Coal Chamber – Rivals

Posté le : 16 juillet 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Coal Chamber - Rivals coverAprès treize ans d’absence, voici un retour inattendu. Coal Chamber que l’on croyait avoir définitivement sombré corps et biens à la suite de Dark Days et d’une entente entre les musiciens les ayant poussé à se séparer, nous fait la surprise de revenir sur le devant de la scène. Dez Fafara (chant) qui est désormais plus connu en tant que chanteur de The Devil’s Driver, nous montre qu’il est toujours capable d’assurer les parties vocales sur du Neo Metal de la belle époque. Pour Meegs Rascon (guitare) et Mike Cox (batterie), leur projet We Are The Riot aura vu le jour en 2010 et perdure encore aujourd’hui. Notons tout de même le côté un peu ironique du titre de l’album, tout comme pour le dernier opus. Au moment de la mésentente entre ses membres, Coal Chamber adopte Dark Days, reflet fidèle de la situation si l’on considère qu’ils en arrivaient au point où ils auraient pu se défoncer la tête les uns les autres. Et maintenant Rivals. Situation réelle ou ironie au sujet du passé ? Il semblerait que ce soit plutôt le second cas ici. Voyons désormais ce que nous avons à nous mettre dans les oreilles.

Genre : Néo Metal - Sortie : 19 mai 2015

Genre : Néo Metal – Sortie : 19 mai 2015

Comme nous pouvions nous y attendre avec cette réunion et ce come-back d’un groupe qui marchait plutôt bien avant, la production est énorme. Le son est un mur. La guitare nous assaille avec la qualité d’un grand disque, la basse est présente sans violence mais occupe très bien son créneau. La batterie percute avec une certaine puissance. Il faut dire que Mike Cox n’est pas réputé pour préserver la santé des peaux de ses fûts, il suffit de le voir sur scène pour comprendre de quoi il retourne. L’enregistrement rend suffisamment justice à la personnalité de chacun. Finalement, la voix assez particulière de Dez se pose sur le mix, pas excessivement en avant et nous envoie des paroles qui semblent un peu empreintes de son passage par la case The Devil’s Driver. Le mastering nivelle le tout et cela s’écoute très simplement. Le disque pourra tourner sans difficulté particulière chez vous ou ailleurs et vous êtes sûrs qu’au niveau du son, au moins, vous ne serez pas déçus.

Ce qui nous intéressera donc maintenant, ce sont les compositions, bien entendu. Cette longue coupure et ces changements dû à leur évolution musicale ailleurs aura-t-elle eu des conséquences ? Et bien, les fans de la première heure ne seront pas vraiment déçus. Les titres s’enchaînent et nous avons l’impression de revenir en arrière, de faire un bon dans le passé, ne serait-ce la qualité de l’enregistrement qui est plus dans la veine de ce qui se fait actuellement. IOU, le premier single, sonne bien gras, limite pop, définitivement néo à la Coal Chamber. Les autres titres sont dans la même veine et il n’y aura aucun problème à retrouver ce qui avait fait leur succès il y a quelques temps. Nous nous retrouvons ici dans un mélange qui allierait le meilleur de ce qu’ils ont fait avec le premier album éponyme et Dark Days, dans un concentré d’énergie et de riffs lourds mélancoliques, de dissonances associées à des mélodies plus convenues. La qualité des compos est là et le groupe assure un beau retour.

Mais voilà le truc, il ne s’agit pas de refaire éternellement la même chose et si votre serviteur lui-même était tout émoustillé d’apprendre le retour sur la scène et dans les bacs de ce groupe qui nous aura agité les cervicales auparavant et qui a tristement disparu dans les conditions que nous connaissons, il n’en reste pas moi que, tout comme avant, les compositions de Coal Chamber ne brillent pas d’une exceptionnelle originalité. La musique est de bonne facture, les compositions sont plus que correctes. Cependant, pour un come-back tant attendu, nous aurions apprécié une plus grande prise de risque. Autrement, cela donne l’impression un peu amère du retour pour se faire de l’argent facile en ressortant la bonne vieille recette qui fera mouche en comptant sur les nostalgiques, ou la conquête d’un public éventuellement prêt à découvrir le néo première vague. L’un dans l’autre, ce retour reste positif. Le disque sonne et tourne, nous retourne. Et quoi que nous soyons un peu grincheux, ce Rivals nous plaît. Vous pourrez sans aucun risque tenter l’écoute, ou même investir. L’esprit est toujours là et il est toujours le même. Tout de même, ces nombreux come-back de groupes disparus de la circulation nous font réfléchir. En attendant, allez écouter Rivals et faites attention de ne pas casser tout votre mobilier.

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 Tracklist :

  1. IOU
  2. Bad Blood Between Us
  3. Light In The Shadows
  4. Suffer In Silence
  5. The Bridges You burn
  6. Orion
  7. Another nail in the coffin
  8. Rivals
  9. Wait
  10. Dumpster Dive
  11. Over My Head
  12. Fade Away (Karma Never Forgets)
  13. Empty Handed

Line-Up :

Dez Fafara: chant

Meegs Rascon: guitare

Mike Cox: batterie

Nadja Peulen: basse

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/coalchamberofficial?fref=ts

Site internet : http://www.coalchamberofficial.com/

Clip de IOU : https://www.youtube.com/watch?v=F85KX5ViH_4