Black Oil – Resist To Exist

Posté le : 05 octobre 2015 par dans la catégorie Chroniques
Tags: ,

Black Oil - Resist To Exist front coverBlack Oil est à prononcer avec une voix bien grave en accentuant le O d’un léger growl. Je vous préviens, pas de quartier aujourd’hui, ça va savater sec. Black Oil est une formation basée à Los Angeles mais dont le membre fondateur vient du pays de la Samba. Le guitariste Addasi Addasi fonde son groupe en 2006 et s’entoure actuellement du bassiste Drew Petropoulos et du batteur Santi Guardiola. Dans l’album, le chanteur principal se nomme Michael Black mais il a quitté le groupe depuis. Après un premier album, Not Under My Name, paru en 2011 et des premières parties remarquées dont Lamb Of God, les voici de retour sur le devant de la scène. Huit titres pour suer, huit titres pour saigner, allons nous enduire de goudron dans la marée noire.

Genre : Groove Metal - Sortie : avril 2015

Genre : Groove Metal – Sortie : avril 2015

Rise Up prépare le hachoir à viande d’entrée grâce à une guitare qui feint le bruit d’une scie circulaire. Ça va couper et bien entendu, on entendra hurler. Michael donne beaucoup de puissance dans un chant guttural proche de Phil Anselmo, meilleure référence possible dans ce style musical. La batterie ne fait pas de quartier non plus et les peaux doivent être changées toutes les semaines tant ça cogne à blinde. Qui dit Groove, dit basse d’un haut niveau et là encore, mission accomplie pour Black Oil car Mr Drew crache le feu, mais un feu gras et collant. Ce premier morceau met bien dans le bain et ce sera ainsi pour le reste de cette galette. Des modifications intéressantes seront apportées dans certains morceaux grâce à l’apport d’invités prestigieux. Commençons par accueillir le chanteur/bassiste Tony Campos (Soulfly), vous pouvez voir la vidéo de Callate ci-dessous. Une autre voix rauque ajoute sa part d’agressivité pendant que son compère de Ministry Aaron Rossi tape sur ses peaux et ses cymbales avec autant de fracas que Santi avant lui. Le chant de Tony est en espagnol, celui de Michael en anglais, le mélange des accents apporte aussi un certain contraste. Nous assistons également à ces nombreux passages saccadés à souhait, les fosses doivent être de véritables champs de batailles pendant ces passages en concert.

Le titre Combustion vous fera fondre avec violence. Un chanteur brésilien, Silverio Pessoa, apporte sa voix claire récitée en espagnol. Cette langue semble importante pour le groupe qui visiblement remporte un succès important au Mexique et chez les chicanos californiens. Là aussi, le jeu vocal sera plus contrasté grâce à cette greffe alors que la batterie intègre elle aussi des percussions sud-américaines qui apportent à ce titre un air brésilien. Non, n’ayez pas peur, nous sommes très loin des plages de Rio car la furie se poursuit malgré tout. Entre le chant doux de l’invité et les beuglements de Michael, un décalage intéressant est présenté et ça marche bien. Le suivant nommé Revolution invitera derrière les futs Raymond Herrera (Fear Factory) et nous percevons là un changement de style dans le jeu. La double pédale de grosse caisse intense, caractéristique de ce batteur, se trouve de suite perceptible. Intro de feu à la basse avant que la guitare déchire le moindre bout de peau qui bouge. Là aussi, des percussions brésiliennes s’incrustent, apportant une touche exotique à la tornade qui déboule. Sans avoir compris l’intégralité des paroles, il me semble que les thèmes sont très politiques avec une connotation altermondialiste. Un speetch s’intègre dans la fin de ce morceau, sans savoir qui en est l’auteur.

Je n’irai pas plus loin dans la description aujourd’hui, chers lectrices et lecteurs. N’étant pas un amateur naturel du style, je ne pourrai pas comparer la production de Black Oil à d’autres du même genre. Cela dit, l’énergie qu’envoie le groupe devrait ravir les fans du genre. Ni mélancolie ni sentiments, c’est dans les tripes que tout se passe et les Californiens ont le mérite d’ajouter leur patte personnelle. L’apport des invités se montre capital dans cet album ainsi que l’intégration des percussions d’inspiration sud-américaines.

Khaos

Tracklist :

  1. Rise Up
  2. Justified
  3. Callate
  4. Exoskeleton
  5. Combustion
  6. Revolution
  7. Stand Against Everything
  8. Paper Slave

Liens :

Site Internet : http://www.blackoil1.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/blackoilofficial

Clip rde Callate : https://www.youtube.com/watch?v=n06rSVOl7JY