La Saint Valentin dans ta gueule !

Ha le 14 février, la saint valentin, la fête des amoureux, tout ça ! Le jour où les couples se font des cadeaux et copulent comme des lapins et où les célibataires dépriment sur leurs misérables existence d’être seul, comme le veut la tradition matérialiste (Note de Kouni : c’est pas vrai, ce jour-là, je geek comme un porc sur ma PS3 !). Alors quoi de mieux pour célébrer le consumérisme à outrance et le carrer bien au chauds des muqueuses de tous ses adeptes  qu’une grosse soirée de DEATH METAL !

Aborted

Ce sont nos cinq voisins belges qui ont l’honneur de débuter cette soirée de brutalité. Et quel début mes enfants ! Le quintet nous envoie un bon gros parpaing en pleine gueule qui nous fait bouffer nos chicots ! Rien que niveau son c’est juste parfait. Tout est intelligible et rend totalement honneur au Death Metal brutal et classieux des cousins du plat pays ! La section rythmique bastonne en martyrisant fûts et cordes de basses à coups de baguettes ou de doigts ! Les gratteux balancent du riff bien gras, bien rentre dedans, bien « tes dents qui rayent le parquet » avec un bonheur non dissimulé, tandis que Sven envoi ses growls sans faillir. Le groupe s’éclate et galvanise un public au taquet qui slam, pogotte et wall of death dans un bal violent, et qui se passe le zizigonflable de saint valentin ! Pour un début de soirée, c’est un putain de début de soirée et ça n’annonce que du bon !

Septicflesh

Le mot d’ordre de Seth, front man et compositeur du groupe grec, est DESTROY ! Et bah, on peut dire que le quatuor fait honneur à ce mot. Mais que pouvions nous demander de plus à l’un des plus grands groupes de Death Symphonique existant ? Rien d’autre et putain nous ne sommes pas déçus ! Le son est loin d’être parfait mais la qualité compositionnelle du groupe est tellement monstrueuse que le sous mix des guitares est vite oublié. Et, surtout, l’immense performance vocale de Seth nous transporte dans les différents mythes réinterprétés par le groupe. Ça envoie du riff en acier trempé et le public est toujours aussi réceptif ! Quelle soirée mes enfants !

Kataklysm

Si il y’a bien un groupe qui a su s’imposer comme l’une des références du Death mélodique, ce sont bien les Québécois de Kataklysm. Eux aussi envoient un énorme parpaing à la gueule du pit ! Et quel pit ! Ça défonce joyeusement de l’épaule, ça circle à tout va et les donzelles stage dive par paquets de douze ! Niveau son, ça défonce de la dent au poing américain clouté ! La gratte envoie du riff rentre dedans à 200 à l’heure tandis que la section rythmique pédale en quatrième vitesse pour nous étouffer dans une violence symbolique et salutaire. Ça sent le zombie, le cadavre en décomposition et le suintement d’une société sur le déclin ! Et que dire du chant qui n’est pas en reste non plus. Les gars sont des pros, ils s’éclatent et nous emmènent dans leur monde sombre et froid avec un bonheur non dissimulé. Des soirées comme ça on en redemande !

Ludwig Cain