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En ce long week-end et jeudi de l’Ascension, RPO – Rémi Perrier Organisation, en accord avec Base Production, se lance dans l’organisation d’un concert avec un nom de la scène française qui n’est plus à présenter. On va voir si vous faites bien vos devoirs. Mouss ? Vous répondez Mass Hysteria, bien sûr. Mais ce soir, l’afflux de spectateurs sera assez étrange. Quand je dis ça, c’est un doux euphémisme.

En effet, Mike et moi-même arrivons vers 19h00 devant l’entrée de la Belle Électrique et à notre grande stupeur : personne ? Incroyable. Nous nous approchons et demandons à la sécurité si c’est ouvert et ils nous répondent : « Bien sûr, pour l’instant seulement une dizaine de personnes sont à l’intérieur. » C’est donc avec des yeux ébahis que nous décidons d’entrer dans la salle. La place ne manquant pas, nous décidons de prendre l’air sur le balcon, la soirée ne débutant finalement qu’aux alentours de 20h30. Pour cause, un seul groupe est prévu ce soir et c’est Mass Hysteria. Dommage, à quelques pas d’ici, à l’Ampérage, se trouve Andreas et Nicolas, ce qui coupe le public en deux. Bon, nous serons tous de même environ cinq cent personnes pour une salle d’une capacité de mille.

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Il est l’heure, les lumières s’éteignent et nous voici lancés à pleine bombe dans la folie de Mass Hysteria. La majorité du public placé dans les gradins descend d’un coup dans la fosse pour venir faire la fête. Pendant que la musique fait rage, avec les collègues photographes nous prenons la direction du pit (d’ailleurs, nous ne sommes pas nombreux, quatre au total). Cool, on va pouvoir shooter tranquillement. Mais la grande surprise est que le management du groupe et la salle nous laissent tout notre temps pour faire notre travail. C’est vraiment super appréciable de ne pas être pressé par les trois titres habituels.

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Assez tergiversé. Pendant que nous faisons notre boulot, le groupe à lancé le rouleau compresseur. La température de la salle étant agréable, nous profitons bien du set de Mass Hysteria. Rien à voir avec le concert du 3 décembre 2015 au Ninkasi Kao où la salle s’était littéralement transformée en enfer.  Le son encore une fois parfait dans la salle envahit chaque corps présent dans la Belle Électrique. C’est tellement agréable de profiter d’un set comme celui-ci dans ces conditions. Un public en feu qui repart de plus belle à chaque fois que Mouss lâche un de ses emblématiques « ça va les furieux ?! ». L’instant est tout simplement magique. On a la sensation que le groupe ne regarde pas le temps et pourrait jouer toute la soirée. Fréderic Duquesne (guitare) qui a rejoint il y a deux ans Mass Hysteria, quittant Bukowski, donne puissamment de sa personne d’entrée de jeu. De l’autre côté de la scène, Yann Heurtaux (guitare) nous ravit par ses riffs énergiques. D’ailleurs, ce pourrait être un jeu de tennis à celui qui envoie le plus gros tout en étant arbitré par Atom (basse). Que dire de Raphaël Mercier (batterie) qui nous offre un set du tonnerre. Le public profite tellement que Mouss rejoindra les furieux dans la foule le temps d’un titre pour chanter avec eux et mettre le feu à la salle qui est déjà bien enflammée. Sur l’un des titres avant la fin du set, Mass Hysteria fait monter les femmes et les enfants pour danser sur scène. Une petite fille âgée de neuf ans se verra propulsée dans le public pour le premier slam de sa vie. Autant vous dire que le souvenir de ce concert restera gravé dans sa mémoire à jamais. Puis la fin arrive trop vite après environ deux heures de prestation tonitruante. Snif, nous aurions bien continué encore plus mais toutes les bonnes choses ont une fin.

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Il est maintenant l’heure de quitter la Belle Électrique. En tout cas pour ce dernier concert sur le sol français avant une longue période. Votre serviteur aura bien fini car un set de Mass Hysteria est toujours prometteur. Merci à RPO – Rémi Perrier Organisation et Base Production pour cette superbe soirée.

NB : Je vous invite à suivre mes péripéties en Australie et au Japon car de nombreux concerts seront couverts sur ces terres lointaines (The Screaming Jets, Massive, Primal Fear, Eluveitie…). Et oui, même à 17 000 kilomètres de notre bonne veille France, Sons Of Metal vous offre de magnifiques articles.

Elovite

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