Interview Misery

Posté le : 17 février 2016 par dans la catégorie Interviews
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Ils nous viennent du nord de la France avec une musique moderne et franchement originale, un EP déjà très prometteur et de l’énergie à revendre. Voici Misery, une formation qui devrait faire parler d’elle à plus d’un titre. Alors, qui sont-ils ? On a profité d’un de leurs concerts pour en apprendre un peu plus sur eux !

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Sons Of Metal : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, comment présenteriez-vous Misery ?

Misery : Es une banda de mordern metal ! (Rires) On est un quintette de Metal moderne lillois et on prend un énorme plaisir à faire de la musique tous ensembles. On est tous issus de différentes formations musicales et à un moment, on a décidé de se mettre ensembles et de faire Misery pour jouer ce qui nous plait, de faire notre style à nous. Voilà, Misery est né autour d’une bonne bière, tout simplement !

12122015-12122015-IMG_7410Une bonne bière pour des Lillois, comme c’est étrange ! Des conseils de bières pour former un groupe à Lille ?

Alors, Triple Karmélite, Chimay Bleu… Mais c’est quand même la frontière belge donc il faut quand même boire ce qui se fait de ce côté-là ! Mais, là, y’en a trop, on ne peut pas énumérer de marques parce que c’est pas possible. Bon… Castel Rouge, Westmalle, Grim’, Chouf, Brigand, Karmélite, JB, Rince cochon, Jack Daniels, heu… Ah, attends, c’est pas belge, ça, non ? (Rires) En fait, on va passer pour un groupe d’alcooliques alors qu’on ne l’est pas du tout ! (Rires)

Bon, cessons la digression – pour le moment du moins – et revenons-en à la musique. Vous faites ce qui pourrait se définir comme un mélange entre du djent et de l’ambiant. C’est le fruit de votre rencontre où c’était le style voulu dès le départ de Misery ?

Djent ambiant, c’est un débat que l’on a depuis longtemps au sein du groupe. Certains vont te dire que c’est ça et d’autres non. En soi, on peut aussi dire qu’on a une grosse pate Neo-Metal des années 2000 dans la structure et le chant. Et justement, on a beaucoup joué sur ce chant hyper screamo-émotif pour faire passer ces émotions, la rage du truc. Un chant extrêmement déstructuré pour laisser la place dans chaque chanson à ce que l’on veut passer et ne pas s’enfermer dans une case. C’est pour ça qu’on se case dans le « Modern Metal ». On a décidé de composer, de faire ce qu’on aime et qui sort de notre cerveau. Pour les étiquettes et le ressenti, on laisse ça au public. Si t’as envie qu’on fasse du Black Death Pagan, et bah dit qu’on fait du Black Death Pagan. Ha… mais il nous faut une cornemuse… Et des têtes de moutons, des trucs pour les sacrifices… Voilà, mais après on respecte tous les styles, hein, les vegans, les pagans… (Rires) J’espère qu’on a répondu à la question ?

12122015-12122015-IMG_7417Heu … On va passer à la suite. Misery, ça veut dire quoi ?

C’est un mot qui revenait souvent quand on cherchait un nom, comme Misery Lane ou autre et au final on s’est dit que Misery tout court ça avait un bel impact. Après, au niveau des paroles, on s’inspire beaucoup du livre Misery de Stephen King donc c’est bien adapté mais ce n’est pas que ça. Et puis, au fil des dates, on a tout le temps une couille donc au final ça colle vraiment bien comme nom.

Et après cette courte introduction, on en vient au fait : votre premier EP, We Will Be Brave. Pourquoi serez-vous braves ?

Et bien, parce que l’on est toujours dans la misère ! (Rires) Quoi qu’il arrive, on est là et on va tout casser. Chaque misère, chaque complication, chaque problème, on sera toujours là et on sera braves pour aller de l’avant. Tant qu’on ne nous aura pas coupé les jambes, on sera là pour jouer et faire plaisir aux gens qui sont là pour nous voir, en face de nous. We Will Be Brave vient de là.

Et donc, un premier EP qui est déjà diffusé chez M&O, qu’est- ce que ça vous apporte de travailler avec des gens extérieurs à votre musique ?

M&O nous a vraiment permis de mettre le pied à l’étrier. Ils sont venus nous voir après que notre premier label ait coulé et nous ont proposé de produire l’EP et, nous, n’ayant ce qu’il fallait pour ça à ce moment-là, on a accepté. S’en est découlé une diffusion, promo et pas mal de choses. Ensuite, on a fait la connaissance d’Elie Promotion lors d’une date sur Lille et, maintenant, ils nous permettent de diffuser l’EP mais on a aussi beaucoup travaillé sur notre premier clip, Take, qui est notre premier vrai clip, produit par nos propres moyens mais diffusé très largement par Elie Promotion. Donc voilà, ce sont les deux entités qui travaillent avec nous et portent le projet.

Et bien, très bonne transition vers les clips ! Un EP cinq titres, déjà deux clips et peut-être un12122015-12122015-IMG_7414 troisième à ce que j’ai cru comprendre. Qu’est-ce que vous cherchez à montrer avec ces clips ?

Pour un groupe, qu’il ait un EP, un album ou autre, c’est super important d’être en place visuellement. On réalise nos clips nous-mêmes donc c’est plus simple pour nous. Mais c’est quand même extrêmement important de se montrer et de donner une ambiance visuelle aux compositions. Un titre ou seize titre, c’est pareil. Après, on a l’ambition de faire vivre cet EP un maximum possible et ça passe aussi par l’image. Si, dans un futur proche, on sort un album, on ne va pas faire un douze titres avec douze clips qui suivent quoi.

Bah, un film direct, non ?

Ha, bah si quelqu’un est prêt à investir, pourquoi pas ? On a déjà un réalisateur dans le groupe donc pas de problème ! Mais à part ça, faut vraiment donner du visuel, ne serait-ce que pour les gens qui ne peuvent pas venir nous voir en concert. D’ailleurs, t’as vu le clip de Take ? T’en a pensé quoi ?

Bizarre, dérangeant, inattendu ?

Eh bien voilà, c’est les caractéristiques de Misery ! T’as tout bon. Et c’est ça qui est intéressant, si on ne comprend pas on va chercher. Si tu n’as pas compris, c’est normal parce que c’est ce que nous avons dans notre tête.

Et pour la suite, un album ?

On est en plein dedans. On finit les concerts et on attaque fort pour sortir un gros truc fin 2016, début 2017 au plus tard. On va essayer de ne pas faire un passage studio qui nous arrête complètement les concerts pour enregistrer, on va rester actifs. On a encore un clip qui va arriver pour l’EP, Answer. D’autres surprises vont arriver avant l’album. Bref, on travaille sérieusement sur cet album mais on veut continuer à faire des choses entre temps. En tout cas, si vous kiffez Misery, continuez à kiffer, en 2016, 2017 il va y avoir beaucoup de choses qui vont arriver. Si on est là, c’est grâce à notre public. Donc continuez à kiffer !

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Interview et photographies réalisées par Eladan