Desolated – The End

Posté le : 26 février 2016 par dans la catégorie Chroniques
Tags: ,

Desolated nous vient de la charmante ville de Southampton en Angleterre. Le groupe qui a vu le jour en 2007 évolue sous la forme d’un quintet et se compose de Paul Williams au chant, de Rich Unsworth et de Drew Harper aux guitares, de Jake Marlowe à la basse et enfin de Tommy Defelice à la batterie. Ces gars-là viennent nous délivrer leur album The End, alors soyez prêts, installez-vous. Enfin, cet album sort chez BDHW Records – MLVLTD Records.

Genre : Hardcore - Sortie : février 2016

Genre : Hardcore – Sortie : février 2016

Deux choses en préambule : vous aimez le gros son de guitare bien saturé mais non orienté à 100 % Metal mais tout en ayant tout de même la saveur ? Vous me suivez-là ? Et bien cet album est pour vous. Le deuxième point maintenant : vous aimez le phrasé orienté rap dans un esprit à la Mike Muir ? Ne cherchez pas plus loin, cet album est donc définitivement pour vous. Mais, bien sûr, les autres peuvent rester et ils auraient même intérêt à le faire. Donc nous voilà avec ces Anglais prêts à envoyer leur sauce au visage du monde pour en prendre conquête (d’ailleurs la conquête a toujours été un truc anglais par le passé). N’y allons pas par quatre chemins, cet album est un album qui fera le bonheur des kinés et autres ostéopathes car ce disque est construit pour provoquer de violents troubles de la nuque, pour la majeure partie et de divers autre bobos sur votre pauvre corps. Oui, cet album n’est pas fait pour les princesses, non pas que cela soit désagréable de côtoyer un princesse dans la fosse mais force est de reconnaître qu’après une intro toute en retenue et nommée adroitement The Begining, ce qui suit derrière a valeur de coups de marteau répétés sur vos têtes. Des exemples ? Therapy et Invasion auront la capacité de dévisser les têtes dans les fosses, au bar et même jusque dans les toilettes, croyez votre serviteur du jour.

La musique de Desolated joue avec vos nerfs. Une musique faite de phrasés en retenue pour mieux démarrer en trombe et déclencher alors une forme inconnue d’apocalypse. Non seulement les têtes vont se dévisser mais il sera fortement conseillé de ne pas tenter photos et autres selfie pourris avec votre très cher smartphone, on n’est pas au cirque là amis métalleux. Là c’est la gabegie, le néant. Tiens, passe une dent puis une autre. Tu as mal ? C’est de ta faute. Good friendly violent fun disait un groupe de Thrash Metal né du côté de San Francisco. Et bien l’esprit est là. Withdrawal vous explose à la face comme un bon vieux morceau de S.O.D, efficace.

Vous l’aurez compris, l’ensemble de cet album est taillé dans la même veine, celle de la hargne et de la non-compromission. Le seul reproche qui pourrait être fait à ce très bon album est qu’il se montre sans réelle surprise. Les titres se ressemblent mais cela est aussi dû au genre qui quoique riche, se montre assez limité quant à son évolution. Out Of Luck, le dernier morceau, vient contredire un tant soit peu ces propos en offrant une composition teintée d’un Blues gras et électrique à souhait. Ce titre résonne proche du parfait, sorte de jam de début de répétition. Ce petit bonus est vraiment plaisant à entendre. Voilà qui vient clore de la meilleure des manières un album plus dur que le fer.

Desolated vient de pondre un album essentiel. Même si nous pouvons le qualifier d’assez répétitif, il n’est pas moins un excellent moment de rage primaire. Joués live, certains de ces titres auront un effet dévastateur. Les aficionados du genre seront comblés, les fans du groupe ravis. Vous savez quoi ? Ils auront diablement raison. Alors ne boudez pas votre plaisir et faîtes vous plaisir aujourd’hui.

Pat

Tracklist :

  1. The Begining
  2. Numb
  3. Therapy
  4. Invasion
  5. Psychosis
  6. Olanzapine
  7. Withdrawal
  8. The End
  9. Relapse
  10. Ot Of Luck

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/desolateduk

Clip de The End : https://www.youtube.com/watch?v=u75Ypss9KTM