Heidevolk – Velua

Posté le : 08 juillet 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Heidevolk - Velua coverMesdames et Messieurs, en cette fin d’année scolaire, nous vidons les fonds de tiroirs. Les albums que personne n’avait osé chroniquer jusque-là se retrouvent en face de la question : on laisse tomber ou on la fait au risque de ne pas être trop gentils ? Deuxième option choisie en ce qui concerne ce nouvel album de Heidevolk, sorti en mars dernier. La formation est née en 2002 près de Arnheim, aux Pays-Bas. Velua se présente comme leur sixième album qui développe toujours les mêmes thèmes : la nature, la mythologie germanique, le tout chanté en néerlandais. La faune sauvage est d’ailleurs visible sur une pochette plutôt sympathique. Voyons à présent de plus près la source de mon courroux.

Genre : Folk/Pagan Metal - Sortie : 20 mars 2015

Genre : Folk/Pagan Metal – Sortie : 20 mars 2015

Une précision d’emblée, je ne suis pas un détracteur habituel du courant Folk dans le Metal. Aucun instrument traditionnel ne passe pour une hérésie dans mon esprit et j’apprécie des groupes comme Eluveitie, Arkona ou Ensiferum. Sans aprioris donc et après trois écoutes attentives, je n’accroche absolument pas à ce que produit Heidevolk.

Musicalement, soulignons d’abord une très bonne production, le souci ne se trouve pas à ce niveau. Le problème principal réside dans le fait d’un ensemble beaucoup trop monocorde et du coup, ennuyeux. Les riffs de guitares sont massifs et puissants mais l’impression dominante est que les guitaristes ne connaissent que peu d’accords, ou que peu de riffs différents. De même, les morceaux évoluent très peu en rythme ou en passages contrastés. Cette impression d’être un gamin pendant un long trajet en bagnole sur l’autoroute du sud se trouve accentué par un chant d’une extrême monotonie. Pourtant, ils sont deux à chanter le plus souvent en voix claire, parfois en growl. Cependant, rarement leurs deux voix ne se distinguent clairement. Quant à la partie dite « Folk », elle est réduite à son plus simple appareil. De temps à autre, nous avons droit à une petite incursion d’un violon ou d’un instrument à cordes particulier, mais bien loin des savants mélanges entendus chez des autres formations du même style. La section rythmique est solide, par contre. Notamment un bon batteur, adepte de la double pédale et c’est peut-être de là que vient le seul aspect qui crée du décalage.

Petit point positif, je note que le chant éponyme et celui nommé Richting De Wievenbelter sortent légèrement du reste de la tambouille. Pour le premier, les voix sont beaucoup mieux exploitées et un jeu de guitare mélodique éveille légèrement l’oreille. Pour le second, le moins Metal de l’album, des chœurs naissent sur un arpège acoustique pendant que la mélodie est sifflotée. La batterie joue la finesse et là, les deux voix coordonnées font bonne impression. Vous n’avez qu’à saisir la cervoise à la main et vous balancer de droite à gauche, comme à la fête de la bière de Munich. Le morceau évolue vers du plus costaud sur la fin mais c’est pour moi le seul point 100% positif de cet album.

En résumé : Heidevolk, je n’ai pas accroché mais ce n’est pas pour cela que vous, chers lecteurs, n’apprécieriez pas. Le combo n’en serait pas à leur sixième album si ce qu’ils envoient ne provoquait pas quelques satisfactions. Peut-être que le « peuple de la terre de bruyère » (la signification de leur nom dans leur langue d’origine) se trouve simplement face à un manque d’inspiration passager qui n’a pas été entendu dans les productions précédentes. Je ne suis pas allé vérifier, pour cet album, à part une petite incartade, Heidi m’a rendu folle (k). (Je sors).

Khaos

Tracklist :

  1. Winter Woerde
  2. Herboren In Vlammen
  3. Urth
  4. De Hallen Van Mijn Vaderen
  5. De Vevloekte Jacht
  6. Het Dwalende Licht
  7. Drankgelag
  8. Velua
  9. Een Met De Storm
  10. Richting De Wievenbelter
  11. In Het Diepst Der Nacht
  12. Vinland

Liens :

Site Internet : http://www.heidevolk.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/heidevolkofficial?fref=ts

Clip de Urth :