The Long Escape – The Warning Signal

Posté le : 23 juin 2015 par dans la catégorie Chroniques
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The Long Escape - The Warning Signal coverThe Long Escape est originaire de Paris et a vu le jour en 2009. Auteur d’un premier album intitulé The Triptych, sorti en 2011, ainsi que d’un EP répondant au nom de Crashdown diffusé en 2013, le groupe vient de publier son deuxième album : The Warning Signal, sous la forme d’un avertissement. Le combo évolue sous la forme d’un quatuor composé de Kimo à la guitare et au chant, de Marius à la guitare, de Nicolas à la basse et de Tom à la batterie. Quoi de plus normal d’être batteur quand on s’appelle Tom ? Je sais c’est pourri, je m’excuse, je sors mais je vais quand même vous balancer un Tom de Savoie. Pardon à tous. Allez c’est parti, on y va.

Genre : Rock/Metal - Sortie : mai 2015

Genre : Rock/Metal – Sortie : mai 2015

L’album The Triptych sorti en 2011 avait laissé un très bon souvenir. Il aura fallu quatre années pour accoucher du dernier né. Quatre ans, c’est long et court à la fois. Quatre ans, c’est une coupe du monde FIFA. Mais, dans le cas de The Long Escape, c’est l’arnaque en moins, l’honnêteté en plus. De l’honnêteté oui car cet album en regorge. On peut aussi parler de sincérité dans ce que le groupe fait sur son deuxième rejeton. Passons The Noise, intro visant à simplement à poser le décor pour que Seas Of Wasted vienne se placer sur le devant de la scène et montrer ce de quoi le groupe est capable. En effet, ce deuxième titre est une parfaite vitrine et un parfait étalage du talent du groupe. Le riff est là et les chœurs nous préviennent que le signal d’alarme est tiré. Le combo s’illustre également par le break de qualité proposé et une certaine ligne mélodique qui rend le titre encore plus attrayant. La machine semble lancée et bien lancée. Le troisième morceau Awaked Ones poursuit dans la même veine du riff qui « sert de perceuse quand tu n’en n’as pas », tout en conservant aussi une ligne mélodique qui ne semble pas se démentir. C’est du travail propre et le chant n’y est pas non plus pour rien. La voix de Kimo sait se montrer accrocheuse et presque posée quand il le faut mais c’est dans un registre plus énervé que cette voix prend tout son sens et donne sa pleine puissance. Million Screens est d’ailleurs un très bon exemple de l’étendue du registre vocal, les différents breaks offrent un relief encore plus contrasté dans ce domaine. L’équilibre est parfait et jamais les titres ne tombent dans le facile ou le commercial. Les tempos plus lents restent un bon défouloir, que tu sois assis ou debout sur le bar. Digital Misery, qui s’inscrit dans la même veine que les titres précédents, possède le petit plus qui en fait un des incontournables de cet opus.

Oui, cette musique est jouée avec la plus grande des sincérités, un véritable point à porter au crédit de ce groupe. L’ensemble de cette galette est bon, voir très bon, même si certains titres pourront peut-être en dérouter quelques-uns car surpris par une certaine approche non-conventionnelle de la musique Rock/Metal telle que ces mêmes ont l’habitude de connaître. Mais d’autres sauront fédérer les troupes autour d’eux. Le titre qui tue par excellence se nomme Carnival Of Deadly Sins, un véritable hachoir industriel capable de broyer à peu près tout ce vous voudrez bien mettre dedans, même les dents, le frisson en plus. Dans le même genre, vous trouverez Crashdown, ou comment faire passer un AK-47 de fabrication soviétique pour une carabine de fête foraine de bas étage. The Search fait aussi étalage de ce que chœurs et refrains marquants veulent dire. Le point fort de cet album réside aussi dans le fait qu’aucun titre n’est à exclure du lot, l’ensemble est homogène et c’est bien là un joli tour de force que de réaliser cela. Belle prouesse qui te collera sur tes fesses en écoutant Slave, sûrement le meilleur titre ce cet album. Un grand titre, un très grand titre même. Terminons en abordant la production de cet album qui se montre d’assez bonne facture avec un son plutôt costaud où chaque instrument se démarque parfaitement de son voisin. Une bonne note, donc. Maintenant, le monde peut s’écrouler et le dernier homme pleurer. C’est gagné.

The Long Escape peut prétendre à poursuivre sa route sereinement grâce à son nouveau rejeton. Il affiche beaucoup de qualités que d’autres ne possèdent pas et l’on peut sincèrement penser qu’ils croient en ce qu’ils font. Lorsque l’on est sincère avec soi-même et que l’on ne triche pas, la confiance est une alliée qui ouvre beaucoup de portes. The Long Escape trouvera à ouvrir la sienne sans le moindre problème.

Pat

Tracklist :

  1. The Noise
  2. Seas Of Wasted Men
  3. Awaked Ones
  4. Million Screens
  5. Digital Misery
  6. Carnival Of Deadly Sins
  7. Crashdown
  8. The Search
  9. Homo Weirdiculus
  10. Slave
  11. World Going Down
  12. The Last Crying Man

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