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Plus que deux semaines avant le départ de votre serviteur au pays des kangourous et des wallabies et pour finir les belles dates lyonnaises, je me rends sur mon dernier concert à Lyon pour une soirée 100% Death Metal, signée de nouveau Sounds Like Hell Productions. À l’affiche, les Hollandais de Bodyfarm puis un des piliers du genre Death Dta, le tout dans la salle du Ninkasi Kao en ce dimanche 24 avril 2016.

Bodyfarm

On attaque la soirée par la formation hollandaise Bodyfarm. Comme beaucoup, votre serviteur découvrira pour la première fois cette talentueuse formation. Petite histoire, Bodyfarm fut créé en 2009 et possède déjà trois albums. Ceci étant dit, nous voici lancés dans la soirée. Bodyfarm ne fait pas dans la dentelle et fonce comme un rouleau compresseur. Certains titres feront penser par moment au Death’n’Roll de Debauchery, mais la touche personnelle du groupe ne laisse pas indifférent. La puissance, la technique et la volonté sont de mises. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela fonctionne. En effet, le groupe déborde d’énergie et déverse une vague déferlante destructrice sur le public du Ninkasi Kao. Dommage que les gens ne soient pas plus près de la scène car l’ambiance pourrait devenir électrique. Mais voyons les choses du bon côté, cela nous permet d’assister à un excellent set sans être compressé car ce ne sera pas le cas pour Death Dta.

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Death Dta

Quand Death Dta entre en scène, l’espace qui nous avait permis de profiter pleinement de Bodyfarm disparait. En ce dernier dimanche des vacances lyonnaises, le public a besoin de se réchauffer et devenir fusionnel. Dès le démarrage, les Américains tapent dans le tas avec un Death technique ultra puissant ravageant la salle. Nous nous retrouvons dès lors entrainés dans les pogos, walls of death et circle pits qui n’avaient pas pris pendant le set des Hollandais. Le set est calé à merveille et Chuck Schuldiner (chant/guitare), bien en voix, nous montre tout son talent de frontman grâce notamment à des riffs et une technicité ravageuse. Mais ce qui est le plus bluffant est l’immense bassiste Steve Di Giorgio. En effet, le bonhomme à lui tout seul pourrait tenir un set tant l’aura qui l’entoure envoûte. Là où Steve Di Giorgio surpasse tous ses compères est son niveau de jeu incroyable, que ce soit à la basse à six cordes ou à deux cordes (sans frettes, bien sûr), la prestation est de taille. D’ailleurs, peut-être que certains ne soient pas d’accord avec moi mais si vous l’enlevez de la formation, le reste serait bancal. Dommage quand on connaît la qualité de Death Dta, l’un des piliers de la scène Death Metal.  En tout cas, ce fut une prestation tout à fait correcte qui aura ravi une bonne partie du public.

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Encore une très bonne soirée du début à la fin proposée par Sounds Like Hell Productions. Les Hollandais de Bodyfarm qui personnellement m’aura scotché, et Death Dta m’aura laissé sur ma faim. Quoi qu’il en soit pour une de mes dernières soirées sur le sol français, c’était parfait.

Elovite