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Après Eluveitie la veille, je m’attaque en cette soirée du 21 mai 2016 au Punk Hardcore mélodique des Américains de A Wilhelm Scream. Pour l’occasion, je me rends au The Factory Floor qui affiche complet. Autant dire que ca va cartonner. Pour leur tournée australienne, la formation américaine est accompagnée par le groupe The Decline, originaire de Perth (côte ouest-australienne) sur leurs huit dates dans le pays des kangourous.  Déjà trois dates affichent sold out pour ce tour. Cela promet, car généralement cela veut tout dire. Ce soir, les deux groupes seront accompagnés par Dividers et Nerdlinger.

Dividers

C’est Dividers qui à l’honneur d’ouvrir la soirée. Déjà, les 250 personnes attendues ce soir sont présentes. Cependant, sur la demi-heure de jeu du groupe, c’est étonnant de ne voir personne bouger. Les spectateurs attendent-ils quelque chose en particulier ? Aucune idée. Mais pour une soirée Punk Rock, pour l’instant, c’est calme. Côté jeu, la formation fait le boulot avec une musique festive et entrainante. Même si le public est bien calme, tous se laisseront envahir par cette chaleureuse prestation que nous offre Dividers. Les applaudissements concluant chaque titre reflètent parfaitement la qualité du set du trio.

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Nerdlinger

Rapide changement de plateau, on enchaine rapidement par la formation Nerdlinger, originaire de Sydney. Là, on sent un léger changement d’ambiance car les spectateurs restés en retrait sur Dividers se rapprochent doucement de la scène. Je dis doucement car cela n’est pas une chose flagrante. Avec Nerdlinger, on passe un cran au-dessus au niveau puissance. Cependant, ce n’est toujours pas cela qui lancera le public. Mais que leur faut-il pour ce lâcher ? Mystère. Quoi qu’il en soit, tout comme Dividers avant eux, la formation fait le boulot et le fait bien. Bref, un set correct en tout point, avec un très bon dynamisme sur scène mais qui aura manqué de peps au sein du public.

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The Decline

Depuis le début de la soirée, le public est bien calme mais c’est sans compter le fait que les spectateurs attendaient en fait l’entrée en scène du groupe tout droit venu de Perth : The Decline. En effet, dès que la formation fait son arrivée, l’euphorie prend place au lieu de la cool attitude affichée jusqu’alors. Nous sommes enfin dans un concert de Punk/Hardcore digne de ce nom. Dire qu’il aura fallu attendre le troisième groupe… Pire qu’un moteur diesel ! Trêve de plaisanterie… Quoique. Quand on voit l’énergie pendant le set d’Eluveitie la veille, on est en droit de se poser des questions. D’ailleurs, ce n’est pas la seule chose qui change puisque le niveau de jeu proposé par The Decline se trouvent nettement au dessus de celui proposé par leurs compatriotes.  Des titres courts, efficaces et ravageurs donnent une pure énergie à la salle du Factory Floor. C’est tout simplement parfait. De plus, des titres percutant nous offrent des soli assez magiques. Comment, dans ces cas là, ne pas être à fond dedans et littéralement commencer à retourner la salle ? Surtout que dans quelques minutes, A Wilhelm Scream fera son entrée.

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A Wilhelm Screamaws (39)

Après deux prestations des plus correctes et un groupe qui aura mis le feu à la salle, nous entrons enfin dans le vif du sujet. Là, plus question de rester en arrière car les 250 spectateurs se sont amassés contre la scène. Cool !Ça risque de donner. Mais petit retour en arrière. Après relecture de mes anciens reports, je m’aperçois que j’avais déjà vu A Wilhelm Scream. Je sais bien que le nom me parlait et pour cause, le groupe m’avait laissé une très bonne impression lors de son passage à l’Xtreme Fest 2014. Ceci étant dit, retour au présent. Après un rapide sound check, voilà les Américains fins près à enflammer la salle. Une petite pointe d’humour de Nuno Pereira (chant) demandant à une jeune fille juste derrière moi d’arrêter d’envoyer un SMS car on l’attend pour démarrer. Voilà comment s’afficher. Bravo. Cette fois c’est parti, la chaleur monte d’un coup dans le Factory Floor et déjà le public calme jusqu’à présent se métamorphose. La formation en pleine forme déverse toute sa puissance musicale grâce à une énergie et un style bien à elle. Entre Punk et Hardcore, les Américains nous offrent des passages Heavy d’une bonté somptueuse. Si de leur côté, les guitaristes et le bassiste sont au top, celui qui personnellement me scotche est Pasquale Angelini (batterie). Le bonhomme démontre une aptitude monstrueuse car à certains moments, nous avons l’impression d’être plus sur un concert de Thrash Metal que de Punk Hardcore. Franchement, que dire de plus à part que c’est la magie du live ? Qui plus est quand on ne voit pas passer le temps. La fin du concert arrive tellement vite que nous avons le sentiment de n’être qu’au début. Dommage. Quoi qu’il en soit, ce fut un set parfait en tout point avec un niveau de jeu exquis et un public qui aura enflammé la salle.

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C’est l’heure maintenant de partir après avoir félicité A Wilhelm Scream pour leur prestation. Je dois maintenant prendre mon train pour retourner dans le centre de Sydney. Merci au management du groupe pour l’accréditation et à une prochaine fois. Mais n’oubliez pas, Sons Of Metal n’a pas fini de vous divertir grâce à des articles faits au pays des kangourous. Restez avec nous car le prochain concert est le 22 mai 2016 avec les Australiens de Dallas Crane.

Elovite