus enlevée que les deux premiers titres, le titre prend plus d’ampleur au fur et à mesure que passent les mesures. Cela ajoute une corde supplémentaire à l’arc du groupe, sans aller jusqu’à celui du triomphe, l’album sent la progression et le sang neuf. L’apport du nouveau membre a dû fortement dynamiser l’ensemble de la troupe. Côté production, c’est haut de gamme et rien d’autre où comment toucher au presque parfait sans y avoir l’air d’y toucher car, par un certain côté, le son reste roots quand même. Roaring Waters reprend l’esprit des deux premiers morceaux avec encore des chœurs bien en place. Ajoutez à cela un jeu de guitare qui sait ce qu’il fait et vous obtenez une formule pas loin de passer numéro un (là, on parle du bolide et non pas de l’hôtel du même nom).

Wheels Of The Machine, par contre, sonne un peu trop ballade mièvre, le timbre de voix très aigu par moments y est pour beaucoup. Pas désagréable à entendre non plus mais un morceau qui pourrait servir de générique a un spot publicitaire de John Deere, sous un soleil couchant sur un champ de maïs. Voilà, ça sonne comme du Bon Jovi, c’est ça et on passe. Mighty Wings reprend plus de pêche dans son riff mais plusieurs aspects dominent : un sentiment d’écouter Queen. C’est assez flagrant par moments et c’est un assez bon rendu au final. La musique de The Darkness possède une diversité énorme, elle est en capacité de fédérer, comme le dit Roger, et d’amener à elle nombre d’auditeurs qui y trouveront toujours quelque chose à y aimer ou à détester, mais ils seront moins nombreux sûrement dans le deuxième cas. Mudslide, Sarah O’Sarah et son intro qui fait penser à ce que sait faire parfaitement Brian May, passent bien. Alternance de calme et de moins calme, des titres à qualifier de Hard FM mais de bonne facture. Encore une fois, la diversité est de mise. Hammer And Tongues, riff rock’n’roll et fort penchant de nouveau pour le Glam Rock, ça brille et ça fait aussi penser aux Stones par moments. Ce n’est plus un groupe mais un dictionnaire vivant du Rock ! Conquerors vient clore cet album de manière très calme, comme si l’invasion avait eu lieu, mais alors une invasion très peace and love. Des chœurs, de la beauté, ne manquent que deux ou trois colombes et un arc en ciel et nous aurons un remake de l’esprit de Woodstock, ça ferait sûrement sourire Jimi, ça.

Ce quatrième opus de The Darkness pourrait bien envoyer le groupe en pleine lumière. Le groupe sera chez lui partout où il se produira. Un Rock poli, voire trop par moments mais un album d’une énorme qualité. Un album qui ne saurait abattre un mur mais qui saura séduire à coup sûr. The Darkness possède une telle palette de registres qu’il peut étendre sa toile sans jamais craindre qu’elle ne se déchire.

Pat

Tracklist :

  1. Barbarian
  2. Open Fire
  3. Last Of Our Kind
  4. Roaring Waters
  5. Wheels Of The Machine
  6. Mighty Wings
  7. Mudslide
  8. Sarah O’ Sarah
  9. Hammer And Tongues
  10. Conquerors

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/thedarknessofficial

Site Internet : http://thedarkness.co.uk/

Clip de Open Fire : https://www.youtube.com/watch?v=UY7fZl9Rfn0