Flayed – Monster Man

Posté le : 14 septembre 2015 par dans la catégorie Chroniques
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FlayedcoverAccrochez bien vos ceintures, chers lecteurs et lectrices, car je n’irai pas par quatre chemins : l’album que je vous présente aujourd’hui fera date. Le groupe Flayed a déjà pris la place de chouchous auprès de notre rédaction et l’album précédent, Symphony For The Flayed, a été chroniqué l’année dernière avec un avis très encourageant. Ensuite, une petite interview et des reports de concerts nous ont amenés à apprécier la musique mais aussi les personnes qui la portent. Récapitulons, la bande naquit dans l’imagination du guitariste Julien et l’album précédent a été composé en majeure partie avant l’arrivée de ses compères. Il s’entoure actuellement de Renato au chant, Charly à la basse, JP derrière les futs et Rico à la deuxième guitare. Cependant, ce qui fait le son et la touche vintage particulièrement originale, c’est la place laissée à Rafinet avec son orgue Hammond. Tout ce beau monde se mit donc au travail d’un album commun rapidement puisqu’il a fallut moins d’un an pour sortir cette nouvelle galette, toujours chez Klonosphère.

Genre : Rock/Hard Rock - Sortie : 26 octobre 2015

Genre : Rock/Hard Rock – Sortie : 26 octobre 2015

Un petit coup d’œil sur la pochette qui intrigue. Un grand costaud au bras tatoué y tient un bébé à l’allure assez inquiétante. Il a l’air fragile mais sans bouche et les yeux noirs, il pourrait être le fruit d’une expérience scientifique ou rescapé d’un accident nucléaire. Les bras protecteurs semblent toutefois le rassurer. Cette couverture a le mérite d’éveiller la curiosité car c’est la meilleure attitude qui puisse être prise avant d’aborder ce nouvel album.

Release The Fever lance les hostilités en faisant entrer les instruments progressivement. Tout débute par un gimmick de guitare nerveux au son clean, la batterie suit, puis les autres instruments avec d’emblée cet orgue Hammond qui produit une certaine chaleur dans la musique de Flayed. Renato derrière son micro fait preuve d’une grosse présence vocale, usant de moments énervés, d’autres plus posés, le tout toujours mélodique. Vient aussi le solo précis et très bien construit, comme nous en avait déjà habitué le combo. Un mot sur la production, j’ai envie de dire : parfaitement en adéquation avec l’esprit. Très propre sans être exagérément transformé, le son seventies est resservi astucieusement avec la touche actuelle et moderne. Poursuivons avec le titre éponyme qui provoque un resserrement au niveau des tripes grâce à une rythmique terriblement entrainante. Le cadre est posé avec précision pour que les deux instrumentistes au rôle un peu plus « solo » puissent s’exprimer : le lead guitariste et l’organiste. Renato a bien retenu les leçons de Maître Yoda car la force demeure en lui, un petit Mike Patton nouvelle génération. No Surrender apporte une tranche plus Blues/Rock, qui rappellera Deep Purple, influence revendiquée par l’équipe. J’adore aussi ce ballet des deux guitares qui ne jouent pratiquement jamais la même chose, puis le solo… Oufff. Les mecs s’éclatent et ça s’entend. Son plus gras dans la guitare pour Stanced mais marié aux sonorités aigues de l’orgue, le rendu se trouve très agréable. Cette fois-ci une partie solo sera laissée à Rafinet avant un final dantesque entre voix éraillée à souhait et toujours juste, ainsi qu’un deuxième solo, de guitare celui-là.

Voilà qu’Angus Young sort des amplis pour Up Above, comme un hommage au guitariste en culotte courte. Ne vous y trompez pas, nul plagiat des légendaires, juste un clin d’œil en passant, pour le reste, c’est du Flayed et rien que ça. Vous pouvez d’ailleurs visionner le clip plus bas. Retour dans le Blues et je dirais même le Blues classique grâce à Novel. Tous ceux qui auront appris à jouer un peu de guitare sauront retrouver le riff de départ mais c’est l’évolution du morceau qui se montre très intéressante. Une tranche bien plombée dans les pieds avec ce côté aérien en contre feu venant de l’orgue. Soulignons aussi le beau travail de mise en relief par l’intermédiaire de la batterie. Retour en plein Rock qui sent le souffre avec Unfairly, cheveux au vent. Un beau travail des chœurs sur ce morceau et une basse un peu plus audible car moins cachée derrière les autres instruments. Ambiance légèrement différente dans Heat Of The Sun dont le chant crié pourrait presque être chanté façon rap. Ça ne serait toutefois pas dans le style du groupe, une rythmique terrible en tous les cas. J’en ferai bien un clip, vous en pensez quoi les gars ? P… le solo, LE solo ! Encore une intro qui chatouille sur Too Young For An Old Man et puis là, Flayed aura un renfort de poids. Bienvenue à Arno Strobl de 6h33, autre groupe coup de cœur de la rédaction. Summum de ce skeud, le jeu guitare/clavier se trouve doublé par un autre jeu entre les deux voix qui s’entrecroisent avec réussite. Le final époustouflant permet à cet album de finir en feu d’artifice musical. Silence, faisons le bilan.

Que dire de plus après une telle claque? Si avec ce Monster Man, Flayed ne poussent pas en notoriété, c’est que notre pays ne sait pas reconnaître les artistes talentueux. Servis par une production top niveau, les Isérois nous expédient une petit grenade à fragmentation. Les meilleurs ingrédients sont réunis pour que la recette puisse être reproduite par d’autres avec leur style propre. Vous avez donc entre les oreilles l’un des albums de l’année, toutes catégories confondues.

Khaos

Tracklist :

  1. Release The Fever
  2. Monster Man
  3. No Surrender
  4. Stanced
  5. Up Above
  6. Novel
  7. Unfairly
  8. Heat Of The Sun
  9. Too Young For An Old Man

Liens :

Site internet : http://www.flayed-band.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/FLAYEDBAND

Clip de Up Above : https://www.youtube.com/watch?v=ofcN0iR2L4k

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