Being As An OceanSamedi 21 novembre, je me rends au CCO de Villeurbanne pour une soirée présentée par Sounds Like Hell Productions. Alors que le froid commence à arriver sur l’Europe – il était temps – ce soir, la salle villeurbannaise ressemblera plutôt à une fournaise. Au menu l’Impericon Festival avec six formations, toutes plus d’étonnantes les unes que les autres originaires d’Australie, des États-Unis et d’Allemagne. Il m’est avis que le CCO va en être tout retourné. À mon arrivée, une grosse partie des spectateurs attendent patiemment 18h pour le début des hostilités et il fait d’ores et déjà bien chaud. C’est génial, la soirée promet d’être du tonnerre.

Burning Down Alaska

Burning Down AlaskaCe sont les Allemands qui ont la lourde tâche d’ouvrir le bal. Il n’est jamais chose aisée de jouer en premier mais c’est sans compter un public remonté comme une pendule qui n’attend qu’une chose : laisser exploser son énergie. Face au quintet, il faut moins d’une seconde pour que la salle s’embrase. La soirée est lancée. Les Allemands déroulent leur jeu avec bonheur et plaisir. Le bassiste Julian English rebondit comme un kangourou et exécute des sauts magnifiques pour le spectacle. D’ailleurs, la puissance sur scène et dans la salle est tellement hors-norme que nous assisterons à un Wall Of Death à peine cinq minutes après le début du set. C’est dire l’ambiance régnant dans le CCO. Inconsciemment, on se dit qu’avec un départ en trombe tel que celui-ci, le reste ne peut être que fabuleux. C’est sans compter sur le chanteur Tobias Rische au charisme énorme qui fera créer un circle pit du tonnerre et qui viendra chanter dans le public. Avant de faire s’asseoir près de quatre cents personnes pour démontrer encore un peu plus la domination du groupe.

Burning Down Alaska Burning Down Alaska

Fit For A King

Fit For A KingLe temps de changer le plateau, on repart de plus belle avec les Américains de Fit For A King qui vont tout comme Burning Down Alaska envoyer le paquet d’entrée de jeu. La salle qui s’était calmée s’enflamme de nouveau comme une brindille de paille. Heureusement que les salles ne sont pas en bois, car ce soir le public et les formations ont vraiment l’air de vouloir mettre le feu au CCO. Côté musique, avec le quartet américain on monte d’un cran dans la force, la rapidité et la destruction puisque l’on pourrait comparer la formation à une tornade de force cinq. Car, si à l’arrière, la salle est plutôt calme, à l’avant nous avons la nette sensation de n’être rien face à la puissance du groupe. Les spectateurs enchainent les pogos, les sauts et un circle pit démentiel. En tout cas, qu’on connaisse ou non Fit For A King, la claque est là et on aimerait que ça ne finisse jamais car le chanteur Ran Kirby nous remerciera pour l’accueil en nous expliquant qu’ils viennent jouer pour la première fois dans l’hexagone. Dommage, il reste quatre formations à venir alors que nous sentons déjà la fatigue monter sans que nous n’en prenions conscience. Quand la musique est bonne, elle te donne et le corps ingère. Que dire de plus à part que cette première partie de soirée est top niveau.

Fit For A King

Cruel Hand

Cruel HandAllez, c’est parti pour Cruel Hand, le troisième groupe de la soirée. Histoire de continuer, on fait la même et on recommence puisque la salle s’électrise de nouveau dès les premières notes posées par les Américains. Personnellement, ça faisait longtemps que je n’avais pas assisté à un tel dynamisme dans le public et ce dès l’ouverture. Ce soir, c’est chose faite. Cruel Hand fait plus que de mettre la salle à feu et à sang car le niveau de jeu supérieur aux deux premières formations laisse bouche bée. Entre le Hardcore, le Punk et le Metal, le groupe de Portland défie les lois de la gravité musicale. On comprend aisément l’engouement du public pour le quintet américain. Qui plus est, votre serviteur n’avait pas eu de coup de cœur en 2015 et avec Cruel Hand, le top cinq est ouvert. Précis, puissant, efficace, rapide, les mots manquent pour décrire le set spectaculaire que vient de nous offrir Cruel Hand, laissant des spectateurs éreintés par leur mosh et leur circule pit épuisant. Mais cela n’est que le prélude, car certains ne sont pas encore à leur maximum et gardent du tonus sous le pied pour la suite.

Cruel Hand

Being As An Ocean

Après un petit speech efficace sur une douce intro, on entre dans le vif du sujet. D’emblée, on sent que le groupe est sûrement le plus calme de la soirée. Mais cela est trompeur car Being As An Ocean balance entre les tempos lents et rapides pour mieux enflammer le public. Le chanteur chaud bouillant descendra de scène à plusieurs reprises pour faire le tour de la salle laissant son câble traîner avec lui. C’est aussi dans ces moment-là que la foule en délire décidera de mettre un coup de collier en grimpant sur scène pour enchaîner les slams. Donc, ne vous fiez jamais à votre première impression car elle peut être trompeuse. En effet, le jeu des Californiens est aussi fatigant physiquement que mentalement puisque la formation ne déroule pas à trois cent à l’heure son set. Au moment du dernier titre, ce sont des spectateurs aux anges qui en redemandent. Après tout, c’est pour cela que l’on est ici. Il faut fêter la vie, la musique et la passion. Il est sûr et certain que cette soirée laissera des traces pour tout le monde. Heureusement demain nous sommes dimanche, car beaucoup aurons besoin de toute la journée pour se remettre.

Being As An Ocean
Being As An Ocean Being As An Ocean
Defeater

Quinze minutes plus tard, le CCO se remplit à nouveau et nous voici partis pour quarante minutes de pur bonheur. Comme depuis le début de la soirée, le public se déchaîne dès les premières secondes. Tandis que Cruel Hand nous avait offert un set haut en couleur en arpentant un style très peu orthodoxe, il en fallait bien un deuxième pour continuer les découvertes et les surprises. Si tôt dit, si tôt fait, car Defeater nous offre un mix entre Rock et Hardcore qui plait entièrement aux spectateurs qui s’en donnent à cœur joie, tant nous avons une fois de plus une puissance technique de haute intensité. Comment vous rendre compte de l’ambiance de la soirée ? Prenez un fondant au chocolat et ajoutez de la crème anglaise dessus au moment de le déguster, toutes les papilles sont en éveil. Vous atteignez alors l’orgasme culinaire. Là c’est la même chose. Cependant, la foule n’est toujours pas rassasiée. Par chance, il reste les Australiens de The Amity Affliction qui finiront magistralement cette soirée.

Defeater

Defeater Defeater

The Amity Affliction

The Amity AfflictionLe temps est arrivé pour la formation venue du pays des kangourous de déclencher ses premiers accords. Je passe l’explosion de joie chez les spectateurs qui aura été une constante tout au long de la soirée. Tout comme les quatre groupes Américains et les Allemands, The Amity Affliction appuieront là où ça fait mal pur asseoir leur domination sur le public villeurbannais. Au fur et à mesure que le set avance, la folie joyeuse s’empare de chaque être présent dans la salle. De plus, le doublé au chant est d’une efficacité extrême. Les passages de voix claire effectués par Ahren Stringer (guitare) s’emparent de nous, nous laissant éberlués. Nous pourrions comparer le set des Australiens à une saveur exotique fondant dans la bouche et permettant de libérer ses sens pour apprécier la splendeur musicale. C’est avec déception quand l’heure de jeu alloué à The Amity Affliction se termine, trop rapidement, mais le public semble satisfait de sa soirée et certains repartiront avec des souvenirs pleins la tête concernant ce superbe moment d’échange.

The Amity Affliction The Amity Affliction

La salle du CCO se rallume et le public se dirige tranquillement vers la sortie pour prendre la fraîcheur. Une nouvelle organisation parfaite de la part de Sounds Like Hell Productions qui aura tapé un grand coup avec l’Impericon. Un public démentiel du début à la fin qui aura porté des groupes fabuleux, provoquant une ambiance de folie. Votre serviteur aura trouvé son coup de cœur grâce à la formation Cruel Hand. Encore merci à Sounds Like Hell Productions pour ce magnifique moment.

Elovite

  1. […] Like Hell Productions. Après la soirée d’anthologie du samedi 21 novembre avec l’Impericon, SLH nous propose de venir headbanguer sur une bonne soirée Pagan en cette journée du 26 […]

  2. […] Impericon Festival, le 21 novembre 2015 au CCO (Villeurbanne) […]