Genre : Hardcore - Sortie : 25 mars 2016

Genre : Hardcore – Sortie : 25 mars 2016

Whatever It Takes nous vient de la terre voisine de Belgique. Le combo qui évolue sous la forme d’un quatuor composé de Tim à la guitare et au chant, de Hans au chant, de Nico à la basse et enfin de Nick à la batterie, vient nous présenter en grandes pompes et à coups de pompes son deuxième album intitulé Deathblow. Préparez-vous à quelques secousses. Enfin, sachez que ce suppositoire atomique sort une nouvelle fois de chez les p’tits gars de BDHW Records. Prenez une petite Kriek, asseyez-vous et c’est parti.

À en juger par la photo, le pauvre gars au sol n’a pas dû entendre l’arbitre compter jusqu’à dix. Avez-vous vu l’état du type au sol ? Mais que lui est-il donc arrivé ? Un uppercut droit au menton et terminé/bonsoir ? Et bien non ! Le gars vient d’écouter le dernier Whatever It Takes répondant au doux nom de Deathblow et vient d’y laisser ses chicots. Méfies-toi, si tu penses naïvement que cet album s’écoute comme un album lambda, et bien tu finiras comme le gars sur la pochette. C’est-à-dire par terre, ami métalleux. Cela vaudra aussi pour toi la demoiselle métalleuse, toute contente de ton nouveau tatouage et qui l’exhibe fièrement à ta copine, sans te méfier que l’album tourne sur la platine et vient d’égrener les premières notes de l’intro intitulée Intro, ce qui tombe magnifiquement bien, en fait. Prélude à la rage, ce petit instrumental pose un riff typiquement Metal et quelques notes acoustiques viennent planer sur ledit riff. Quant à la rage, elle arrive sur le titre suivant, Deathblow, où le chant de Hans ne se montre pas seulement éraillé et puissant mais délivre aussi une profondeur où seul un spéléologue aguerri pourrait en venir à bout. Cette voix ajoute un plus indéniable, tel le nappage de chocolat chaud sur une glace à la menthe. C’est terriblement bon tout ça, vraiment, le chant est impressionnant.

Les compositions filent et défilent sur le même tempo agressif, brutal mais aussi technique et parfaitement maîtrisé. Un exemple ? Teddybear Bastard et son break de fin où ce subtil petit solo de guitare vient rehausser un ensemble déjà porté bien haut. Ne vous y trompez pas, amis métalleux, cet album est d’ores et déjà à ranger parmi les grands, voire les futurs très grands. Il est à noter que figure en guest Sven, le hurleur de chez Aborted. Dashboard Devils ou comment ressentir la lourdeur te comprimer lentement mais sûrement. Qualité, brutalité, efficacité, on va tous crever. Mainstream Dog sonne et résonne comme le titre étant orienté le plus Metal dans l’esprit. Mais le fil rouge cet opus qui te secoue et tue tes puces reste le Hardcore pur et dur, comme celui entendu sur Cold Blooded Discharge, où là encore le chant se montre imparable et semble inusable, c’est impressionnant. Vraiment, Whatever It Takes a placé la barre très haut. La force de cet album saura fédérer les inconditionnels du genre mais pas seulement, et là où le groupe se montre très fort, en s’ouvrant à une plus grande audience tout en ne reniant pas ce qu’il est et sera toujours. Paying Prices ou l’excellent Champagne Whores continuent de faire couler mesure et démesure dans un même temps. Choix cornélien que d’extraire un titre plus qu’un autre dans cet ensemble qui n’a pas de faille, Bring It On pourrait être celui-là tant il concentre à peu près tout ce que contient cet album en forme de parfait résumé.

Enfin, il reste à aborder la question du son de cette galette qui se montre à la hauteur des compositions. Un soupçon de pêche en plus sur la batterie eut été parfait, mais ne nous plaignons surtout pas car la production est d’un assez haut niveau dans ses grandes largeurs. Un son comme ça tous les jours et nous sommes preneurs ! L’orgie auditive se termine par Dirty Rat Race et le terrible DHM, monument de nervosité et de démence. Profitez-bien amis métalleux, ce n’est pas tous les jours que nous pouvons avoir droit à tout cela.

Whatever It Takes, en résumé, c’est une marmite de plomb en fusion que l’on vous forcerait à boire lentement, très lentement, pour en apprécier chaque goute. Deathblow fait partie de ces albums qui marquent et qui laissent leur marque pour longtemps. Son Hardcore gonflé au gros Metal est un vrai régal tant il emballe et fait mal. Amis métalleux et fifilles métalleuses, on fait quoi ? On se bouge et on achète l’album de ces amis belges.

Pat

Tracklist :

  1. Intro
  2. Deathblow
  3. Teddybear Bastard
  4. Dashboard Devils
  5. Mainstream Dog
  6. Cold blooded Discharge
  7. Paying Prices
  8. Champagne Whores
  9. Bring It On
  10. Dirty Rat Race
  11. DHM

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/whateverittakes2005

Clip de Champagne Whores : https://www.youtube.com/watch?v=rUMI1K1NAXA&feature=youtu.be

Clip de Paying Prices : https://www.youtube.com/watch?v=66Sx-PpPZ-U