Lundi 30 novembre, le public lyonnais se retrouve de nouveau à faire un choix cornélien pour la troisième fois en dix jours puisque cette soirée accueille dans la belle ville de Lyon deux formations renommées à quelques minutes d’intervalle, Scorpions se produisant à la Halle Tony Garnier et Deep Purple à l’Amphithéâtre, deux affiches présentées par Gérard Drouot Productions. Après une lourde décision, le choix de votre serviteur se portera sur l’affiche Deep Purple et Rival Sons, organisée par Gérard Drouot Productions et Eldorado.

Rival sons

Rival SonsC’est dans une salle magnifique que Rival Sons démarre son show aux alentours de 20h10. La formation américaine me surprend d’entrée de jeu et me scotche sur place. Jay Buchanan (chant) dégage une aura tellement lumineuse qu’il est difficile de regarder ailleurs. Heureusement, le guitariste Scott Holiday, au talent monstrueux, nous offre une leçon de six cordes à couper le souffle. Pour qui ne connaîtrait pas Rival Sons, prenez une glace au chocolat avec des pépites de noisette éclatant dans la bouche ou des chocolats à l’orange à l’arôme enivrant. Vous obtenez Rival Sons. Le set de près de quarante-cinq minutes nous plonge au plus profond des 70’s et laisse nos esprits flotter au gré des notes. Au fil des minutes, le public absorbe la musique des Américains avec passion, si bien que c’est un Amphithéâtre comble et acquis à la cause du quintet qui acclame la sortie de la formation.

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Rival Sons Rival Sons Rival Sons

Deep Purple

Deep Purple21h30, les lumières de l’amphithéâtre s’éteignent, l’intro type Star Wars gronde dans les colonnes d’enceinte surplombant la salle de la Cité Internationale. Ian Paice et Don Aire s’installent à leur instrument respectif sous la clameur du public. Puis arrivent Steve Morse et Roger Glover. Et enfin Ian Gillan. Le show des Britanniques de Deep Purple est lancé. Le son parfait enveloppe la splendide salle lyonnaise. D’emblée, on prend la claque en pleine face car les Britanniques, avec près de cinquante ans de carrière, semblent ne pas vieillir. En effet, ces groupes qu’on ne présente plus et rassemblant trois ou quatre décennies de spectateurs n’ont plus rien à prouver sur scène, mais continuent pour leur bonheur et leur joie personnelle. L’instant est magique, on sent les Anglais se faire plaisir sur scène et le public complètement envoûté a du mal à sortir de sa torpeur. Mais quoi de plus normal quand on assiste à une prestation de cette puissante qualité. Le public très calme continuera à être sous le charme du set fourni par les Britanniques mais se réveillera au moment du solo de haute voltige exécuté pas Steve Morse dans une forme olympique avant que Ian Gillan, en grand frontman, ne demande au public de taper dans les mains. Du grand art qui se déroule devant nos yeux ébahis sur le plateau de l’Amphithéâtre. Comme à leur habitude, Deep Purple offre un solo de chaque instrument pendant lequel les compères peuvent souffler un peu. Après les soli magistraux de Steve Morse et de Ian Paige, c’est au tour de Don Airey de nous offrir un instant rempli de magie aux manettes de son clavier avec un clin d’œil à la France grâce un petit bout de Marseillaise qui ne passera pas inaperçu chez les spectateurs, avant de continuer le set par Perfect Strangers, éclairant la salle de mille feux. Mais il faudra vraiment attendre le titre culte de la formation, le sempiternelle Smoke On The Water pour que le public et le groupe ne fassent qu’un. D’autant que ce sera le seul titre où les spectateurs chanteront en cœur avec Ian Gillan, concluant à merveille ce premier acte avant le rappel débutant par Hush et qui terminera par la belle Black Night.

 Deep PurpleDeep Purple

Lorsque les lumières de l’Amphithéâtre reviennent, ce sont des spectateurs enjoués qui se dirigent tranquillement vers la sortie. Merci à Gérard Drouot Productions et Eldorado pour cette magnifique soirée.

Elovite