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Après une semaine sans concerts, me voici de retour au Triffid pour démarrer ce week-end. En ce vendredi 1er juillet, votre serviteur ne pouvait pas passer à côté de l’occasion de revoir son coup de cœur de 2014, les Néo-Zélandais de Shihad. Ils seront accompagnés par la formation Iron Eye de Brisbane et Grenadier de Adélaïde. Une affiche signée Aloha Management et 123 Agency.

Iron Eye

Commençant à me faire aux horaires australiens, j’arrive cinq minutes avant l’entrée en scène de Iron Eye. Quelle n’est pas ma surprise quand je découvre une salle à moitié remplie. J’espère vraiment que le public va arriver car Shihad sans personne, ça risque d’être bien triste. Bref, on verra plus tard. C’est donc l’arrivée de Iron Eye sur scène. Au nombre de trois, nous avons David Webster (basse), Nick Lythall (guitare, chant) et Antonio Mancini (batterie). D’emblée, la formation nous projette dans un très bon Rock alternatif faisant headbanguer en l’espace de quelques secondes. On démarre bien.  Ravageur, destructeur et énergique, voilà des mots qui caractérisent bien Iron Eye. Un son qui plus est bien aéré qui nous permet de profiter de tous les instruments de façon agréable. Très bonne entame de soirée. Dommage, le public ne rend pas une assez grosse ovation au trio qui fournit un boulot d’enfer pour animer cette belle salle du Triffid.

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Grenadiers

21h45, c’est parti pour le groupe d’Adélaïde Grenadiers. J’en vois certains faire des jeux de mots stupides comme : « tiens c’est l’arbre à Grenade » ou encore « ils jettent des grenades ». Je vous arrête tout de suite, ça n’a aucun rapport. D’ailleurs, ils sont Australiens donc on peut oublier, ça ne fonctionne pas. Trêve de plaisanterie et passons aux choses sérieuses. La salle, aux trois quarts pleine, attend avec impatience l’entrée du trio. Le temps de baisser les lumières et de se mettre en place, ça commence. Tout comme Iron Eye, nous restons sur la version alternatif. Alliant passages Rock et d’autres plus Heavy, la formation scotche au siège. Ah oui, zut, on n’est pas dans un cinéma dynamique. En tout cas, c’est pareil. En effet, énergie, rapidité et musique sans fioriture sont de mise. Cela doit faire mal et entrainer le public en headbangue ou en pogo. C’est pourtant loupé puisque le public est très calme. Ils doivent se réserver pour Shihad. Toutefois, c’est une pluie d’applaudissement qui accompagne la sortie de Grenadier. En tout cas, la suite du boulot démarré par Iron Eye aura été reprise avec brio.

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Shihad

IMG_344023h05, le Triffid se retrouve dans le noir complet et histoire de chauffer la salle, Shihad balance comme un bon titre de Led Zeppelin. L’effet attendu est immédiat, le public s’embrase et nous pouvons entendre les spectateurs scander : « Shihad, Shihad ». D’un coup, tout s’éclaire et nous trouvons une formation emmenée de main de maître par John Toogood (chant) complètement déchaîné. Tout comme en décembre 2014 en Nouvelle-Zélande, je reste sans voix. Shihad, c’est de la puissance, de l’énergie et de la violence à l’état pur dans chaque titre joué. Le public est maintenant bien enflammé. Le moment où la soirée prend un tournant majeur est à l’arrivée du titre Pacifier ou Fera fait se lever les bras de tous les spectateurs pour des lancés de gauche à droite. L’instant est juste magnifique. Qui plus est, le groupe ne semble pas touché par les années qui passent car, je le rappelle pour ceux qui n’auraient pas lu le report de 2014, Shihad est né en 1988 et auteur de neuf albums studio. Les Néo-Zélandais nous gratifieront de deux titres exceptionnels avec Think You Are So Free et FVEY, histoire de continuer à mettre le feu aux poudres. Alors si Phil Knight (guitare) semble être un peu en deçà ce soir, Karl Kippenberger (basse) rattrape la chose sans aucun problème. Le bonhomme semble retrouver une deuxième jeunesse. Que c’est bon d’avoir la chance d’assister à un tel spectacle, surtout quand la fusion entre les musiciens et le public se fait dès les premières secondes et que ce lien ne se rompt à aucun moment, même pendant la période du rappel. Imaginez quand Shihad revient sur scène nous annoncer le dernier titre qui résonnera en tête jusqu’au  coucher tant le set fut une nouvelle fois formidable.

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Il est temps pour le public de se diriger doucement mais sûrement vers la sortie. Les sourires se lisent sur les visages. Que la soirée fût riche en émotion grâce à deux bonnes découvertes avec Iron Eye et Grenadier, puis Shihad qui m’aura une deuxième fois mis une claque version aller-retour. Vivement la prochaine fois et si vous ne les avez jamais écoutés, faites le de toute urgence. En espérant les voir un jour sur une scène de l’hexagone.

Elovite