Max Pie – Odd Memories

Posté le : 03 septembre 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Max Pie - Odd Memories front coverLa lumière du soleil couchant emplie leciel. Seul, dans le désert, il observe ce spectacle perdu dans ses pensées.

Rien ne vaut la réalité

La chaleur écrasante fait place à la froideur, de plus en plus mordante, de la nuit. Mais aucune étoile ne trouve son chemin dans le ciel noir. Les champs d’écrans qui s’étendent à perte de vue devant lui diffuse en continu des images de plages paradisiaques peu onéreuses, de cosmétiques qui « vous rendront votre jeunesse » et des dernières innovations technologiques capables de « vous offrir un nouveau regard sur le monde ». Leurs lumières blafardes couvrent le ciel d’un voile lumineux froid ne permettant à aucun astre de se découvrir. Il observe ce spectacle avec amertume.

Genre : Power Metal progressif - Sortie : 19 juin 2015

Genre : Power Metal progressif – Sortie : 19 juin 2015

Putain… Comment as t’on put en arriver là ? Il y’a encore quelques années ce lieu était une forêt où chaque être venait se ressourcer. Puis le monde a cessé de sortir. Cachés derrière leurs écrans ils avaient accès à tout. Ils n’avaient plus à se déplacer, pouvant voyager dans le monde d’un simple clic, regarder un concert sur n’importe quel site de vidéo. Même se déplacer pour voir leurs amis ou leurs proches n’avait plus de sens. Un fil d’actualité et tout un chacun savait leur vie. Au début ce n’était que quelques originaux. Mais ce phénomène s’est amplifié et a dégénéré. Installation de puce pour enregistrer nos souvenirs, aide mécanique intra musculaire pour ne plus avoir à faire d’effort. Et quoi de plus simple que de remplacer un rouage défectueux. La mort est devenue fictive. Les vieillissants sont aujourd’hui plus proches des machines que de l’homme. Rien qu’un amas de câbles, d’engrenages et de chair. Les écrans ont commencé à pulluler, remplaçant progressivement la nature et la pensée humaine. Aujourd’hui, un homme contrôle cette masse. Il a tiré profit de cette technologie afin de laver le cerveau de chaque être vivant…

Une voix interrompit :

– Tony ! Qu’est-ce que tu fais encore isolé ? Viens te joindre à nous !

– Tu arrives toujours au bon moment, toi. Ironisa Tony.

Lucas lui adressa un sourire et lui offrit une bière. Tous deux trinquèrent et allèrent rejoindre leurs camarades.

– Franchement, je me demande toujours à quoi tu peux bien penser lorsque tu t’isole comme ça. Dit Lucas.

– À la vie mon pote. Enfin à ce qu’elle était. Loin de tous ces écran, loin de toute cette fausse réalité.

– Ouais, c’était autre chose, c’est sûr. Mais c’est pour ça qu’on parcours les routes ensemble, non ? Pour ramener un peu de vrai !

Tony lui sourit.

– T’es toujours aussi optimiste !

– C’est la dernière chose qui nous reste !

Alors qu’ils terminaient leur discussion, leur campement leur fit face. Autour d’un feu de camp étaient assis les deux derniers membres du groupe, Damien et Sylvain, riant et buvant.

– Ho les gars ! Bah alors qu’est-ce que vous foutiez ? Venez donc vous joindre à la fête ! Leur dit Damien.

– La fête ? Et en quel honneur ? Répondit Tony.

– Pour fêter notre première victoire sur Immortal Screen ! Cria sylvain, heureux.

– Notre victoire ? Tu plaisantes j’espère ! Nous étions quinze lors de cette opération. Il ne reste que nous quatre ! Tu trouves qu’on peut appeler ça une victoire ? Nous n’avons détruit qu’un seul screenfield et seulement libéré qu’une poignée de personne du joug de ce tyran ! Tu penses vraiment qu’il y’a de quoi faire la fête ?!

Sylvain et Damien se regardèrent mais ne répondirent pas.

– Et qui plus est, Immortal est toujours à nos trousses ! Alors nous n’avons pas le temps de trainer ! Le vrombissement d’un moteur se fit entendre au loin. Et Merde !

– Putain il nous a déjà retrouvé ! Dit Lucas. La peur pouvait se lire dans sa voix.

– Ouais ! On se tire les gars ! Hurla Tony.

Il sauta au volant de sa voiture, un vieux van trafiqué avec un moteur de Formule 1. Il fit hurler le moteur. Ses trois compères se ruèrent à l’intérieur. Il démarra en trombe. Le bruit assourdissant des véhicules les poursuivant se rapprochait de plus en plus. Lucas tourna la tête et, par la vitre arrière, vit un 4×4 affublé de roues de Monster Truck. Sur le pare-chocs avant étaient exposés, en guise de trophée, la tête de trois de leurs compagnons d’armes. Immortal Screen , homme immense, chauve et aux muscles saillants plongeât son regard empli de haine dans celui de Lucas. Il appuya plus fortement sur l’accélérateur.

– Tony ! Accélère ! Hurla Lucas.

Le moteur du van émit un vrombissement lourd. Le sable se soulevait à chaque virage. Le quatuor se rapprochait du Screen Field. Les rouages insérés dans les muscles d’immortal Screen cliquetèrent. Le 4×4 s’empli d’un son de machine à vapeur et l’aiguille du baromètre dans sa nuque bougeait avec frénésie alors qu’il hurlait dans son micro.

– Tribu Max Pie ! Résister est inutile ! La fuite une utopie ! Vous ne m’échapperez jamais !

Tony appuya sur un bouton du tableau de bord, déployant deux plateformes métalliques de part et d’autre de leur véhicule. Une autre pression sur un autre bouton éjecta la porte du coffre permettant de découvrir un lourd système d’ampli.

– Les gars, on approche du Screen Field ! Il est temps de montrer à ce tyran de quoi nous sommes capables !

Les quatre compères se sourirent.

– C’est parti ! Aboya Damien en se saisissant de sa guitare.

Il attacha une sangle autour de sa taille et la fixa à la portière. Guitare en main, il s’installa sur l’une des plateformes. Lucas en fit de même avec sa basse. Quant à Sylvain, il s’installa derrière les amplis où est caché sa batterie. Tony se saisit de son micro. Un Power Metal Progressif puissant jailli alors des enceintes, offrant à leur poursuite des allures de plus en plus épiques. Avec une précision millimétrée, les musiciens s’exécutèrent. Riffs heavy accrocheurs, refrains qui restent en tête et puissance d’exécution sont les maitres mots de leur musique. Aucune fausse note n’est à déplorer dans leurs morceaux, plutôt long (cinq minutes minimum), aux structures complexes. Mais sans jamais entrer dans la prise de tête musicale. Le tout est extrêmement accessible et se retient très facilement. Les vocaux de Tony accompagnent les instruments avec une grande justesse. Souvent dans la tradition du Power Metal. Mais pouvant se faire plus grave et dramatique quand l’atmosphère le demande. Sous la puissance sonore et les assauts des instruments, les écrans du Screen Field se fendent jusqu’à exploser. Immortal Screen est obligé d’éviter les débris de verre, ralentissant sa progression sur le quatuor. Les quelques personnes errant dans ce champs, des parias vieillissants, obsolètes, n’aillant plus les moyens de s’offrir de nouveaux implants, tournèrent leur regards vers la course poursuite. La musique qui parvenait à leurs oreilles fit battre leurs cœurs, alimentés par une technologie à vapeur. Un souffle nouveau, oublié, les amplifiaient. Tony croisa le regard de l’un d’eux. Il le vit s’animer d’une vie nouvelle, les yeux ouverts, humides de reconnaissance. À cette vision, il sut que le quatuor amorçait une véritable révolution contre Immortal Screen. Malgré une observation assez pessimiste du monde dans ses textes. La grande technicité musicale, la puissance organique et, surtout, la grande sincérité avec laquelle ils exécutent leur art, ouvrait les yeux de ses pauvres hères, zombies d’une nouvelle race, ne vivant que derrière leur écran. Ils leurs offraient enfin quelque chose de réel.

Ludwig

Tracklist :

  1. Odd Memories Opening
  2. Age Of Slavery
  3. Odd Future
  4. Promised Land
  5. Love Hurts
  6. Don’t Call My Name
  7. Hold On
  8. Unchain Me
  9. Cyber Junkie
  10. The Fountain Of Youth

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/maxpiemusic?fref=ts

Site officiel : http://www.maxpie.be/

Clip de Promised Land : https://www.youtube.com/watch?v=EEdchQRkXpk&feature=youtu.be

Ecoute de Promised Land sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=PK5pMtNagmg