1-10En cette douce journée d’octobre, je prends la route en direction du CCO de Villeurbanne pour la deuxième fois de la semaine. Après la soirée extrême hier soir, ce sera aujourd’hui plus calme, car SLH Production nous offre une affiche qui va laisser plus d’un spectateur sans voix. Au menu de la soirée, les Allemands de The Ocean et le co-headlining des Islandais de Solstafir et des Japonais de Mono. Le tout prévu pour un départ à 19h30.

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The Ocean

1Comme prévu,  le set de The Ocean débute à 19h30 tapante devant une salle déjà bien remplie. D’emblée, le quintet pose les bases avec un son atmosphérique permettant aux masses cérébrales de se libérer du temps et de l’espace. On le voit durant les trente premières secondes de l’intro grâce au doux son de la charmante violoncelliste. C’est fabuleux de voir à quel point le style progressif arrive à regrouper autant de monde. Cette musique est peut-être la seule a nous faire oublier ce qui se passe dehors. La réceptivité dont fait preuve le public lyonnais réchauffe le cœur. Surtout quand, comme votre serviteur, on assiste à des bides comme la veille sur Dew Scented dans cette même salle. Tandis que l’on se laisse emporter, on revient vite à la réalité quand la formation nous rappelle que le style atmosphérique progressif peut aussi avoir du punch et de l’énergie, comme le démontrent le bassiste et le chanteur qui donnent énormément de leur personne. C’est en toute logique que le public pousse un grand « ohhhh » à l’annonce du dernier titre, car le moment de partage aura été trop court.

Solstafir

1-10Après quelques minutes de changement de plateau, le quartet débute son set et tout comme les Allemands de The Ocean, la formation pose les bases dans la veine musicale. Déjà, la chaleur monte dans le CCO et la connexion musiciens-spectateurs se fait sentir grâce à une magie dont seuls les Islandais ont le secret. Passant de tempo lent au mid tempo à la perfection, le quartet démontre à quel point le niveau de jeu proposé ce soir frôle la perfection. Si bien que l’on est en droit de se demander si les Japonais de Mono qui joueront ensuite peuvent rivaliser avec le challenge posé par Solstafir. Car plus les minutes avancent, plus le nombre de spectateurs acquis à la cause des Islandais augmente. Quand arrive la fin, c’est avec déception que le public accueille la nouvelle, car la formation nous a fait vivre un moment magique et fabuleux.

Mono

1-2Tandis que votre serviteur prend l’air pour échapper à l’étuve de la salle villeurbannaise, les Japonais de Mono n’ont pas perdu de temps puisque l’envoûtement a débuté. C’est avec surprise que l’on voit les deux guitaristes assis bien sagement sur des tabourets, sur lesquels ils ne bougeront pas mis à part quelques secondes, tandis que la demoiselle à la basse dans sa jolie robe rouge se tient debout pour surplomber le public. Mais assez parlé de la disposition scénique et parlons un peu de l’ambiance. Déjà, le jeu de Mono est à 100% instrumental. Chaque titre laisse le public sans voix. Si bien qu’on se verrait bien installé dans un fauteuil avec une bonne bière ou un bon whisky tout en profitant de ce show si spécial. D’ailleurs, un grand nombre de spectateurs à l’arrière du CCO se sont installés tranquillement, assis ou couchés, pour se laisser envahir entièrement par la chaleur de la musique japonaise. Il est alors difficile de reprendre ses esprits quand les lumières se rallument dans le CCO, libérant ainsi le public du charme de Mono.

Une nouvelle soirée magnifique proposé par SLH Production, avec une salle du CCO remplie avec près de cinq cents personnes et animée par trois formations de haut niveau. Une ambiance emplie de magie du début à la fin, laissant le public songeur et rêveur. Vivement la prochaine, car on aurait bien continué la perfusion toute la nuit.

Elovite