Overcharger – All That We Had

Posté le : 30 septembre 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Overcherger - All That We Had front coverOvercharger qui nous vient de Bordeaux a vu le jour en 2010. Le combo vient nous présenter là son premier album All That We Had. Le groupe évolue sous la forme d’un quatuor et se compose de JB à la guitare, de Seb au chant, de Wafi à la basse et de Tom à la batterie (vous l’avez fait exprès là hein ? Tom… la batterie, c’est fait exprès hein ?) Bon allez, redevenons sérieux et plongeons-nous sans plus attendre dans les valeurs du sud.  Enfin, cet album sort chez les amis de Finisterian Dead End. On y va.

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Genre : Southern Rock/Metal - Sortie : 16 février 2015

Genre : Southern Rock/Metal – Sortie : 16 février 2015

Votre serviteur du jour vient de visionner une photo du groupe et de ses quatre membres posant devant une caravane (réalisée par Miguel Ramos), et je dois reconnaître que ces p’tits gars-là me plaisent d’entrée. En effet, on ne leur ferait pas confiance pour un sou et c’est bien ça qui fait plaisir ! Quatre bons rednecks à qui l’on ne confierait pas son petit frère ou sa petite sœur pour un après-midi sous peine de le ou la retrouver congelé le soir même. D’emblée, j’aime ces types-là et puis il y a une assez longue histoire d’amour entre votre serviteur et le rock sudiste, alors un groupe qui en partage la saveur ne peut être qu’un groupe béni, qui plus est si vous ajoutez le Metal à cela, c’est bien parti. La pochette de l’album créée par Mathieu Aziza donne le ton de ce qu’il renferme, à savoir qu’ici on n’est pas là pour jouer.

Streets Of Terror ouvre le bal, un bal que vous imaginerez se tenir dans une grange où se mêle pêle-mêle foin, fourches, alcool frelaté et bidons d’essence (dont un pour une tronçonneuse, mais nous y reviendrons). Ce titre en dit long sur le groupe, de la rapidité d’exécution, de la virtuosité dans le solo de guitare, un chant ravageur fait de quelques growls et de voix éraillée, une batterie marteau-pilon, une basse qui la poursuit et qui la rattrape. Temptations, le titre suivant, lui emboîte le pas de la plus belle manière qui soit, riff lancinant, une irrépressible envie de bouger vous gagne. D’ailleurs, regardez autour de vous dans cette grange le nombre de ploucs édentés se trémoussant dans leurs salopettes crasseuses. On y est là, on y est dans le sud là ! Les riffs sonnent très Metal mais on y distingue des intonations que certains des monstres sacrés du genre tel un Molly Hatchet par exemple n’aurait pas pu renier. Down South fait là aussi preuve de virtuosité et de talent, décidément tout se passe très bien jusqu’à présent. Alors que dire tu titre suivant Hidden By The Moon qui redonnerait le sourire à un condamné à mort. Le bottleneck est une arme trop peu utilisée de nos jours mais par chance, Overcharger sait s’en servir pour mieux sévir. On est bien là avec eux près d’un bayou infesté de moustiques et autres saloperies du genre. Tout est en place, le chant est parfait et l’accélération aux trois-quarts du morceau est superbe, le solo de guitare tout autant. Ce titre aurait pu être joué par Point Blank lui-même, bravo. Il nous faut aussi aborder le son de cet album qui aurait mérité meilleure production, c’est propre et gras en même temps, les instruments se distinguent tous parfaitement et l’ensemble est bon mais cela aurait pu être encore plus percutant. Ne faisons pas la fine bouche non plus, on ne travaille pas dans une cristallerie et ça reste plus que correct.

Outlaw est aussi une bonne claque dans le citron, un générateur de sueur en puissance, ce morceau va fracasser quelques dos sur scène. Mais ce n’est pas le plus violent, le plus rentre-dedans se nomme Don’t Get Lazy Bitch, avec en bonus un refrain accrocheur, ce titre tire encore cet album un peu plus haut qu’il ne l’est déjà. Vous voulez du frisson ? Vous voulez la chair de poule ? I Was A Soldier est un morceau pour ne pas chopper les boules, un morceau parfait contre la morosité et probablement l’un des tous premiers de cet album, une sorte de petite perle comme celles trop rare que l’on peut trouver dans une huître. Ici, on touche au presque parfait chers amis métalleux et amies métalleuses. Enfin se profile le dernier titre, Chainsaw Kiss. Vous vous rappelez, je vous ai parlé un peu plus haut qu’il y avait un bidon d’essence prévu pour cette  dernière ? Et bien voilà, le plein vient d’être fait. Alors un seul petit conseil, fuyez, et en zigzag si possible. Sauf si vous voulez tenir votre bras gauche dans votre main droite, foutez le camp car nous avons là quatre bûcherons bordelais déjantés qui n’hésiteront pas à vous couper en deux (ou en trois si c’est mieux). Le bal se termine, la tronçonneuse vient de caler, pas grave il n’y a plus rien à découper dans la grange, le sol est rouge et plus rien ne bouge. Merci Overchager.

Overcharger vient d’enfoncer une porte, ou plutôt de la mettre en morceaux. Maintenant qu’ils ont pris la route, il sera difficile de les en déloger, leur pick-up et leur caravane se verront de loin, un nouveau General Lee vient d’apparaître et il est bien plus dangereux et possède une bien plus grosse puissance de feu que le personnage historique du même nom. Que votre route soit longue et belle.

Pat

Tracklist :

  1. Streets Of Terror
  2. Temptations
  3. Down South
  4. Hidden By The Moon
  5. Outlaw
  6. Don’t Get Lazy Bitch
  7. I Was A Soldier
  8. Chainsaw Kiss

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