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En cette journée du 1er avril dédiée aux farces, je me rends au CCO pour une affiche des plus destructrices. Au programme de la soirée organisée par Sounds Like Hell Productions, les Britanniques de One Machine puis un des piliers du Thrash Metal américain : Overkill.

One Machine

C’est le jeune groupe britannique One Machine qui à la lourde tâche d’ouvrir le bal. D’entrée, soit on accroche soit non.  En effet, on a la sensation que la formation londonienne manque d’un petit quelque chose. Si une partie du public n’arrive pas à se mettre dans le ton du Thrash proposé par One Machine, le reste des spectateurs se laissent entrainer. Il est vrai que peut-être avec un son légèrement moins fort, nous pourrions aisément nous retrouver tous plongés au cœur de la mêlée. On peut se sentir mitigé et ne pas trop savoir quoi penser. Cependant, les qualités du groupe sont là. Le guitariste Jamie Hunt et le chanteur Chris Hawkins relèvent le niveau de la prestation grâce à une très bonne présence scénique. Nous noterons tout de même que la grosse majorité des spectateurs ne feront plus qu’un pour féliciter le set de One Machine à l’issue de leur dernier titre. Un groupe à voir dans d’autres conditions car si je n’ai pas eu d’étincelle, les Anglais peuvent sûrement surprendre  dans un contexte différent. À revoir.

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Overkill

Depuis le temps que j’attendais de voir Overkill, c’est en compagnie de mes deux petits frères que je vais assouvir ma soif de Thrash Metal américain. Après une demi-heure d’attente, les lumières du CCO s’éteignent et nous nous retrouvons plongés dans le noir. On sent la chaleur et l’envie grandissante parmi les spectateurs se pressant de plus en plus contre la scène. Quoi de plus normal ? Puis d’un coup, ça explose et Overkill fait son entrée sur scène. D’emblée, le public se déchaine face à la puissance des piliers du Thrash américain. La formation en grande forme donne tout ce qu’elle a dans le ventre. Les circle pit et les pogos font rage au milieu du CCO tandis que le premier rang lutte pour rester en position. Mais que c’est bon de voir ça. Bobby Ellsworth alias Blitz (chant) semble retrouver une deuxième jeunesse, même si le bonhomme doit prendre des pauses bien méritées pour souffler. On l’excusera car il m’est avis que certains n’auront pas son peps dans quelques années. Trêve de plaisanterie, il faut être sérieux. Mis à part les pauses, mister Blitz démontre que sa voix est toujours intacte et que son envie est telle qu’au premier jour. Il en est de même pour Derek Tailer (guitare) jouant avec le public dès les premières secondes. Lançant des médiators avec figure ou en les collant sur les fronts de certains spectateurs. Vivre des instants comme ceux-ci est unique. Nous profitons donc de chaque morceau joué. En effet, avec des titres comme Hammerhead, Overkill ou comme Fuck You (joué en dernier), comment ne pas se sentir transcendé dans une telle ambiance de folie furieuse. Le titre Fuck You est parfaitement choisi pour conclure ce set puisque les spectateurs s’uniront pour reprendre en chœur les « We don’t car, what you say ? Fuck You !!! », levant tous les doigts en l’air. Quand le set prend fin, on peut lire la déception sur les visages car nous aurions bien continué quelques heures de plus avec Overkill. Mais il faut bien une fin à tout.

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Le temps de discuter, nous nous dirigeons tranquillement vers la sortie du CCO mais si certains pensent déjà à leur prochain concert, nous ne pouvons qu’avoir une petite pensée pour l’exquise soirée venant de se terminer dans la salle villeurbannaise. On remercie une nouvelle fois Sounds Like Hell Productions pour sa nouvelle soirée maniée à la perfection, sans aucun accro. Vivement la prochaine.

Elovite