1-9En ce 30 octobre 2015, Dreamfactory offre au public lyonnais une affiche des plus alléchantes dans la salle du CCO de Villeurbanne. En effet, nous aurons le droit aux Français de Heboidophrenie et No Return puis aux Espagnols de Angelus Apatrida et pour finir, les Allemands de Dew Scented. Cependant, votre serviteur étant arrivé un peu en avance pour ne pas tomber dans les ralentissements, restera sous le choc car, ce soir, le public n’aura pas fait le déplacement. Pour cause, moins de cent personnes seront présentes dans le CCO aujourd’hui. Cela fait mal au cœur de voir une salle comme celle-ci vide.

Heboidophrenie

1-17Il est 19h00 quand les Bordelais de Heboidophrenie démarrent leur set devant environ vingt-cinq personnes. Il est désolant d’assister à cela. Cependant, le quintet fait preuve d’une motivation et d’un professionnalisme énorme car ils ne se poseront pas de questions. D’emblée, une déferlante se propagera dans la salle du CCO dans le seul but de couler le navire. C’est tout simplement d’une extrême beauté. Loic, au chant, nous démontre tout son talent de vocaliste tandis que les deux guitaristes Erc et Bastien Jez déversent des riffs rapides et entrainants. Tout cela sous la lourde rythmique imposée par Rémy (basse) et Matthieu (batterie). Une prestation rapide, puissante et énergique qui pose les bases de la soirée. Dommage que la salle soit vide.

No Return

1-12On ne présente plus les Parisiens de No Return qui écument les scènes depuis près de vingt-six ans, même s’il ne reste plus beaucoup de membres de la formation d’origine. Cependant, le quintet n’a rien perdu de sa puissance et de son talent. Dès les premières notes, No Return nous offre une véritable leçon de technicité musicale. Les riffs fusent, la fureur fait rage et les bombes éclatent. De plus, avec Mick au chant, tout marche à merveille et les têtes partent dans un va-et-vient de plus en plus énergique. Sinon que dire, que les spectateurs sont ravis de voir ou revoir No Return et d’assister à une si belle prestation dans des conditions si difficiles.

Angelus Apatrida

1-23Il est maintenant l’heure des Espagnols d’Angelus Apatrida et de leur Thrash Metal détonnant. En juillet 2014, votre serviteur avait déjà eu l’occasion de les voir sur la scène de l’Xtreme Fest à Albi et ce fût l’un de mes coups de cœur du festival. C’est donc avec joie qu’il me tardait de revoir le quartet sur scène. Tout comme l’an passé, la formation hispanique démarre sous les chapeaux de roue en envoyant la sauce sur le public. On voit les visages ébahis par la prestation haute en couleur et la qualité du jeu des Espagnols. Guillermo Izquierdo (chant/guitare), en pleine forme, nous démontre toutes ses compétences de leader scénique grâce à une place au milieu de la scène conquise à la perfection. De son côté, ses « frères » de cordes David G. Alvarez (basse) et José J. Izquierdo (guitare) nous offrent une tornade de technicité que beaucoup pourrait leur envier. Tandis que derrière, Victor Valera (batterie) balance des coups endiablés de précision pour encore plus démonter le pauvre CCO. La prestation d’Angelus Apatrida n’aura pas laissé insensible tant l’envie et la force démontrée auront mis tout le monde d’accord.

Dew Scented

1-3Nous sommes partis dans la dernière ligne droite de la soirée et pour cela, quoi de mieux que de finir par le Thrash Metal des Allemands de Dew Scented. Avec eux, la violence, l’intensité et la puissance montent d’un cran. Le chanteur Leif Jensen impose sa prestance et son charisme sur la scène de la salle villeurbannaise. Ce qui laisse planer une part d’ombre sur son guitariste Rory Hansen et son bassiste Joost Van Der Graaf. De son côté, le second guitariste Marvin Vriesde nous déverse sa bonne humeur à coup de riffs et de sourires. Tout comme les trois formations avant eux, on a la réelle sensation que le quartet est heureux de jouer dans cette salle, malgré le fait que nous ne soyons pas nombreux. Les spectateurs présents sont respectifs et même un petit circle pit se mettra en place suite à la demande de Leif Jensen. Alors imaginez la déception à l’heure de la fin du set des Allemands car, si tout fut étrange, nous avons passé un très bon moment.

1-2 1-9

Merci à Dreamfactory pour cette superbe affiche. Une mention spéciale aux quatre formations qui auront démontré un professionnalisme et une motivation à toute épreuve pour avoir joué dans des conditions difficiles. Une belle découverte avec Hebidodrophenie, une très bonne première avec Dew Scented, le quintet de No Return formidable et Angelus Apatrida qui aura scotché tout le monde.

Elovite