Alors que le froid devrait s’abattre sur l’hexagone, mais qu’au contraire la chaleur printanière s’attarde, votre serviteur se console avec une grosse série de concerts. C’est en direction du Transbordeur à Villeurbanne que je prends une nouvelle fois la route. Ce soir, c’est La SAS, production marseillaise, qui prend les choses en main, proposant une affiche destructrice avec Sylosis et Children Of Bodom.

Note de la rédaction : le management ayant refusé la présence de photographes, nous sommes désolés de ne pouvoir vous proposer des photographies de cette soirée. Toutes nos excuses.

Sylosis

C’est le quartet britannique qui a l’honneur d’ouvrir le bal en compagnie des Finlandais de Children Of Bodom. Je ne connaissais pas du tout Sylosis, la découverte fut totale. En effet, la formation déploie un très bon Thrash avec des pointes de Death très agréables. Le public déjà présent en nombre dans un Transbordeur réduit de moitié est respectif et répond présent. Les premiers circle pits de la soirée débutent au bout d’une dizaine de minutes. Il faut dire que la puissance transperçante du batteur Ali Richardson et le charisme du chanteur Josh Middleton, dû aux lumières braquées sur lui, doivent en être pour beaucoup. Par contre, dommage, le bassiste et le guitariste étant laissés dans la pénombre, les deux comparses font penser à des musiciens d’accompagnement. Je dis dommage, car il m’est avis qu’en étant plus mis en avant, leurs jeux respectifs s’en ressentiraient d’avantage. En tout cas, même avec un set court ne durant que quarante minutes, la découverte aura été totale et l’entrée matière haut de gamme.

Children Of Bodom

Réglés avec une précision millimétrée, les Finlandais de Children Of Bodom démarrent à 21 heures pétantes. D’emblée, le Death Mélodique du quintet résonne dans le Transbordeur qui tremble de tout ses murs. La formation démarre sur les chapeaux de roues. Leur set entier carburera à cent dix pour cent tout le long de leur prestation. L’énergie dans la salle est si palpable que l’on pourrait presque la prendre à pleine main. C’est incroyable d’être présent ce soir, car assister à ce genre de moment est magique. Le chanteur Alexi Laiho en pleine forme se donne à fond et le public, aux anges, le lui rend volontiers. D’ailleurs, il n’est pas le seul  à transmettre cette énergie si positive et pleine d’entrain puisque le bassiste Henkka Blacksmith donne l’air de retrouver ses dix-huit ans. Cependant, si l’ambiance est au plus haut, je trouve qu’il manque un ingrédient pour que la soirée soit exceptionnelle. On ne peut pas nier que le set est calé à la perfection avec des éclairages et un son splendide, ainsi qu’une démonstration technique impressionnante du quintet. Toutefois, on reste sur sa faim, notamment après un très court rappel qui ne durera qu’un titre. D’ailleurs, la prestation est courte puisqu’elle ne sera que d’une heure et demie.

Après un set calculé à la seconde près, les lumières du Transbordeur se rallument à 22h30. Le public sort heureux de sa soirée. En tout cas, une nouvelle bien belle affiche et une formation de première partie à suivre de près, car Sylosis aura fait le boulot. Merci à La SAS pour cette belle date.

Elovite