Dean Wallace – Metal Family

Posté le : 30 novembre 2015 par dans la catégorie Chroniques
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Dean Wallace - Metal Family front coverDean Wallace nous vient du charmant village de Praz sur Arly en Haute-Savoie et évolue sous la forme d’un trio composé de Dean Wallace au chant et à la guitare, de Simon Pawolleck à la batterie et enfin de Matt Asproni à la basse. Le groupe a vu le jour en septembre 2013 et revendique un Hevay metal frais et puissant ! Alors déchaussez les skis, remettez les santiags et installez-vous au coin du feu. On va tout vous expliquer sur ce premier album intitulé Metal Family. Il est à préciser que Dean Wallace a joué tous les instruments de cet album pour l’enregistrer. Pas feignant le gars.

Genre : Heavy Metal - Sortie : 2015

Genre : Heavy Metal – Sortie : 2015

À première vue, Praz sur Arly est au Metal ce que la Bolivie est au rugby. Votre serviteur du jour s’excuse auprès de nos éventuels lecteurs boliviens, n’y voyez rien de personnel surtout (et puis vous ne pouvez qu’être d’accord avec ça de toutes façons). Revenons donc sur ce trio qui a le courage, la bravoure de jouer du Metal dans une station de ski là où le risque d’avalanche est tel que la moindre note jouée en mi-grave pourrait déclencher un coulée pouvant engloutir tous les Jean-Claude Duss et autres teuffeurs locaux. Finalement, le groupe a raison, c’est une très bonne idée que de faire ça. Alors ne vous en privez pas surtout. Les influences du groupe se nomment Pantera, Metallica, Megadeth, Iron Maiden, entre autres, et l’on se dit qu’avec de tels noms passés au shaker, le cocktail maison appelé Metal Family ne peut pas être mauvais ?

Tires-toi de chez moi, voilà ce que dit le premier titre de cet album, le message est clair non ? Faudrait voir à ne pas trop les chercher les montagnards là visiblement. Car il y a du répondant. Le chant est là, teinté d’accents de James Hetfield période des belles années qu’étaient celles de Ride The Lightning. Ces intonations en donneraient presque le frisson au metalleux des années quatre vingt que je suis. C’est ce qui frappe en premier et ce premier titre est une formidable entrée en la matière. La musique de ce groupe transpire celle des années quatre-vingt justement, ça sonne parfaitement bien et ça n’est absolument pas dépassé. Avec des compositions assez fouillées, Dean Wallace re-dépoussière un genre qui a engendré le Metal actuel sous toutes ses formes, ne l’oublions jamais ! Riffs thrash, palm-muting, sens de la mélodie et refrains accrocheurs, ce gars-là connait les choses qui font du bien. Oui, on peut dire que cet album claque bien, très bien même. Bien sûr, le son n’est pas optimum mais il est assez puissant et clair, le principal est là.

Dean Wallace band

The New Slavery regorge de notes pouvant déclencher l’apocalypse à chaque seconde et ce timbre de voix n’a jamais été aussi proche du grand Hetfield qu’à ce moment. De plus, le solo de guitare force le respect et on constate que le Dean en question est plutôt véloce. L’album dans son intégralité trempe dans cette même veine Heavy et Thrash avec des pointes d’originalité comme sur I’m Not A Hero où le riff assez rapide contraste assez radicalement avec le débit du chant, faisant de l’ensemble un titre puissant et, là encore, le phrasé de guitare s’envole facilement. It’s My Turn s’affiche un soupçon moins costaud que les autres titres mais il faut savoir reprendre son souffle aussi, quoi de plus normal ? Mais ce titre n’en est pas moins bon et sonne comme un titre de la bande à Mustaine.

The Ferryman Of Soul, balade aussi typique que celles que l’ont pouvait avoir sur ces albums des années quatre-vingt fait revenir nombre d’images de cette époque, une bien belle époque croyez-moi, ce titre est un voyage, une porte ouverte sur un univers de quiétude où la voix se fait l’unique passager de ce vaisseau du rêve. C’est bon, qu’on se le dise. Mais il faut retourner à la forge, alors Dean Wallace y retourne sans rechigner, sans vaciller. Flying Coffin et Headshot agissent comme une débroussailleuse sur de jeunes pousses, pas de pitié, place à l’efficacité. Ça sonne gras, ça sonne Pantera, fais péter une Leffe, ça sonne Megadeth chers amis metalleux.

Enfin, Metal Family vient clore le festival, là-aussi l’ombre de Monsieur Hetfield plane sur le chant comme jamais. L’album fini aussi bien qu’il avait commencé. Bravo.

Dean Wallace est le yéti du coin, celui que tout le monde craint, à raison. Il faut souhaiter à ce groupe et à son album la plus belle des trajectoires, celle qui mène à la victoire. Merci pour cette plongée dans le temps qui sonne terrible d’honnêteté et de sincérité. En attendant la suite avec impatience !

Pat

Tracklist :

  1. Get Away From My Home
  2. Our Only Chance
  3. The New Slavery
  4. I’m Not A Hero
  5. It’s My Turn
  6. The Ferryman Of Soul
  7. Me Eternal Why
  8. Flying Coffin
  9. Headshot
  10. Metal Family

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/DeanWallaceOfiicial

Site internet : http://www.dean-wallace.com/

Clip de Get Away From My Home : https://www.youtube.com/watch?v=KMt_3YdY0UU

Clip de Our Only Chance : https://www.youtube.com/watch?v=TczcBtRCxC4