IMG_2660Pour la sortie de leur premier album, L’Origine, Fred et Laurent, chanteur et guitariste de I Machine étaient de passage au Hard Rock Café pour rencontrer la presse et parler de leur premier bébé.

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De gauche à droite : Fred (chant) et Laurent (guitare)

Sons Of Metal : Pouvez-vous vous présenter ?

Laurent : On est I Machine, à l’origine ça vient de Indicible Machine mais on trouvait ce nom un peu trop compliqué et beaucoup de gens le confondaient avec sa version anglaise donc on a fini par le raccourcir en I Machine (prononcé à la française – ndlr). On a commencé le groupe en 2008 avec un premier line-up qui a beaucoup évolué et nous sommes arrivés sur le line-up actuel en 2012. C’est là que l’on a fait le premier album. Un line-up définit et un premier LP et maintenant, la promotion, le clip et voilà, après quatre ans de réelle existence, qui nous sommes et où nous en sommes.

SOM : Vous venez du sud de la France, si j’ai bien compris ?

Fred : On est du côté de Marseille, aux alentours de Marignan.

Laurent : Oui, c’est ça. On a un gars de Marseille, deux de Martigues et Salon-De-Provence. Voilà, le pourtour l’étang de Berre.

Fred : Et moi je n’ai pas l’accent parce que je suis normand à la base. (rires)

IMG_2661SOM : Alors, quatre ans, déjà un premier album ?

Laurent : Oui et non. On a quand même trois membres du groupe qui étaient là à l’origine, début 2008, donc on a été assez rapides mais dans un sens il y a une continuité.

Fred : Oui, c’est rapide dans le sens où il faut quand même le temps que tout le monde se connaisse, que l’on forme une unité. Donc c’est assez rapide. Après, quatre ans c’est déjà long pour sortir un album. Le prochain sera sans doute là plus rapidement. On a déjà quartorze titres en composition, on s’arrête à vingt-cinq ou trente et puis voilà ! (rires)

SOM : Je suppose que vous avez déjà commencé à tourner un peu avant cet album ?

Laurent : Bien sûr, mais on est d’une région qui n’est pas très Metal, c’est plus rap et musiques du monde par chez nous donc c’est assez dur de monter des dates et de faire venir du monde. Mais on a quand même fait quelques dates. On a aussi eu une période où l’on s’est un peu coupés du monde, entre guillemets, pour la réalisation de l’album mais là on revient sur scène, tout en composant le suivant.

SOM : Quand on regarde la pochette de cet album, c’est très sobre, on a l’impression que vous avezIMG_2665 voulu aller directement à la musique, c’est le cas ?

Laurent : En fait, oui. On ne s’est pas focalisés sur l’artwork. On est un groupe d’électro-metal avec un peu d’indus donc on trouve que cette plaque de métal industrielle résume pas mal ce que l’on est et il y a ce petit côté un peu ambigu dans le sens où l’on ne voit pas le groupe, il n’y a pas les symboles habituels… C’est pour interloquer le futur auditeur tout en résumant le style.

SOM : Justement, pour ce qui est du Metal industriel, vous n’avez pas de membre dédié aux samples. Comment les incorporez-vous dans la musique ?

Fred : C’est notre batteur Steph qui amène des extraits de samples pendant les répétitions et on valide ou l’on supprime. En général, on supprime plutôt.

Laurent : Oui, ça va lui faire plaisir ça, il a tendance à en mettre beaucoup, voir trop. Pour composer, soit on part d’un riff guitare et on ajoute du sample par la suite, soit c’est Steph qui amène des sample et on joue par-dessus. Mais quand c’est le cas, le sample, c’est quasiment une chanson et l’on a plus beaucoup de place pour jouer. Donc on essaye d’enlever, d’épurer, de garder ceux qui nous paraissent les plus rythmiques pour pouvoir poser une mélodie ou l’inverse.

Fred : Mais il en propose un wagon entier, 15-20 d’un coup. On écoute et on prend, on jette, on prend on jette. (rires) Et pour les guitaristes c’est pareil, ils amènent beaucoup de riffs et on en garde très peu.

On va parler un peu du chant en français. C’est un choix voulu et assumé dès le départ ?

Fred : Oui, tout à fait. Sans être chauvin, on a une belle langue, riche et autant l’utiliser. C’est la langue que je maitrise le mieux donc ça parait naturel. J’aime bien, personnellement, les chansons à texte. On a des choses à dire en plus. Et dans l’interprétation, c’est plus facile de ressentir des textes dans sa propre langue, c’est plus facile pour partager, peut-être un peu plus dur à rendre mélodique que l’anglais… Quoi que…

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Pourtant il y a une chanson en anglais, non ?

Laurent : Oui, c’est Steph qui est prof d’anglais d’ailleurs, qui a écrit les paroles. C’est un morceau sur lequel je ne ressentais pas de paroles en français, il m’a dit : « Si tu veux, je te les fais en anglais » et il m’en a fait dix pages ! (rires) Mais c’est bien, ça change un peu d’avoir les deux. Mais plus de français que d’anglais, c’est mieux, c’est notre marque de fabrique aussi.

Et du coup on comprend bien les paroles. C’est pas très réjouissant comme album, non ?

Fred : C’est un peu dans l’air du temps, c’est ce que l’on ressent à l’instant présent. C’est la faute à la musique, en fait. J’écris en fonction de la musique et donc ça traduit mon ressenti. J’écris mon ressenti et je travaille autour. Donc si c’est triste, c’est de leur faute ! (rires)

Je vous laisse le mot de la fin ?

Laurent : Pas de problème. Likez notre page Facebook (lien ci-dessous), écoutez, regardez notre premier clip, regardez le second qui devrait sortir début 2016, si on peut, et si on passe dans le coin, n’hésitez pas à venir nous voir, ça nous fera toujours plaisir. On est avant tout un groupe de scène et si vous aimez ce que l’on fait sur album, il a de fortes chances que vous aimiez ce que l’on propose en live !

Propos recueillis par Eladan

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Clip de Crazy :