Avantasia (7)

C’est reparti pour une virée chez nos voisins suisses, direction le Z7 à Pratteln. Et oui, on ne change pas ni les bonnes habitudes ni les bons lieux. Je ne change pas non plus ma pause rituelle au lac de La Gruyère, où persiste encore quelques traces de neige depuis mon dernier passage en février dernier pour Behemoth. Bien sûr, les montagnes restent blanches. Cette fois-ci, pas de contretemps sur les routes. Du coup, j’arrive en avance. Le Z7 affiche complet depuis un bon moment pour ses deux dates (24 et 25 mars 2016). Il faut dire que la bande de Tobias Sammet ne fait pas semblant et celui-ci a su bien s’entourer pour son Metal rock opéra depuis plus d’une bonne quinzaine d’années.

Avantasia (1)Ce soir, Avantasia va nous conter les aventures de Ghostlights, le dernier opus en date. La scène se présente comme celle d’un théâtre aux décors de la pochette où le fantôme des lumières erre derrière les ruines et les marches descendent jusqu’à la scène. Pendant que l’intro de Richard Strauss (Ainsi Parlait Zarathoustra) retentit haut et fort dans la salle,  arrivent en haut des marches Felix Bohnke (batteur), Miro Rodenberg (clavier) puis Amanda Somerville suivit par Herbie Langhans qui se place à côté de Miro en arrière de l’avant-scène. Les autres musiciens arrivent sur le côté de la scène. Avantasia débute son concert par Mystery Of A Blood Red Rose où Tobias Sammet apparaît descendant ces mêmes marches. Nous sommes d’emblée plongés dans une ambiance chaleureuse et puissante qui annonce le ton des trois chansons qui vont suivre. Tobias semble en forme ainsi que le reste de la bande. La voix de Michael Kiske (ex Helloween) résonne à son tour sur Ghostlights.

AvantasiaTout au long de ce concert vont se succéder toutes une pléiade de chanteurs tel que Herbie Langhans (Beyond The Bridge, Sinbreed) où sa voix plus grave se démarque agréablement au dessus des autres. La seule femme de la bande, Amanda Somerville, apporte sa douceur. Ronnie Atkins (Pretty Maids), Bob Catley (Magnum), Jørn Lande (Jorn, MasterPlan) et Eric Martin (Mr Big) sont arrivés plus d’une heure après le début du concert ainsi qu’Oliver Hartmann à la guitare qui prendra aussi de temps à autre le micro. Tout ce beau monde prend son rôle à cœur. Les chansons se succèdent les unes aux autres comme une mécanique bien huilée, entrecoupées par quelques anecdotes que Tobias nous raconte en allemand mais, heureusement, il parle parfois en anglais afin que le public non germanophone puisse comprendre un peu mieux, surtout lorsque l’on voit ses voisins se marrer à propos des blagues qu’il aime raconter.  De nombreux fans français et italiens ont fait le déplacement pour ce spectacle hors du commun, on devine que certains ont dû faire les deux dates. Pourquoi s’en priver ? Le public est plongé dans ce conte fabuleux où il y règne une bonne ambiance. Les fans resteront actifs durant une grande partie du spectacle mais faiblissent un peu sur la fin.

Avantasia (2)Pour la majorité des titres, nous retrouvons un ou deux chanteurs, principalement Tobias mais nous voyons aussi arriver de toutes part Jørn Lande, Amanda Somerville, Herbie Langhans et Eric martin. Pour le titre The Wicked Symphony, nous avons droit à un superbe face à face entre  Amanda et Jørn. Cette performance se répétera sur d’autres titres comme Stargazers avec Michael Kiske, Jørn Lande, Ronnie Atkins et Bob Catley. Avantasia fait le tour de tous ses albums, du premier au dernier. Aucun n’est laissé de côté. Les guitaristes Sacha Paeth et Oliver Hartmann nous livrent leurs plus beaux soli. Les uns les autres errent à leur guise au milieu des ruines de Ghostlights, tantôt au devant de la scène, tantôt en haut des ruines, d’autres fois se croisant.

Avantasia (4)Finalement, lorsque nous allons voir Avantasia, ce n’est pas un concert auquel  nous assistons mais bel et bien à un opéra. Un opéra rythmé au son du Power Rock Metal, le tout orchestré, composé, écrit par la main de maître de Tobias Sammet. Twisted Mind et Dying For An Angel viennent clôturer cet opéra de trois heures en un seul acte. Nous croyons que c’est terminé mais non, la troupe de Tobias revient sur scène avec Amanda Somerville pour Lost In Space suivit de Sign Of The Cross/ The Seven Angels avec tous les chanteurs.

Au final, nous avons assisté à trois heures et demi de spectacle où chacun à donné le meilleur de lui-même. Pas un seul temps mort, une troupe toujours enjouée qui sait surprendre son public par les différentes apparitions des chanteurs et surtout leurs prestations, les anecdotes et plaisanteries de Tobias ainsi que celles de Michael Kiske.

Un grand merci à Avantasia et le Z7 pour ce fabuleux spectacle.

Melissa

Avantasia (5)