Test matos : Dean – Karl Sanders Series – The Black V

Posté le : 16 septembre 2015 par dans la catégorie Test matos
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The Black V photoAmis métalleux et amis métalleuses, se présente devant vous un modèle de guerre. Ce modèle issu d’une  collaboration entre Karl Sanders, leader de Nile et la firme américaine des guitares Dean est sorti il y a peu. Vous n’êtes pas sans savoir que cette même marque de guitares pourvoie de nombreux guitaristes dont ces derniers en ont adoptés définitivement les modèles. Nous pouvons citer entres autres et pour les plus connus, Dave Mustaine de Megadeth et le toujours regretté Dimebag Darrell. Penchons-nous maintenant sur le modèle de combat qui nous est proposé ce jour.

The Black V photo

Quelque frappe d’entrée, l’envergure de la bête. La tête en V y est pour beaucoup bien sûr mais l’impression de grandeur de l’instrument est réelle. Le corps en flying V signifie d’entrée que la position assise ne s’avère pas être la plus confortable. Il faudra donc privilégier la position de jeu debout. Que voyez-vous au travers de ce modèle ? Une arme conçue pour le Metal bien sûr. Le look ne trompe pas, jouer avec un tel instrument « claque » immédiatement. Quant à l’instrument lui-même, le corps est 100% en acajou, un gage de qualité. Le manche lui aussi en acajou est collé, la table est en érable flammé. La couleur noire translucide est superbe, et je pèse mes mots. L’effet rendu de l’impression « tigrée » est juste parfait ! Nous avons aussi un accastillage chrome et un chevalet Tune O Matic. Les touches sont en palissandre et le manche équipé de vingt-quatre frettes. Particularité d’importance : les touches sont « creusées » entre les frettes. Ce qui côté jouabilité signifie un jeu à la fois plus simple et plus compliqué. En effet, les doigts glissent parfaitement sur le manche mais au-delà de la 17ème case, la précision est de mise car il devient alors plus facile de rater une note ou du moins de ne pas la faire sonner comme il se doit. Par contre, la jouabilité de cette guitare reste énorme et le plaisir est total. L’instrument est assez léger et se montre très équilibré.

La lutherie touche à la perfection, rien à redire. Côté micro équipant la bête, il s’agit d’un micro chevalet Semour Duncan Invader, et Karl Sanders ne jure quasiment que par ce dernier. Attention, pas de réglage sur la guitare, la sortie est directe sur jack. C’est à votre ampli/tête d’effet de faire le job. Testée sur un Marshall, le son saturé fait peur, se montrant costaud et brut, il appartiendra à votre tête d’ampli, si vous en avez une, de faire donner le meilleur du micro. Aucun doute, cet instrument transpire le Metal. Le son clair est propre, pas transcendant mais ce n’est pas nécessairement ce qu’on lui demande non plus au premier abord. Les harmoniques sonnent bien et le cordier est traversant. L’instrument est disponible avec une housse en cuir en édition limitée, offerte ! Ou bien alors et en option, un étui rigide DHS V. Voilà, au final nous avons donc là un instrument de grande qualité, pour un prix qui commence à être assez cher mais qui le vaut sans problème. Enfin et n’oubliez pas, cet instrument est magnifique !

Prix indicatif : 1 000 €

En marge de cette rubrique « matos », Nile s’est produit il y a peu au CCO de Villeurbanne où nous avons pu rencontrer le maître Karl Sanders lui-même. Le charismatique leader du groupe est un personnage d’une rare gentillesse et a bien voulu répondre aux quelques questions que nous lui avons posé. Extraits :

Karl vient de se réveiller visiblement et fait la moue en contemplant la pluie sévère qui s’abat dehors, puis il sourit et se fend d’un « c’est la vie ! » avec un très fort accent américain. Après vingt-deux ans  passés sur les routes du monde entier, il ne se lasse pas. Ses cinquante-deux ans ne semblent pas peser sur lui, le karaté qu’il pratique l’aide beaucoup en cela, et cela représente même un chapitre important de son équilibre. Il en parle peu et ne publie rien sur cet aspect de sa vie mais il reconnaît là une autre passion en parallèle du monde de Nile. Sur le nouvel album qui vient de sortir, What Should Not Be Unearthed (ndlr : Ce qui ne devrait pas être déterré), il estime l’album très direct, brutal tout en restant très technique et se montre véritablement ravi de la production de ce dernier avec un son très lourd. Concernant le concept des albums de Nile, le monde de l’Egypte ancienne reste une source d’inspiration sans limites pour lui tant l’histoire est riche. Enfin, sur le matériel qu’il utilise et notamment ses guitares, il ne tarie pas d’éloges sur les guitares Dean. Il avoue depuis de nombreuses années être en contact continu et rapproché avec les luthiers de la marque pour lui développer les modèles désirés. Il avoue être exigeant côté matériel mais se montre très satisfait quant aux résultats obtenus. Il se montre particulièrement enthousiaste sur sa Black V testée plus haut. Preuve s’il en était besoin, Il aura d’ailleurs effectué la presque intégralité du set avec ce modèle.

Pat

  1. shapfuh dit :

    Merci pour cet article ! Il y a encore très peu d’info sur cette gratte sur le net.

    Par contre je suis un peu surpris par le prix indicatif car sur les sites US elle est à 700 dollars. Je sais bien qu’on paye l’import mais là ça fait violent quand même ^^