Stream Of Passion

En plus de la découverte de plusieurs groupes comme Evolvent et Elyose, cette date est aussi l’occasion de découvrir le Backstage dans le Bar O’Sullivan. Et ce l’on peut dire c’est que cette salle est très sympa. Assez grand et lumineux, le lieu donne envie. La question qui reste en suspens est surtout si la qualité du son sera au rendez-vous. Et c’est le groupe Evolvent qui ouvre la danse de cette soirée symphonique.

Evolvent

Quel set rapide ! À peine cinq chansons pour une vingtaine de minutes ! C’est extrêmement court. Le quintet nous offre un métal symphonique très classique dans sa composition et ses arrangements. Le tout étant plutôt bien exécuté par des musiciens très investis. Le son de la salle est très agréable, chacun des instruments s’entend bien et la voix est bien mise en avant sans pour autant couvrir les autres sections. Malheureusement, elle semble perdre en puissance dans les aigues alors que le timbre est très agréable à l’oreille, rappelant parfois Tarja. On peut aussi noter que le quintet ne tombe pas dans l’utilisation abusive de samples, ce qui laisse aux instruments la possibilité de s’exprimer pleinement. Mais, malheureusement, le manque d’originalité pèche parfois tant on a l’impression d’avoir déjà entendu les morceaux proposés par le groupe. Mais la qualité des musiciens permet au public de passer un bon moment. Un groupe qui ne cherche pas à renouveler le genre mais simplement à faire ce qu’il aime. Le groupe signe ici un set court et sympathique pour sa dernière apparition sur scène sous le nom d’Evolvent, sous des applaudissements présents mais assez timides. En bref, une prestation sympathoche mais à réserver au fan du style.

Elyose

Les réactions du public étaient timides sur Evolvent. Là, c’est pire. Les réactions quant à la musique du quintet semblent extrêmement mitigées. Et c’est assez dommage. Certes, le groupe s’éloigne du carcan du métal symphonique en proposant un mélange d’arrangement orchestral et de sons industriels. Les riffs sont bien plus rentre-dedans, plus proches du métal extrême que du symphonique. La voix lead revient quant à elle dans cet univers, et le mélange des genres fonctionne très bien. Cette voix est posée, maitrisée et offre une belle présence à l’interprète. Les autres musiciens ne sont pas en reste, proposant de gros riffs martiaux appuyés par une section basse/batterie extrêmement en place. Justine se permet même certaines incursions parlées voire screamées, rappelant Candice de Eths. Le son est lui aussi au rendez-vous, même si quelques larsens viennent faire leur apparition. Une très bonne prestation pour un groupe original. À suivre.

Asylum Pyre

Attention, là, ça ne blague plus ! Le pote Steve de Malemort, venu en remplacement du bassiste officiel, a sorti la basse six cordes ! Pourquoi ? Pour se la péter, tout simplement. Il est vrai que la musique d’Asylum Pyre ne se prête pas forcement au groove que peut permettre ce genre d’instrument. Peu importe, le copain est là pour s’amuser et groove en compagnie du batteur. Et ça fait plaisir à voir. La musique d’Asylum Pyre reste, elle aussi, très classique dans le genre. Mais le quintet sait y faire. Les guitaristes sont très en place, balançant les riffs parfois planants ou un peu agressifs, toute proportion gardée concernant le style. Et que dire niveau voix. Et bien Chaos Heidi sait y faire. Sa voix est extrêmement maitrisée et très en place. Le public est bien plus réceptif à leur musique que pour les autres groupes précédents. Mais la dualité du sérieux de la section guitare et du groove total de la section rythmique offre un spectacle extrêmement plaisant. Une nouvelle fois, la prestation est fort sympathique mais à réserver aux fans du genre.

Stream Of Passion

Le public est fin prêt à accueillir ceux pour qui il a fait le déplacement. Accueillis sous des tonnerres d’applaudissements, le groupe balance ses riffs, eux aussi, très classiques du style symphonique. Mais l’expérience du groupe leur confère une présence incroyable sur scène. Marcella prend la scène comme si c’était sa deuxième maison. Sa voix chaude met à genoux le public par sa qualité. Puissante et maitrisée, elle est très bien mise en valeur par un son quasiment parfait. Tout s’entend parfaitement, offrant une puissance qui manquait aux groupes précédents. Evidemment, les compositions restent très classiques elles aussi mais possèdent un petit côté progressif qui les démarquent un peu de la scène de manière générale. Chaque musicien est en place et offre un  spectacle de qualité. La soirée se termine sur une note très positive, riche pour les amateurs du genre. Le public semble conquis.

Ludwig Cain