Interview : The Watcher, chanteur de Factor Hate

Posté le : 04 juillet 2016 par dans la catégorie Interviews
Tags: ,

IMG_7042-2

Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec un personnage mystique : The Watcher, chanteur du groupe Factor Hate. Ou plus-tôt avec Titi, son incarnation humaine. Alors qu’est-ce que Factor Hate, quel est The Watcher, ce concept autour duquel le groupe tourne ? On lui demande tout de suite !

Sons Of Metal : Vous sortez votre premier album, Scary Tales. Peux-tu m’en parler un petit peu ?

The Watcher : Et bien, nous avions sorti un CD quatre titres essentiellement pour la promo auprès des médias et lorsqu’on a fait un concert pour la sortie de ce quatre titres, on a vendu quasiment la centaine d’exemplaires qui ont été pressés. On s’est dit que nous allions en ressortir un peu mais aussi qu’il fallait que l’on aille plus loin. On est donc parti sur cet album, de façon à ce que l’on ait quelque chose de beaucoup plus abouti que ce premier CD qui avait été « fait à la main ». On est passé sur des enregistrements studio puis le mixage et le mastering ont été fait par le Walnut Groove Studio, à Amiens, avec Axel qui nous a fait un boulot de folie furieuse.

C’est un album un peu particulier, il y a pas mal de pistes qui ne sont là que pour raconter l’histoire,IMG_7044-2 non ?

Alors, il y a seize pistes au total sur l’album avec douze titres chantés et tout le reste, ce sont des intros ou de petites histoires racontées par The Watcher pour introduire trois plages différentes dans cet album. On a la première plage qui est l’entrée dans le cauchemar. Encore une fois, je rappelle qu’on ne sait pas encore si The Watcher est un être maléfique ou pas. On sait qu’il est d’un côté du miroir mais duquel ? Je suis le seul à le savoir. On sait juste qu’il se nourrit des cauchemars qu’il rencontre et que son véhicule, c’est moi. On a donc cette première partie qui est le cauchemar puis on enchaîne sur la schizophrénie. Et on arrive enfin sur la troisième partie qui, elle, représente le monde de la folie, avant d’avoir la fermeture de l’album qui annonce ce qui peux éventuellement se passer dans le prochain CD.

Un bon gros concept déjà pour cet album.

Un bon concept sur l’album mais aussi sur scène, parce que Factor Hate est avant tout un groupe de scène. On a beaucoup de visuel, il y a un show. Chaque chanson a quelque chose à elle. Je suis un fan d’Alice Cooper mais, ça, je pense que les gens l’avait compris. Chaque morceau a quelque chose qui se passe. On a des infirmières, une camisole, j’ai une fiancée gothique, des épées… J’aime bien la pyrotechnie aussi quand la salle s’y prête, parce que nous avons quand même des flammes qui montent à deux mètres de haut. Donc ce n’est pas forcément évident de pouvoir faire ça n’importe où. Après, on peut remplacer la pyrotechnie par des canons à confettis mais les salles aiment moins parce qu’il faut balayer derrière. Moi, ça m’amuse beaucoup mais, eux, moins. Bref, y’a de quoi s’amuser sur nos concerts.

Justement, quand tu es sur scène, tu as ce W sur le front. C’est pour montrer que tu deviens l’incarnation directe de The Watcher ?

Oui, tout à fait. Je tiens d’ailleurs à dire que j’ai été très contrarié quand j’ai découvert que The Walking Dead – dont je suis fan au passage – a utilisé ce logo sur le front comme symbole. Je me suis dit : « Punaise, ils m’ont piqué mon truc… » parce que nous avions ça bien avant que l’on ne puisse voir les épisodes en France. Mais oui, pour moi, ce W est le signe du Watcher. On a aussi le signe du Watcher avec les deux « Horns Up » classiques des métaleux mais croisées, de façon à faire un W. Voilà, tout tourne aussi autour de ce W du Watcher, et on le retrouve aussi de manière omniprésente sur l’artwork.

IMG_7036-2Justement, parlons de l’album en tant qu’objet. Pour un album de Metal, on a l’impression que l’artwork est très bande dessinée. Mais je crois savoir qu’il y a quelque chose en plus dans ce sens-là qui arrive, non ?

Tout à fait. La pochette de l’album a été faite par Ysha, un copain qui est dessinateur professionnel de bande dessinées. Il a fait une BD qui s’appelle Lucyloo que je conseille d’aller voir d’ailleurs parce que c’est vraiment génial comme truc. C’est à se demander s’il n’est pas un peu barré lui aussi mais c’est pas mal. Je lui ai parlé de Factor Hate et il a accroché. Il a écouté deux trois trucs, je lui ai envoyé les textes et lui ai dit : « maintenant, démerde toi, j’ai envie d’une BD. » On en a eu deux qui étaient des balbutiements jusqu’à la dernière BD qu’il a faite que l’on a édité sous forme de petit triptyque basé sur une chanson qui sera sur le prochain album. Et donc la pochette, c’est aussi lui et pour la petite histoire, on y retrouve tous les titres de l’album : le mur capitonné, la pierre tombale, les feuilles qui volent dans le vent. Tous les titres y sont représentés.

Pendant que nous sommes sur les détails graphiques, il y a ce petit « 8 » dans le logo du groupe. Tu peux nous en parler ?

C’est un jeu de mots de notre batteur lorsqu’il a trouvé le nom du groupe. En fait le facteur 8 – en anglais « factor eight » – est un facteur qui donne la coagulation du sang. On a voulu garder visuellement cette référence.

Je te laisse le mot de la fin.

Eh bien, maintenant, lorsque vous sentirez un mouvement sur votre lit ou que vous entendrez votre porte grincer la nuit, ne vous inquiétez pas, ce n’est que The Watcher ! Voilà.

Interview et photos réalisées par Eladan

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/factorhate/?fref=ts

Ecouter l’EP quatre titres de Factor Hate : http://www.factorhate.com/#!sound-musique/c1x9v