The Morganatics - We Come From The Stars coverChose promise, chose due, voici la chronique du deuxième album des talentueux The Morganatics. Cet album est d’ailleurs en grande partie financé par un crowdfunding sur la promotion du Cd, le pressage et les T-shirts. Bref, les fans ont répondus nombreux à l’appel puisque ce n’est pas moins de 4 686 € que le groupe a récolté, dépassant son objectif et ayant même réussit à atteindre le seuil pour deux autres ajouts : un clip professionnel et un mastering professionnel. Comme je l’avais déjà décrit sur la news du 14 avril 2015 , la pochette est superbe, le son et les morceaux ne sont pas en reste non plus.

Genre : Spleen Rock - Sortie : 15 juin 2015

Genre : Spleen Rock – Sortie : 15 juin 2015

Commençons donc cette belle galette par I’m A Mess (But I’m Free). Quelques mots de Bruce Soord (The Pineapple Thief) avant d’entendre la musique démarrer sur un rythme entraînant. Niko (batterie) se fait plaisir et vous emporte dans le rythme. Pas de basse mais une guitare rythmique et une guitare lead qui se complètent et qui donnent envie de bouger. Ce que j’adore particulièrement, ce sont les petites mélodies au clavier que le groupe apporte. Des passages éclatants de beauté s’invitent régulièrement dans le titre avec un rythme totalement déjanté (surtout la batterie), tandis que le chant permet un mariage harmonieux entre les voix de Seb et de Chris. On ressent tout de suite le désir de lancer les paroles du refrain avec eux tandis qu’aux alentours des quatre minutes vous pourrez lancer un headbang des plus enflammé durant près de trente secondes. Continuons avec la piste éponyme de l’album. Vous pensiez que Nico allait se calmer après cette fin de première chanson en beauté ? Perdu, on y retourne avec des charbons ardents et la belle voix de Chris. Un rythme simple mais accrocheur dans une première partie nous incite à s’éclater tandis que les guitaristes s’amusent. Des changements de rythme pas faciles à prévoir parsèment ce morceau, nécessitant de se poser pour l’écouter plus en profondeur. Chose facile à faire puisque que aux alentours des deux minutes cinquante, le tempo descend et laisse résonner plus qu’habituellement le clavier, des bonnes cordes bien graves et une batterie qui se rafraîchie un peu. On dirait presque que le groupe a du mal à se calmer sur la fin avec plusieurs endroits qui donnent l’impression d’arrêt avant de repartir de plus belle.

Vous aimez les Terminators ? Cela tombe bien puisque Even Terminators Can Cry vous en parlera. Une succession de passages violents tant musicalement qu’au niveau des paroles, une grande première partie et des passages presque calmes, même si la batterie a décidément décidé de sortir le grand jeu à chaque chanson. Ici, le headbang est guidé, presque un poil trop facile. Aux alentours des deux minutes trente, vient un passage instrumental qui laisse les guitares résonner longuement. Le clavier vient sublimer l’ensemble et l’on ne peut qu’admirer la maîtrise. Le chant revient en force, crié puissamment par Seb même si les paroles tendent à devenir légèrement cafouilleuses au vu de la vitesse avec laquelle il les lance. Un petit intermède en la personne d’Interstellar vous ravira. Une piste très lente avec un chant parlé, un fond sonore faisant ressentir l’espace, l’éternité. Après cela, sautons à I Just Want Something To Happen Tonight. Une guitare saturée comme jamais accompagnée par un chant à deux et une batterie survoltée encore une fois. Pas grand-chose à retenir au niveau des paroles, vous préférerez lancer les refrains en chœur. Une chanson qui, à mon avis, doit faire un sacré effet en live au vu de la mélodie, parfois légère presque comme un slow et souvent rockeuse à souhait comme les damoiselles que l’on peut trouver à ces soirées.

As Blackbirds Say, clin d’œil de la pochette, se lance et craignez Dieu car rien ne va aller comme vous le souhaitez. Une mélodie inquiétante au piano comme dans Soul Eater laisse présager le pire. Le morceau est lent au démarrage, plein de virtuosité, titre à la fois le plus long et le plus déchirant du cd. Ecoutez Chris chanter vous donnera des frissons comme à chaque fois que j’écoute cette piste (et je l’ai écoutée souvent). Vous comprenez rapidement le sujet de la chanson avec les premières paroles de Seb et sa voix qui essaye d’être rassurante. La batterie joue sur des tempos moins rapides mais avec des riffs serrés. Vous pouvez constater la nette progression de l’énervement de Seb au fur et à mesure qu’il tente de raisonner Chris dans la chanson. Laissant place à une lente mais terrible compréhension précédée de nombreuses prières à un personnage qui a décidé de ne pas répondre alors que les oiseaux noirs lui ont parlé. L’entrelacement du texte des deux chanteurs est remarquable et la négation de la mort tellement fascinante qu’on souhaiterait que Chris réussisse. Mais Seb a raison et donne d’ailleurs une bonne solution pour ces oiseaux noirs : les brûler pour qu’il n’en reste rien. Les trois dernières minutes sont remplies d’émotions et le titre se termine en silence. Finissons par What Remains. Le titre interrogateur donne forcément envie de dire un album sublimé par cette chanson. Mais c’est plutôt une interrogation sur la vie et beaucoup d’autres choses. Les réponses sont données, pas toujours par le même chanteur. Un tempo très lent laisse apprécier les derniers instants de cette galette. Même la batterie s’est calmée, rendez-vous compte ! Les guitares se font presque trop discrètes sur cette chanson, même si c’est pour laisser plus de place au chant. L’album se conclut donc sur près de deux minutes de musique sans chant avec la participation d’une violoniste, Mayline d’Idensity, pour finir sur la voix de Bruce encore une fois en parlé.

Bref, un concentré de bonnes choses et une envie : celle de voir leur clip. Même si ce n’est que leur deuxième album, les gentils rockeurs de The Morganatics ont déjà un univers bien posé et une bonne technique. Un Cd à écouter et réécouter en boucle pendant des jours parce qu’il le mérite. Nous devrions les voir encore pendant un bon moment et je suivrai avec intérêt leur prochaines sorties.

Diamond

Tracklist :

  1. I’m A Mess (But I’m Free)
  2. We Come From The Stars
  3. Even Terminators Can Cry
  4. Cycy Stardust
  5. Fucked Up Serendipity
  6. Interstellar (Interlude)
  7. My Uncomforter
  8. I Just Want Something To Happen Tonight
  9. As Blackbirds Say
  10. Blue Diamond
  11. What Remains

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/TheMorganatics?fref=ts

Site internet : http://www.themorganatics.com/