Korpiklaani (7)

Lundi 18 avril. La saison d’hiver de votre serviteur tire à sa fin et je profite donc de ces périodes creuses pour reprendre la direction des salles de concert en France avant mon départ pour deux ans à l’étranger. Aujourd’hui, c’est une nouvelle fois Sounds Like Hell Productions qui se colle à l’organisation de la soirée affichant sold out, la quatrième fois depuis le début de l’année. Au programme, les deux formations finlandaises Moonsorrow et Korpiklaani qui se produiront sur le plateau de la salle villeurbannaise, le CCO.

Moonsorrow

moonsorrow (31)Il est environ 19h45 quand Moonsorrow attaque son set d’une durée de près d’une heure quinze. Autant dire un bon set d’ouverture, c’est aussi agréable quand un seul groupe ouvre une affiche. Revenons au direct. Quand les Finlandais démarrent leur prestation, nous nous retrouvons plongés dans un univers sombre et mystique. Le bleu et le rouge, les lumières les plus constantes du set de Moonsorrow, dégagent une sensation d’envoûtement. Si on ferme les yeux, nous pourrions nous retrouver dans un château lié à Game Of Thrones ou encore dans des passages sombres du Seigneur des Anneaux. La musique lourde et mélodique des Finlandais donne un aspect étrange à l’ambiance du CCO car le public écoute en laissant s’imprégner du monde créé par la formation nordique. On ressent bien le côté ténébreux et mystique de la période viking. Je ne sais pas trop comment vous l’expliquer mais j’ai l’impression que les dieux scandinaves peuvent à tout moment arriver et m’emmener au Valhalla. C’est vous dire ce que dégage musicalement Moonsorrow sur scène. Envoûter une salle entière n’est pas une chose aisée. Quand vient le dernier titre des Finlandais, c’est une salle acquise à leur cause qui acclame avec ferveur la fin magistrale du set.

moonsorrow (37)

Korpiklaani

Korpiklaani (7)Il est l’heure du Pagan tant attendu de Korpiklaani. Mais dès le premier titre, on sent une salle mitigée. Par contre, au fil des minutes une grosse majorité de la salle se laissera porter au gré du violon et de l’accordéon. Cependant, cela ne reste que mon avis, je trouve que la musique à l’origine percutante des Finlandais manque de peps. En effet, les titres s’enchainent et, scéniquement, il manque l’énergie qui fait la singularité de Korpiklaani. Toutefois, l’ambiance au fil des minutes monte de cran en cran. Il faudra attendre l’un des classiques des Scandinaves, le titre Metsämies, pour que la salle se retrouve unie sous la même bannière. Les seuls morceaux qui mettront tout le monde d’accord seront les deux derniers titres Vodka et Beer Beer qui seront repris en chœur par le public. Quand le set prend fin, on a de quoi rester sur sa faim. Est-ce dû aux nouveaux morceaux joués moins efficaces en live ? À la voix moins percutante de Jonne Järvelä ? Ou à autre chose ? En tout cas, si le public a eu l’air d’apprécier la prestation de Korpiklaani, l’ingrédient qui les caractérisait fut absent.

Korpiklaani (2) Korpiklaani (37)

Il est temps de sortir de la salle qui prendra du temps ce soir, car des vols de portable auront été effectués ce soir-là . Mention spéciale à l’équipe de sécurité pour leur efficacité puisque les téléphones auront été retrouvés. Dommage de ne pas avoir attrapé le voleur. Quoi qu’il en soit, une bien belle soirée se termine de nouveau malgré un set en demi-teinte de Korpiklaani et une baffe en plein visage grâce à Moonsorrow. Merci une nouvelle fois à Sounds Like Hell Productions pour ses concerts.

Elovite (récit) et Franck (Photos)