Genre : Southern Rock/Stoner - Sortie : 27 mai 2016

Genre : Southern Rock/Stoner – Sortie : 27 mai 2016

Voilà l’été, enfin ! Après un mois de juin aussi ensoleillé qu’aux iles Kerguelen, on va pouvoir sortir torses nus, ouvrir les packs de canettes, le tout autour du barbeuc, ou à défaut du feu de bois. Pour accompagner le moment, une idée judicieuse serait de mettre du Goatfather en musique de fond. Vous l’avez compris, ils l’expliquent eux-même d’une manière assez drôle pour que je la plagie texto. Goatfather, c’est un peu la rencontre du lait de chèvre, de l’huile de moteur et du bourbon de contrebande dans un shaker rouillé. Ne prévoyez pas la piscine, c’est pour les snobs. Ici, on sue, on boit, on bouffe, on rigole. A la limite on se fait un Uno une fois bourrés.

Ces quatre gars sont Lyonnais et vu que notre webzine est bien vissé dans le coin, Goatfather n’avait pas manqué de nous tirer la puce à l’oreille, surtout aux amateurs de Stoner. Voilà leur première galette après une petite démo. Olaf, « le viking du Dauphiné », chante et assure la guitare rythmique pendant que son compère gratteux, Greg, assure la partie solo. Raph cogne les futs (de bière) et Matt presse l’huile de Colza avec sa basse. Ils nous invitent alors voyons s’il est bon, leur barbecue.

Je décrirai les choses de manière globale car le tout se montre très homogène mais varié quand même. Leur grand point fort, ce sont les intros. À chaque début de morceau, on vibre, que le riff soit rapide, lent et lourd, avec beaucoup ou peu d’effets. Rebel Ways, par exemple, les poils se lèvent tout seuls ou encore Devil Inside, où les grattes sont appuyées par une batterie Massey Ferguson. En fait, il n’y a que As The Crow Cries qui démarre un peu cash mais pas vraiment quand même, car le premier titre instrumental de quarante trois secondes (c’est son nom) fait office d’intro. Puis, vous avez au menu The Betrayer, bien lourd comme le cochon de lait que rapporte l’invité qui se pointe en retard alors que tout le monde s’est déjà bien empiffré. Dans The Devil Made Me Smoke His Bong, ce sera la basse qui fera cette office d’intro sauce mexicaine.

L’autre point important de la musique de Goatfather, ce sont des passages au milieu des morceaux, plus planants, typiques du style Stoner. Là, on se laisse porter par l’ambiance, on humecte la fumée du charbon et l’odeur des grillades. Ils précèdent des soli très précis et on sent que Greg s’éclate dans ces passages. Enfin, parlons du timbre d’Olaf, une voix de mec quoi ! Il a les « cojones », influence de Lemmy voir James Hetfield. Que des bons.

Je conclue car si vous aimez le style Stoner, vous allez être servis par Goatfather, ils graisseront vos soirées avec talent. Bien entendu, l’expert en musicologie qui cherchera l’originalité à tout crin sera déçu mais ce n’est pas celui-là qu’ils veulent toucher. Flayed, RAB et maintenant Goatfather pour ne citer qu’eux, la région lyonnaise regorge de talents. Qu’on leur donne les moyens de poursuivre et invitons nous pour d’autres barbecues d’été.

Khaos

Tracklist :

  1. Thirty-tree (Second To Hell)
  2. As The Crow Cries
  3. Rebel Ways
  4. Hipser Fister
  5. A Road Paved With Corpses
  6. Devil Inside
  7. The Betrayer
  8. The Devil Made Me Smoke His Bong

Liens :

Site internet : http://goatfather.bigcartel.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/goatfatherstoner/

Vidéo studio Hipster Fister : https://www.youtube.com/watch?v=CuCKiFTPAuE