1-5Après trois soirées de folie la semaine dernière, me voici de nouveau sur les routes de la région lyonnaise pour une semaine du même acabit, car votre serviteur est parti pour six dates en six jours. Pour démarrer l’enchaînement de concerts, je commence par me rendre au Marché Gare pour une affiche signée SLH Production. Ce soir, nous aurons le droit à Lion Shepperd, The Sixxis puis Riverside. Autant dire que la salle risque d’être bien pleine.

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Lion Shepperd

1-2Ce sont les Polonais de Lion Shepperd qui ont l’honneur d’ouvrir la soirée au Marché Gare. La petite salle lyonnaise, située a quelques pas de Perrache et ses camions, se retrouve bien remplie. Le quartet débute son set  avec un air oriental envoutant. On se sent partir au fur et à mesure que les secondes avancent sur la douce voix du chanteur Kamil Haidar et aux accords de guitare. Si jamais l’on a malheur de revenir sur terre, la formation déploie une lourde musique avec une basse grattée plus énergiquement et des coups de baguette plus pêchue. Comme si l’on partait en guerre contre soi-même. C’est le dernier titre qui en est révélateur avec une final dévastateur.

The Sixxis

1-5Après une dizaine de minutes de break, la salle se remplit de nouveau. Avec les Américains de The Sixxis, on change radicalement de style puisque tout est plus vif. Cependant, on reste dans le domaine de la magie car la formation enveloppe petit à petit le Marché Gare de sa douce et langoureuse mélodie. Nous n’avons dès lors que le désir de vouloir tomber les bras de calypso, se laissant entraîner au fond de l’océan. Encore une fois, le progressif démontre toute sa beauté enivrante de douceur et de violence. Quand les Américains annoncent le dernier morceau, le public s’attend a cuivre les secondes les plus intenses de sa vie. C’est ainsi que le set de The Sixxis terminera sous une pluie torrentielle d’applaudissement. C’est dire la joie des spectateurs face à une si belle prestation.

Riverside

1-24À peine le temps d’atterrir que les Polonais de Riverside nous embarquent à nouveau dans les nuages pour certains, ou en pleine dérive le long des rivages côtiers. À la vue des spectateurs, on peut lire sur lurs visages toute la paix retrouvée par chacun, après une longue et dure journée de travail. Le public, acquis à la cause des Polonais, se retrouve en pleine euphorie quand le titre Under The Pillow est annoncé. Celui-ci se conclura par une pluie de bravo et de claquements de mains. Si la prestation que nous offre Riverside est parfaite, elle le sera encore plus quand le chanteur Mariusz Duda s’arrêtera en plein morceau pour demander a une personne qui semble ne pas aller bien, si tout est OK. Là, il m’est avis que si des personnes n’étaient pas encore pleinement acquises à la cause du quartet, c’est désormais chose faite. Dès lors, chaque titre se conclut par une tornade d’applaudissement. Alors quand le quartet posera sa note finale avant le rappel, la salle se remplira de joie et de gaieté sous une pluie retentissante de claps qui ne cessera qu’une fois que toute la formation sera 1-9revenue sur le plateau. Mariusz Duda demandera si la personne ayant fait un malaise quelques minutes avant se porte bien et on le sent rassuré quand il voit le spectateur concerné faire un signe de la main. Après une brève présentation des musiciens et une explication du prochain morceau, nous repartons une nouvelle fois de plus belle au gré du vent et des eaux avant d’être officiellement libérés par Riverside. Mais avant de nous enlever les chaines, le quartet offre un dernier titre plein de pensée positive dans la pénombre aux lumières des flashs et des briquets. Le moment vécu est intense, ainsi que profond. Puis, d’un coup, les projecteurs blancs s’allument pour illuminer la scène et ses musiciens, un peu comme un ange qui descendrait du ciel avant de s’estomper peu à peu pour conclure ce fabuleux partage.

Cependant, le set se conclut magistralement. Le public a encore la tête dans les nuages et beaucoup risquent de faire de beaux rêves durant la nuit. Félicitations aussi aux trois formations pour leur prestation magique et nous avoir fait rêver pendant près de quatre heures. Un grand Bravo à Sounds Like Hell Production pour cette superbe soirée, une nouvelle fois organisée à la perfection. Prochain rendez-vous à l’Impericon le 21 novembre au CCO et pour Arkona le 26 novembre, une nouvelle fois au CCO.

Elovite