Le 4 juin 2016 se tenait une date mémorable puisque De Profundis revenait à Paris donner un show avec les excellents Nemost. C’est donc en bravant les grèves de transports en commun et la crue de la Seine que votre serviteur s’est rendu à cette soirée.

Synphobia

Même si notre cher Eladan joue dans ce groupe (au poste de guitariste rythmique), je vais tout de même en toucher quelques mots. Le quintet a ce soir-là une tâche lourde : celle d’ouvrir la soirée pour un set de trente minutes. La dernière fois que l’on a pu voir le groupe, ce fut au Glazart en octobre 2014 et cela s’est quelques fois ressenti dans le jeu (Eira a failli rater un accord de clavier sur Breathe et Vince a peiné sur certains riffs de batterie). Mis à part ces défauts qui démontrent un manque de pratique de live, le groupe nous a présenté de bons morceaux avec Orphan Of The Dead ou My Blood (celle-ci d’ailleurs dédiée au fils de Vince pour cette soirée). Mais LA chanson qui aurait pu mettre le feu à la foule (et qu’est-ce que nous en étions près d’ailleurs) est leur dernier titre : Marche Nuit. Ce morceau violent avec une salle chauffée par les morceaux précédents a laissé les cheveux voler dans tous les sens. Les deux seuls regrets de ce set sont de n’avoir entendu la superbe Of Darkness And Fate (le set étant court ils ont dû choisir) et de n’avoir pu découvrir les nouveaux morceaux sur album pour pouvoir les écouter, apprendre les refrains et les chanter en choeur avec Mars.

Except One

Viennent ensuite les guerriers d’Except One. La chanteuse nous demande d’entrée de faire la bagarre car c’est la dernière soirée avec le groupe pour deux membres : Fanch’ à la batterie et Boris à la basse. Malheureusement, elle ne sera pas exaucée et c’est donc avec du headbang prononcé et des applaudissements que démarrera et finira ce set. Celui-ci a d’ailleurs été un mélange de morceaux neufs de leur dernier album (chronique ici) et de ‘’tubes du grenier’’ pour reprendre l’expression de la frontgirl. A propos d’Estelle, son charisme écrasant et ses mouvements de scène font que l’on ne voit que peu les musiciens immobiles tel que l’homme aux baguettes. Pour en revenir un peu à la musique, nous sommes en présence d’un groupe qui a déjà passé un certain temps ensemble et qui balance des morceaux carrés et percutants. Pour l’anecdote, les guitaristes et le bassiste en sont d’ailleurs ressortis avec leur chemisettes complètement détrempées tellement la chaleur devenait insoutenable. Une bonne partie du public s’est d’ailleurs empressée de partir chercher une bière sitôt le dernier titre achevé. En bref, un groupe à écouter sur cd, à voir et à revoir en live et même à suivre de près dans le futur.

Except One - Ad'ibou (Guitare) Except One - Boris (Basse)

De Profundis - Arran (Basse)De Profundis

Ajourd’hui est un peu un jour exceptionnel car cela fait six ans que De Profundis n’est pas venu donner un concert à Paris. Après les chroniques toutes positives de l’EP Frequencies et l’album Kingdom Of The Blind, c’est un groupe plein de confiance qui s’est présenté devant nous. Et ce fut donc parti pour un set de neuf titres avec quelques anciennes chansons. Après nous avoir présenté leur postérieur en guise d’introduction, le groupe a ensuite enchaîné les morceaux avec quelques petites interactions de Craig pour savoir si nous passions une bonne soirée. Le groupe, bon gentlemen, a dédié une de ses chansons de la soirée aux autres groupes présents et même un second titre à Vordaï (une connaissance de Sons Of Metal). Si l’on doit adresser un reproche à ce show que le quintet a assuré avec brio, c’est la perte de son au niveau de la batterie sur certaines caisses. Autrement, j’ai pu constater que la version live de Kult Of The Orthodox, tirée de leur dernier opus, est encore plus violente et entraînante que sur la galette. On sent que Paris est pour ce groupe une ville qui leur tient particulièrement à cœur et chacun des membres s’est donné à fond (Shoi le guitariste chantait toutes les paroles silencieusement avec Craig).

De Profundis - Craig (Chant)

Le (petit) stand de merch’

La soirée étant déjà bien avancée, il était pour moi l’heure d’aller faire un tour sur le stand de merchandising commun aux Except One, De Profundis et Nemost. Au menu, des T-shirts avec tellement de modèles que vous pouviez refaire votre garde-robe et, bien sûr, les albums des groupes. Vous pouviez ainsi trouver la galette de votre groupe préféré qui vous manquait.

Nemost

Il est enfin l’heure pour le clou de la soirée, j’ai nommé Nemost. Le groupe se lance devant une foule bien chauffée par les trois groupes précédents. Le chanteur Arnold nous a prévenus : il veut que nous bougions. Le groupe se lance donc avec Year Of Libra et la foule headbang joyeusement. Le show est presque calé à la seconde près puisque les interludes entre les chansons sont carrément chronométrés. Les premiers pogos de la soirée sont apparus rapidement sur Sandstorm. La foule s’est légèrement déchaînée et, bien entendu, votre serviteur s’est empressé de se jeter dedans. Malheureusement, je n’ai pu assister à plus que la chanson Sarda pour des raisons d’organisation et de fatigue.

Nemost - Samuel (Guitare)

Remercions les organisateurs de cette soirée, Open Walls, qui a démarrée sous les meilleurs auspices avec Synphobia pour se terminer sur des Nesmost éclatants. Malgré le petit problème de son, nous avons pu assister à des shows bien ficelés. Félicitons donc encore une fois les quatre groupes pour nous avoir offert une soirée mémorable. N’oublions pas non plus le sympathique photographe Mr Lykh’Arts qui m’a si gentiment laissé utiliser quelques-uns de ses clichés. Vous pouvez visiter sa page Facebook ici.

Diamond

Photos : Mr Lykh’Arts