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À l’occasion de son passage sur Paris pour une journée promo, nous avons rencontré Vincent Todeschini, président de l’association All Inclusive qui organise depuis quatre ans le Rock’n’Roll Train Festival à Longwy, en Meurthe et Moselle. Un festival qui nous avait déjà enchanté l’année dernière et qui s’apprête à nous faire vivre une quatrième édition de folie ! Alors, quoi que c’est ? On laisse Vincent en parler !

Sons Of Metal : Peux-tu nous dire à quoi ça ressemble, le Rock’n’Roll Train ?

Vincent : Ça ressemble aux vacances, en fait. On arrive dans un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, dans des remparts Vauban, c’est extrêmement joli, arboré, plein d’herbe, donc un endroit idéal pour faire la fête, s’amuser et écouter de la musique. Autour de ça, on a un camping, les stands boissons, les stands restaurations, les autres stands avec Sea Sepherd entre autres. Bref, pas mal de stands, de gens qui nous suivent et qui viennent là pendant deux jours. Donc, oui, un endroit vachement sympa dans lequel on a qu’une envie, c’est de faire du live. C’est un endroit où l’on se retrouvait étant jeunes pour passer du temps, écouter de la musique et, depuis quelques années, on arrive à y amener des groupes pour deux jours de concerts.

Est-ce que le Rock’n’Roll Train peut être vu comme un « gros » festival ?

Pas encore, non. La capacité d’accueil du site est de 4 000 personnes, assez modeste donc. Et on n’a encore jamais atteint notre capacité maximale. Nous sommes à environ mille personnes par jour, ce qui est tout à fait correct. Et même si on n’est pas un gros festival, on a une programmation vachement sympa avec des groupes qui tiennent la route comme Madball ou Lacuna Coil cette année. C’est avant tout un festival qui grandit d’année en année. On ne sera jamais un gros festival comme peuvent l’être le Grasspop, le Rock Am Ring ou le Hellfest. Nous n’avons pas cette prétention, mais si on arrive déjà à faire parler de nous et à s’intégrer dans la couleur des festivals Metal en France, ce sera déjà très bien.

Justement, puisque tu nous parle de couleurs du festival, comment est-ce que tu choisi les groupes qui y jouent ?

Ça marche surtout au coup de cœur, on a toujours fait venir des groupes que l’on aimait bien. Delain, Biohazard, Pro-Pain, Crucified Barbara, ce sont des groupes dont nous sommes fans à la base. Cette année d’autant plus. Donc ce sont surtout des groupes qui, déjà, ont une actualité, que l’on aime bien et c’est comme ça que l’on choisit nos groupes. De septembre à février-mars, on reçoit les diverses propositions des tour-bookers, des fois c’est nous qui allons vers les groupes en question – on voit à peu près 80 demandes pour arriver à 12 groupes cette année – et une fois que l’on a reçu les disponibilités et les différentes propositions, on essaie de composer une affiche qui tient la route en fonction de notre budget, en essayant qu’elle soit le plus attractive possible. Et c’est vrai que c’est aussi ça qui fait le succès du festival : avoir une programmation qui tient la route.

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Et donc, il y a de la grosse tête d’affiche mais on a aussi de petits groupes du coin et d’ailleurs. Ce sont des groupes que tu as vu en concert et pour qui tu as le coup de cœur ?

Tout à fait. C’est aussi une volonté de ce festival : donner une scène à ces groupes que l’on qualifie de « groupes découvertes ». Donc oui, on a des groupes locaux comme Seminhol mais aussi d’un peu partout en France. Ce sont des groupes qui n’ont pas encore un gros label ou un gros tourneur mais des groupes avec qui nous sommes devenus amis, dont on aime vraiment la musique et qui méritent d’avoir une grosse notoriété en France. Ça fait entièrement partie de l’identité du Rock’n’Roll Train : avoir de grosses têtes d’affiche internationales et mêler des groupes moins gros à ça. Ça ne dénature pas. La qualité est présente et c’est comme ça que l’on voit un festival, une même scène et un même public pour tous.

Cette année, petit changement de programme : on passe de deux jours à une grosse journée qui se terminera à trois heures du matin, c’est ça ?

Tout à fait. On essaie de cogiter un peu la formule pour que ce soit le plus attractif pour tout le monde. La moins déficitaire aussi pour des questions budgétaires. L’idée de garder le warm-up le vendredi et de concentrer le samedi, c’était en termes d’affluence et de capacité d’accueil la formule qui nous convient le mieux. Avec un camping ouvert du vendredi au dimanche, c’est ce qui convient le mieux au festival, je pense. Il n’y a qu’une seule journée payante, le samedi avec 40 € pour douze groupes. Ceux qui veulent arriver le vendredi peuvent déjà s’amuser au Warm-Up, passer deux nuits au camping et repartir zen le dimanche.

Je vais te laisser terminer avec trois mots pour donner envie aux gens de venir.

Soleil ! (rires) On espère en tout cas mais jusqu’à présent on a toujours eu une bonne météo. Lacuna Coil, c’est en deux mots mais ça compte pour un… Et puis Enthousiasme, Gaité, Bien-être et tout ça parce que tout le monde à la banane pendant deux jours, donc ça donne envie quoi !

Interview réalisée par Eladan

Retrouvez le Rock’n’Roll Train sur son site officiel

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