Genre : Thrash Metal - Sortie : février 2016

Genre : Thrash Metal – Sortie : février 2016

Dead Cowboy’s Sluts est originaire de Paris et a vu le jour dans la ville lumière en 2010. La formation évolue sous la forme d’un quintet et se compose de Benjamin au chant, de Mathieu et Pierre aux guitares, de Morgan à la basse et enfin de Guillaume à la batterie. Après un premier album sorti en 2012 et intitulé The Hand Of Death, le groupe nous revient avec son nouvel album répondant au nom d’Obedience. Sachez enfin que cet album sort chez les p’tits gars de chez M&O MUSIC. Alors un conseil, accrochez-vous parce que vous allez avoir mal.

Du temps, quand quelque chose vous apparait spécial, il faut prendre son temps. C’est exactement ce que votre serviteur du jour s’est dit à l’écoute de cet album. Une première écoute, un début de chronique, presque bouclée assez rapidement et puis, plusieurs écoutes, l’envie de revenir sur le texte, d’en choisir chaque mot afin que cela siée au plus juste, au plus près de la musique. Car devant un album majeur, oui majeur, on se doit de faire de son mieux. C’est probablement ce que les musiciens de Dead Cowboy’s Sluts on fait. Ils on fait de leur mieux pour nous servir leur œuvre et cela se voit. D’œuvre, nous pouvons même parler de chef d’œuvre. En effet, de temps à autre, il est des albums qui touchent au parfait. Des albums qui vous laissent une marque indélébile dans votre souvenir, voire même dans votre chair. Il est si réjouissant de voir un album de Thrash Metal flirter avec les sommets. Ce genre musical demande une approche technique mais aussi une certaine mentalité. Oui le Thrash Metal n’a pas besoin d’artifices, le genre se suffit à lui-même. Dead Cowboy’s Sluts l’a bien compris et a parfaitement assimilé cet état de fait. Ils ont la grinta en eux, la mentalité qui l’accompagne. Bref, ils sont vrais. Leur musique est un virus, plus efficace et néfaste qu’un Ebola et un Zyka qui fusionneraient. Partners In Crime agit comme un détonateur sur vos sens, prélude à l’hémorragie de masse. Tu quittes la place ou tu trépasses.

Et puis, il y a cette voix qui vocifère et vomit l’enfer. Ce chant qui vous éraille les tympans tant il est puissant. Une réussite. Une réussite qui ne saurait être sans un son à la rare efficacité, le travail est bien fait, analysé et pensé pour un rendu qui te traverse la tête depuis les oreilles jusque dans ton… Tu l’auras compris ami metalleux, ici, c’est l’annihilation à grande échelle comme sur Oak Trail, véritable caviar de nitroglycérine, extrait de concentré de mort où chaque riff d’éviscère un peu plus à chaque aller/retour de médiator. Toutes les compositions sont affûtées comme mille rasoirs où vous devriez marcher pieds nus, lesté d’un poids de cinquante kilos sur vos épaules. Vous pouvez imaginer aisément les conséquences. On croirait entendre les dieux Exodus ou Testament, la rage d’un Slayer en plus. Alors douze titres pour passer de vie à trépas, nous sommes gâtés. L’excellent Goddamn vous délivre une ambiance particulière avec un riff se faisant plus lourd passé les deux minutes, assourdissant de lourdeur incontrôlée mais ô combien maîtrisée par le quintet. Violence, tout est dans le titre alors pourquoi en rajouter ? Ah si, juste une chose, dans la fosse avec ce titre vous êtes mort, sachez-le, mais ce n’est pas grave. Red Light District vous pénètre telle une lame de sabre que l’on vous rentrerait dans le ventre centimètre par centimètre, en prenant son temps bien sûr, comble du raffinement.

Il vous faudra aussi retenir Killing The Weak, When Sun Goes Down pour son aura si particulière, tellement étouffante avec ces changements de tempo. Enfin, Haunted et Ghosts sont deux claques dans la tête d’un être détesté. La dernière citée est simplement parfaite de démence et d’agressivité. Ami métalleux et amie métalleuse, si tu ne cours pas acheter cet album, il t’en cuira et chaque membre de Sons Of Metal te poursuivra. Tu ne pourras ni fuir ni te cacher. Alors pour que ton monde soit beau, va claquer pour cet opus la somme d’euros qu’il te faut.

Dead Cowboy’s Sluts, ce nom ne saurait rester dans « l’anonymat ». Ce groupe doit se préparer au succès, au gros succès, celui qui vous fait changer de rang, de catégorie. Ces cinq cavaliers de l’apocalypse viennent d’écrire une page essentielle du Thrash Metal hexagonal. À vous, amis métalleux, de la rendre internationale. Merci pour le travail accompli sur cet album, messieurs. Bonne route et respect.

Pat

Tracklist :

  1. Partners In Crime
  2. The Bitter Taste Of Sin
  3. Oak Trail
  4. Goddamn
  5. Obedience
  6. Violence
  7. LH 1051
  8. Red Light District
  9. Killing The Weak
  10. When Sun Goes Down
  11. Hauted
  12. Ghosts

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/deadcowboyssluts

Bandcamp : http://deadcowboyssluts.bandcamp.com/album/obedience-2016

Clip de Partners In Crime : https://www.youtube.com/watch?v=10KXqDixGcI