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Alors que l’hiver pointe le bout de son nez et que les stations commencent tout juste à avoir de la neige fraîche, il est temps pour moi de démarrer la saison des concerts 2016, jusqu’au début du mois de mai sur le territoire français puis pour un an sur les terres australiennes, puis peut-être chez les samouraïs. Autant dire que votre serviteur ne va pas fouler longtemps les salles françaises dans les deux ans à venir. Mais nous sommes pour l’instant en janvier 2016, et pour le premier concert de l’année votre serviteur choisi la salle de Haute-Savoie située à Annecy: le Brise Glace. Aujourd’hui, l’équipe annécienne nous offre sur son plateau pas moins que le talentueux Luca Turilli et sa formation Luca Turilli’s Rhapsody, les détonants Belges de Iron Mask et les Parisiens de Asylum Pyre. La tradition de la salle veut que le directeur du Brise Glace prenne la parole pour nous expliquer la soirée, et aujourd’hui ne dérogera pas à la règle. Posons les bases de la soirée, avec un court speech nous rappelant les évènements tragiques de fin 2015, puis petite explication sur le fait que c’est la première date 2016 au Brise Glace et que l’équipe est heureuse de nous présenter la première date de la tournée européenne Prometheus Cinematic Tour 2016 de Luca Turilli’s Rhapsody. D’ailleurs, ils sont fiers de nous annoncer que la formation a passé dix jours dans les murs de la salle pour préparer leur tournée de vingt-huit dates débutant aujourd’hui et s’achevant le 19 février à Milan.

Asylum Pyre

IMG_2763Les Parisiens prennent place sur scène. D’emblée, tout comme un mois auparavant au Warmaudio, Asylum Pyre entre dans le vif du sujet. La formation développe un style symphonique, mélodique et progressif bien à elle. Les musiciens n’hésitent pas à jouer sur les variations, nous donnant des frissons incroyables. La musique prend aux tripes et nous envahit de chaleur, nous faisant oublier pendant un instant la vague de froid arrivant sur l’Europe. Le public aux anges accueille chaque titre proposé par Asylum Pyre avec joie. On sent que l’ambiance montera au fur et à mesure de l’avancée de chaque prestation. En tout cas, malgré un court set, la qualité de jeu aura scotchée énormément de monde. Le seul petit grain de sable pris au piège dans un set quasi parfait est le manque de folie. Mais mis à part cela, rien n’est à redire, sinon que continuer comme ça. Comparativement à la prestation du groupe en décembre à Décines, les Parisiens sont montés en puissance et le fait de les voir sur une scène plus grande m’aura permis de trouver l’ingrédient. Comme dit plus haut, mettre un peu plus d’assurance et de folie pour passer le cap au-dessus, puisque le set de Asylum Pyre est déjà au top.

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Iron Mask

IMG_2849Cela faisait très longtemps que j’attendais de voir les Belges sur scène. Ce soir, c’est chose faite et pour tout vous dire, aucune déception. Si le premier titre ne fait pas un effet monstrueux, dès la seconde chanson, la formation met le pied au plancher grâce à un Power Metal aux teintes heavy mélodiques ne laissant pas indifférent. Au vu de l’engouement du public, on comprend que l’on est passé dans un autre dynamisme, ce qui permettra à la soirée de monter un peu plus en puissance. Le frontman Marcos Rodriguez est efficace vocalement et nous transperce de part et d’autre. Dans le même temps, le guitariste Dushan Petrossi déploie tout son talent avec beauté et virtuosité démentielle. Si le set parait court quand on regarde la setlist, on ne cessera de rappeler que la longueur ne fait pas la qualité. Ce soir, cette phrase prend tout son sens entre la splendide prestation de Asylum Pyre et la fessée offerte par Iron Mask. Le début d’année est superbe. Cependant, le seul bémol des Belges est la sensation que le groupe veut trop en faire, rendant le set de temps en temps un peu lourd.

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Luca Turilli’s Rhapsody

IMG_2878Est-ce nécessaire de présenter la formation ? Oui ? Tu sors ! Trêve de rigolade. La formation italienne venant de passer dix jours ici même pour préparer sa tournée européenne nous réserve quelques surprises. En effet, dès l’intro en images digne d’un film de science-fiction, on se retrouve plongés dans le monde imaginaire de Luca Turilli. Au fil des secondes, on sent la salle monter en ébullition et quand sur l’écran géant du Brise Glace s’affiche le nom des musiciens de la formation, là, nous savons que les bases sont posées. La vitesse de jeu exécutée nous transporte dans l’univers fantastique du groupe. Il ne manquerait plus que les chevaliers, les princesses et les dragons pour changer de dimension tant les passages typés opéra laisse bouche bée. Les mots manquent cependant pour décrire la sensation ressentie. Surtout avec des musiciens déployant une énergie si intense que l’on ne pourrait piquer du nez. Qui plus est avec une formation s’en donnant à cœur joie. Notamment Luca Turilli et nos petits Français Patrice Guers ainsi que Dominique Leurquin semblant retrouver leurIMG_2972 jeunesse en jouant devant leur public. La prestation fournie par la formation italienne est tout simplement magique. La puissance montera encore d’un cran au moment du solo de batterie de Aex Landeburg qui aura son moment de gloire, puisque le monsieur ne se trouve pas énormément éclairé durant le set. Toujours le problème des batteurs. À quelques minutes de la fin, alors qu’on se dit que la formation ne peut plus nous surprendre, Patrice Guers vient nous offrir une démonstration de basse magistrale et destructrice. Après ceci, nous arriverons très vite à la fin du set mais avant d’entrer dans la dernière ligne droite, Alessandro Conti, au chant parfait durant toute la prestation, nous fera une présentation rapide des membres du groupe sous les applaudissements du public. Il appuiera sur le retour du rescapé Dominique Leurquin à la guitare qui croulera sous les acclamations. Ceci étant fait, nous voici lancés dans les dernières minutes d’une prestation qui fut grandiose. Pour finir, la formation nous offre un rappel dantesque qui restera gravé dans les mémoires, même à minuit et demi, mettant en terme définitif à cette splendide soirée ainsi qu’à deux heures de show d’une rare intensité.

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Il est environ 00h45 quand le set de Luca Turilli’s Rhapsody se termine. Si la soirée fut grandiose et riche en émotions, il y a toutefois un point négatif. Débuter un concert de trois formations à 21h00 n’est pas très stratégique. Car il faut bien avouer que passer un certain horaire, le cerveau à tendance à s’éteindre lentement. Dommage car cela ne permet pas de profiter à fond du set en entier. Mis à part cela, Asylum Pyre aura été au top, la prestation de Iron Mask bien que très bonne aura laissé des sentiments mitigés et la bande de Luca Turili aura mis le feu au Brise Glace pour l’entame de sa tournée européenne. Merci à toute l’équipe du Brise Glace pour cette première date de 2016.

Elovite