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Plongée dans le  « sous – monde »

La foule s’est attroupée devant La Machine du Moulin en ce soir froid de février. Mais les fans et curieux préfèrent combattre le froid et emplissent les rues de Pigalle. Au vu de l’affiche proposée ce soir, le contraire aurait été étonnant et un peu triste.

Melted Space

On connait bien le groupe de Pierre Lepape à la rédaction de Sons. On a eu la chance d’interviewer le monsieur et de les voir en première partie de Leave’s Eyes il y a quelque mois. Mais alors, est-ce que la prestation de ce soir est à la hauteur du projet de Pierre ? Eh bien oui ! Déjà, la large scène de la Machine permet à tous les musiciens de prendre place. Et dieu sait qu’il en faut de la place avec un guitariste, un claviériste, un batteur, un bassiste, deux chanteuses et trois chanteurs. Soit neuf putain de personnes ! Heureusement, ils peuvent circuler librement sur scène, ce qui leur permet un jeu développé et une très bonne communication avec le public. Les voix masculines, claires ou growlées, et féminines dialoguent avec fluidité et sans fausses notes. Le tout accompagné de riffs tantôt guerriers tantôt calme et de soli endiablées, mais sans jamais tomber dans la démonstration puttassiere. La section rythmique est bien en place et soutien à merveille l’ensemble, le tout englobé par les arrangements symphoniques wagnérien de Pierre aux claviers qui offre ce petit plus épique à cet œuvre opératique. Le tout étant délivré par un son intelligible et clair et un public très réceptif durant la totalité du set. Pour un début de soirée power prog, le groupe parisien offre une parfaite entrée en matière !

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Myrath

La salle est bondée pour accueillir le quintet franco tunisien venu nous présenter Legacy, leur troisième album. Dès le début du set, le groupe nous plonge dans son univers mêlant Power Prog et musique traditionnelle maghrébine grâce à une danse du ventre toute de blanc vêtu. Après cette courte mais belle introduction, le groupe entame un set tambour battant sans temps mort. Bon, d’un point de vue sonore, ça envoie le bois. Tout est plutôt bien mixé, enfin la guitare semble un peu en retrait, et quelques ajustements ont dû être effectués en début de set. Mais emporté par un public en folie, le groupe se donne à fond. Et on ne peut dire qu’une chose, c’est que techniquement, ils sont tous impeccables. Les orchestrations et musiques traditionnelles sont bien présentes sans être envahissantes, laissant le Metal complexe du quintet s’exprimer pleinement à grands coups de riffs aériens et de soli endiablés. Mention spéciale à l’utilisation de la basse six cordes parfaitement utilisée comme instrument à part entière et non comme un simple support rythmique, ainsi qu’a Zaher dont la voix juste et posée offre un véritable plus émotionnel à la prestation.

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Symphony X

Bon, là, ça ne rigole plus ! Les Américains ont décidé d’envoyer la sauce et bah dit donc, ça envoie ! C’est un vrai bonheur ! Et qui plus est, surprise générale quand Russel Allen, front man du quintet, annonce que le set sera composé de leur excellent dernier album Underworld. Malheureusement, le son est loin d’être parfait. La guitare est présente mais un peu sous mixée alors que la basse est un peu en avant. Mais la prestation fait oublier ces petits défauts tant les Américains sont investis. C’est un bonheur à voir et à écouter ! Le public semble aussi conquis et acclame le groupe avec ferveur. Et que dire de notre ami Russel qui cabotine comme pas deux dans ses habits de cuir et ses lunettes de soleil. C’est un vrai show que nous propose le groupe et il met tout le monde d’accord. Bref, un set énorme et un Symphony X au top de sa forme !

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Ludwig Cain

Photographies par Eladan