Civil War – Gods And Generals

Posté le : 11 août 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Civil War - Gods And Generals front coverAfin de vous raconter la genèse de ce groupe, il faut revenir à l’histoire de Sabaton. En 2012, plusieurs membres décident de quitter le navire, laissant le chanteur Joakim Bröden (presque) seul. Daniel Myhr (claviers), Rickard Sunden et Petrus Granar (guitares) ainsi que Daniel Mullback (batterie) décident de créer leur propre formation : Civil War. Ils s’adjoignent rapidement une voix, élément essentiel dans le Power Metal. L’heureux élu sera Nils Patrick Johansson qui a déjà roulé sa bosse dans de nombreuses formations. Nous connaissons tous Sabaton pour ses thèmes liés à la deuxième guerre mondiale, Civil War parlera aussi des conflits mais de différentes époques. Seront par exemple évoquées des batailles historiques comme le débarquement de la baie des cochons ou la libération de l’écosse par William Wallace. Visez la pochette, en tant que fan des bandes dessinées « les tuniques bleues », elle me fait un petit clin d’œil avec ce cavalier ressemblant au capitaine Stark et ses célèbres « chaaargeeeeeez ». Fermons la parenthèse, Gods and General est leur troisième production après un premier EP et l’album The Killers Angels paru en 2013. Revêtons la casaque des soldats yankees, le tout sabre bien levé au son du clairon. Ça va saigner, c’est parti !

Genre : Power/Heavy Metal - Sortie : 8 mai 2015

Genre : Power/Heavy Metal – Sortie : 8 mai 2015

War Of The World débute dans le calme grâce à une harpe soutenue d’un clavier léger. Celui-ci se fait progressivement plus intense avant que n’entrent en scène des guitares énervées et une batterie musclée. La voix de Nils perce la stratosphère dès l’ouverture, nous sommes prévenus. Un bon Power Metal nous sera expédié dans toute cette galette, l’héritage de Sabaton se ressent. Là où nous trouvons une petite démarcation, c’est dans le fait que Daniel, aux claviers, se place en instrumentiste mélodique et non comme simple soutien en fond de cour. Alors que chez Sabaton, cet instrument se trouve désormais entièrement samplé, ce n’est pas le cas chez Civil War. Ce qui va être un peu dommage, c’est qu’à partir du deuxième morceau, déjà, le tempo des compositions sera en général moins accentué. Cela n’en reste pas moins de qualité mais le crédo du groupe semble plutôt être la lourdeur mêlée de lenteur. C’est ce que nous constatons sur Bay Of Pigs mais c’est peut-être là que la voix de Johansson s’exprime le mieux. Sur cette composition, il excelle, nous penserons à Helloween et à certains de ses grands tubes comme Dr Stein. Le refrain reste bien en tête, nous parlons de guerre, il faut donc que, comme une balle, ce soit difficile à extraire du crâne. Le solo de ce titre mérite aussi d’être souligné, joliment mélodique. Lorsque vous verrez défiler le nom de Braveheart sur votre lecteur, vous aurez peut-être comme moi à l’image le film de Mel Gibson. Détrompez-vous, ce morceau ne serait pas bien représenté par des batailles pleines de boucheries guerrières. Vous vous retrouverez plutôt en face des armées de Wallace rangées et prêtes au combat qui essaient de se donner du courage par le chant. Encore un rythme plus lent, comme une marche militaire.

Signalons une belle intro cornemuse/caisse claire pour The Mad Piper mais la suite sera un peu plus banale. Enfin, nous nous réveillons au son du canon grâce à USS Monitor, un titre plus relevé en tempo, profitons-en. Là aussi, le vocaliste excelle donc osez mettre la gomme les gars ! Un petit air de Sonata Artica grâce aux mélodies « guitaristiques » du clavier, ça fait du bien. Deux ballades agrémenteront cet album. La première nommée Tears From The North n’apportera que peu de neuf, typiquement dans le style “sortez les briquets”. Par contre, Schindler’s Ark est très réussie et certainement l’un des morceaux les plus aboutis de la galette. Le piano enclenche le tout lentement mais toute la puissance de ce morceau réside dans le travail des chœurs. Ceux-ci mettent en valeur le refrain et la voix du chanteur, puissante, qui prend aux tripes. Je souligne aussi que ce moment d’histoire (la liste de Shindler) me parle particulièrement. Voilà un groupe qui met du sens dans son message avec un intérêt culturel qui devrait pousser le public à s’interroger. Un genre d’éducation populaire par le Metal, c’est très bien vu. Nous terminons par le titre éponyme qui ne marquera pas les esprits, sans être mauvais, il se situe dans la continuité.

Civil War possède plusieurs qualités et quelques défauts. Pour les points positifs, je soulignerai déjà une musique qui, si elle reprend des formules déjà connues, n’en porte pas moins sa propre identité. Ajoutons à cela un chanteur avec de très bonnes capacités vocales et des musiciens expérimentés, tous les ingrédients pour grandir encore. Cependant, une attention supplémentaire devra être apportée aux compositions. En effet, l’album se révèle assez inégal, certaines compositions me paraissent trop légères et manquent de punch. Cela est accentué par un excès de titres en mid-tempo ou ballades. Deux seules pistes au tempo accentué, je trouve cela bien dommage. Cela dit, le combo réussira dans un premier temps à chauffer sans problème la salle pour Powerwolf lors de leur prochaine tournée. Pour la marche supplémentaire, il faudra ajouter encore quelques divisions de cavalerie.

Khaos

Tracklist :

  1. War Of The World
  2. Bay Of Pigs
  3. Braveheart
  4. The Mad Piper
  5. USS Monitor
  6. Tears From The North
  7. Admiral Over The Ocean
  8. Back To Iwo Jima
  9. Schindler’s Ark
  10. Gods And Generals

Liens :

Site internet : http://www.civilwar.se/

Page Facebook : https://www.facebook.com/Civilwarsweden

Clip de Bay Of Pigs : https://www.youtube.com/watch?v=lXAvNLTWNMM