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Jeudi 24 mars 2016. Pour l’occasion, j’arrive à me libérer plus tôt. Je pars d’Orelle en direction de Villeurbanne et la salle du CCO. Me voici sur la route pour deux heures. Mais quoi de plus normal quand on connait le plateau organisé une nouvelle fois par Sounds Like Hell Productions qui n’en finit plus d’assoir sa suprématie sur le bassin Lyonnais ? Parlons un peu de l’affiche qui promet de cartonner. En hors d’œuvre, les Marseillais de A.c.o.d que personnellement je découvrirais pour la première fois, puis les Parisiens de Bukowski ayant passé un cap lors de leur prestation en décembre dernier au Ninkasi Kao, et enfin une formation que l’on ne présente plus : Dagoba.

A.c.o.d

20h sonnante, les lumières du CCO s’éteignent pour la première fois de la soirée, laissant entrer la formation marseillaise. On sent que peu de personnes connaissent. Mais cela n’empêche pas le public de se laisser absorber par le puissant Death mélodique des Français. Au fil du set, ce sont des spectateurs complètement transformés qui se déchaînent aux grés des douces frappes de RAF. Le bonheur se fait sentir pendant que les titres s’enchainent et on se sent envahi d’une agréable sensation. Pour ma part, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas flashé à ce point sur une première partie. Une entame de soirée parfaite, posant les bases d’une haute intensité et d’une ambiance électrique dans le CCO. Que dire de plus si ce n’est de ne pas perdre une seconde et de les découvrir en live ou en album. Voir les deux.

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Bukowski

Est-ce nécessaire de présenter la formation parisienne et son puissant Stoner ? Je ne pense pas. Certains d’entre vous se rappelleront sûrement l’énorme set de la formation au Ninkasi Kao en décembre dernier avec Mass Hysteria. Aujourd’hui c’est avec Dagoba qu’officie Bukowski. D’emblée, le quartet nous met au défi de le suivre. D’une part par sa musique, d’autre part par des vannes plus ou moins accessibles par le public. Bref, après cette petite note d’humour, continuons. Les Parisiens débordent d’énergie et veulent encore une fois mettre la barre très haute. Le moins que l’on puisse dire est que niveau technique, ça réussi. Cependant, à force de vouloir trop en faire des fois, on se casse les dents. Car si la qualité est là, le reproche majeur que l’on pourrait faire serait de ne pas parler pour ne rien dire entre les titres. En effet, cela casse le rythme. Mais bon, mis à part ce bémol, la puissance, la technique et la volonté de progresser à chaque prestation se font largement sentir. On ne leur jettera alors aucune pierre. Au contraire, au vu de l’engouement, Bukowski à encore frappé un grand coup et on a hâte de les retrouver sur scène rapidement.

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Dagoba

Dernière ligne droite avant la fin de soirée. Pour ce faire, il faudra en passer par le rouleau compresseur Dagoba. Vous ne connaissez pas le groupe ? Mais où étiez-vous ces dernières années ? Il faut sortir ! Parlons de la prestation au lieu de sortir des vannes pas drôles. C’est ce que vous devez sûrement penser. Ne vous inquiétez pas, ça arrive car les lumières du CCO s’éteignent, ne laissant qu’un halo bleu sur la batterie du monstre Franck Costanza, venant s’installer tranquillement derrière ses futs. Comme à son habitude Franck reste debout avec ses deux mains posées sur les cymbales, histoire de faire monter la chaleur et l’énergie avant l’entrée de ses comparses. Puis, d’un coup, le démarrage s’effectue en trombe et la guerre dans le CCO peut commencer. Walls of death, pogo et circle pits s’enchainent, libérant la tension de la journée de travail de chaque spectateur. Shawter (chant) est une grande forme et offre un set magistral. La sueur se fait sentir et nous commençons à dégouliner. Une bonne climatisation ferait du bien. Mais c’est ça le bonheur. On se rappellera la prestation tonitruante des Marseillais en septembre 2014 ici même qui aura laissé des séquelles. Aujourd’hui, c’est bien parti pour continuer. Tout simplement parfait. Le set s’enchaine si vite que nous ne voyons pas passer les minutes et quand nous arrivons au terme de la dernière chanson avant le rappel, c’est un sentiment de tristesse qui nous envahit. Dommage, c’est toujours trop court. Cependant, qu’il est agréable de pouvoir assister à de telle prestation. Cela nous permet de nous évader de nos vies et de nous libérer des rouages de l’humanité. Au moment de conclure son set, Dagoba nous offre un finish explosif avec l’entrée de Julien Dottel (Bukowski) pour mettre un point final à cette soirée.

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Après une photo avec les membres des groupes réunis sur le plateau du CCO, nous partons en direction de la sortie. Merci à Sounds Like Hell pour cette affiche et une nouvelle fois une organisation au top.

Elovite