Powerwolf – Blessed & Possessed

Posté le : 03 juillet 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Powerwolf - Blessed and possessed coverAujourd’hui, nous allons sortir les crocs et dans un endroit bien particulier : une cathédrale. Cela fait quelques années maintenant que Powerwolf hurle et se rue à travers l’Europe avec son Power Metal aux accents et couleurs bien particulières. Nous revoyons dans le design de la pochette le même esprit que les albums précédents, ce sera dans une lignée identique pour la musique également. Besoin d’une présentation ? Rapide alors, mieux vaut pour vous consulter l’interview parue récemment dans nos colonnes. Donc, ces types tout vêtus de noir nous vienne de Germanie occidentale, de la bonne vielle ville de Saarbrücken, proche des frontières françaises, belges et luxembourgeoises. Trêve de géo, nous retrouvons les frères Matthew et Charles Greywolf qui se partagent les guitares, Attila Dorn au micro, Falk Maria Shlegel à l’orgue et enfin Roel Van Helden derrière les futs. Que va bien pouvoir nous offrir la meute avec sa nouvelle galette ? C’est ce que nous allons voir à présent.

Genre : Power Metal - Sortie : 17 juillet 2015

Genre : Power Metal – Sortie : 17 juillet 2015

Je le disais plus haut, Powerwolf est un groupe qui dénote. Tout vêtu de noir avec des oripeaux habituellement plus courants dans le Black Metal, les thèmes des paroles intègrent cependant de nombreuses connotations religieuses. Un chant parfois en latin, un clavier en son d’orgue d’église, une voix et des chœurs majestueux, voilà les ingrédients de leur réussite. Religieux, oui, mais pas aussi chiant qu’une messe, je vous rassure de suite. Et puis, religieux tendance ésotérique puisque les thèmes relatent aussi les histoires sombres des loups-garous et autres créatures de la nuit. Ce qui reste très présent par contre, c’est comme nombre de formations de Power Metal venus d’Allemagne : la qualité. Comme les machines outil dans le domaine industriel, il y a une « deutsche qualität » chez tous ces groupes et ce sera encore le cas chez Powerwolf.

D’emblée, l’auditeur sera accueilli par la voix majestueuse d’Attila, accompagnée par ces fameux orgues d’église et des chœurs imposants. Une trentaine de chanteurs enregistrés individuellement, nous ont dit les gars et, à vrai dire, ça claque bien. Les instruments plus habituels dans le Metal suivent avec fracas et nous entrons en plein Power avec toute son énergie positive. Un refrain qui reste bloqué dans le crane, ce Blessed & Possessed démarre très bien l’album. Dead Until Dark envoie pour faire suite une mélodie épique à la guitare, pendant que Roel s’excite derrière ses futs. Un morceau qui sent la transpiration avec une autre particularité : pas de guitare-basse chez Powerwolf. Cela ne manque pas, étrangement, la rythmique des guitares et l’orgue en arrière-fond suffisent. Un petit zoom mérité sur les excellents soli, aussi mordants que les canines d’une meute de loups, techniques et précis. Army Of The Night, dont vous pouvez visualiser le clip, poursuit dans le majestueux et le puissant, mêlés. C’est comme si une division de panzers s’étaient peints dans une couleur éclatante pour briller de mille feux. Des messes comme celles-là, les églises seraient pleines à craquer de métalleux en train de headbanger en chœurs. Armata Strigoi envoie son intro digne du grand Maiden, puis le rythme devient plus lent et lourd. Un morceau qui sonne légèrement comme chez Sabaton avec ce côté « fighter », les habits noirs et peintures de guerre ayant remplacé les treillis militaires des Suédois. Le solo est un peu moins énervé que dans les titres précédents mais n’en reste pas moins superbement trouvé.

Bon, je ne vais pas toutes les égrener comme ça non plus, il n’y a pas de ratés sur le reste de cet album. Le choix avant la tournée sacrifiera certainement certains merveilleux titres. Allez, encore un petit focus sur Sacreamental Sister car la mélodie du départ épousera Hallowed Be Thy Name (Iron Maiden), ce qui ravit votre serviteur du jour. Le chant entre sur un fond musical où l’orgue est très présent, avant de laisser plus de place aux guitares. Un refrain grandiose une fois de plus, le passage qui comprend deux soli et un interlude mérite aussi ses moments de gloire. En bref, du très bon tout ça. Terminons par le chant final Let There Be Night. Orage, loups et rythme à nouveau moins soutenu. Toute la puissance du chant est envoyée au fond du chœur de la cathédrale, place nette lui est laissé. Beau jeu de la batterie toute en finesse et solo d’orgue pour rendre hommage au beau travail de Falk Maria. Une pièce épique pour finir cet album, comme le cri du loup-garou dans la nuit. Il faut que ça résonne un peu, que ça reste en tête.

Je n’irai pas par quatre chemins, ce nouvel album de Powerwolf est une réussite. Les clés qui ont très bien fonctionné lors des derniers albums sont réactivées avec un travail encore plus minutieux de production et de composition. Un bon groupe qui a su ouvrir sa propre voie, imposer son style. Une chose plutôt rare qui mérite d’être célébrée comme il se doit. Je n’ai qu’un conseil : laissez-vous mordre.

Khaos

Tracklist :

  1. Blessed & Possessed
  2. Dead Until Dark
  3. Army Of The Night
  4. Armata Strigoi
  5. We Are The Wild
  6. Higher Than Heaven
  7. Christ & Combat
  8. Sanctus Dominus
  9. Sacramental Sister
  10. All You Can Bleed
  11. Let There Be Night

Liens :

Site Internet : http://www.powerwolf.net/

Page Facebook : https://www.facebook.com/powerwolfmetal

Clip de Army Of The Night

Clip de Armata Strigoi

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