Interview : DGC, The Losts

Posté le : 03 août 2016 par dans la catégorie Interviews
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« À l’origine du grand Abandon, le Divin, le Malin et le pire d’entre tous, l’Être humain à trois visages à la sainte apparence, n’avait laissé que le vide. Recherchant sens à donner à leur existence, les égarés fondirent sur les villes et se noyèrent parmi l’humanité environnante. » – GENESIS, Livre III

Voici ce que l’on peut trouver dans l’univers de The Losts. Alors forcément, lorsque nous avons entendu que DGC, le guitariste du groupe, passait sur Paris, nous avons sauté sur l’occasion pour mettre ça au clair et parler de leur dernier album : Of Shades And Deadlands !

Sons Of Metal : Tu te nommes DGC dans The Losts. Qu’est-ce que ça veut dire ?

DGC : Chaque membre du groupe a un trigramme. C’est quelque chose qui a une signification liée au concept des égarés que l’on retrouve dans l’album et dans l’EP. Nos personnages n’ont pas de nom, d’identité, de visage. Mais on ne peut pas en dire plus pour le moment, c’est un secret !

IMG_7031Un peu comme Ghost BC ?

On nous l’a déjà fait remarquer, effectivement, mais en fait on a découvert Ghost BC après avoir développé ce concept. Et d’ailleurs, on adore tous ce groupe. C’est vrai qu’il y a des similitudes avec les goules mais on ne connaissait pas encore à l’époque. Mais d’ailleurs la comparaison ne ferait que nous ravir.

Et donc, vous avez sorti un premier EP en 2013 et vous sortez maintenant votre premier album, Of Shades And Deadlands. Est-ce que tu peux nous présenter la musique de ce CD ?

Notre musique, c’est un gros background Heavy en trame de fond mais avec des couches très variées et diversifiées par-dessus. On a des origines et des goûts musicaux assez variés, on va du Black au Speed en fonction des membres du groupe, et donc on voulait retrouver un peu tout ça dans un seul album. Avec l’histoire des égarés, on a voulu construire une musique qui suit tous les états d’âme de ces personnages sans repères. Donc nous comptons sur la diversité de notre musique pour refléter toutes ces émotions. C’est un parti pris de faire un album un peu écliptique, peut-être que nous allons perdre des gens, mais c’est ce qui nous représentait le plus et c’est ce que nous avons voulu mettre réellement dans le disque.

Du coup, qu’est-ce que les égarés ?

Dans le concept, les égarés sont des personnages qui n’ont pas d’identité, pas de nom et pas de visage. Ils portent des masques, les mêmes que ceux que nous portons nous-mêmes sur scène. Ils cherchent à se rapprocher de la civilisation, de l’homme, ce qui les amènent à capter les aspects noirs de l’âme humaine. C’est une personnification du côté noir de la société : la quête de pouvoir, la rancœur, le sentiment d’abandon… Chaque chanson est au final quasiment un état d’âme de ces égarés.

C’est une histoire qui tire sur la fantasy ?

Oui, on tend vers un monde assez post-apocalyptique. L’EP était déjà orienté dans ce sens avec deux pistes narrées qui racontaient la genèse des égarés et nous avons repris dans l’album une piste narrée pour raconter une troisième partie de cette histoire. Donc, on a toute une ambiance autour de cela et une véritable histoire sur les égarés et leur turpitude, en plus de la simple musique. L’aspect graphique est très important aussi pour nous, on essaie de scénariser ça en live pour faire venir cette histoire à la vie.

Justement, parlons du côté graphique de l’album. Vous avez une pochette pour Of Shades And Deadlands qui est vraiment réussie. Comment en êtes vous arrivés à ce résultat ?

Nous sommes passés par Stan W. Decker qui commence à être connu dans le Metal, notamment pour ses travaux avec Vanden Plas ou Master Plan. C’est arrivé parce que notre chanteur a eu l’occasion de faire une chronique sur Stan et on s’est tous dit que c’est lui qu’il nous fallait sur l’album. On lui a transmis quelques éléments : des masques, des morceaux pour l’ambiance, quelques photos live… Au final, ce n’est pas du tout ce que nous avions en tête. On voyait quelque chose où les personnages étaient moins présents mais, finalement, nous avons laissé libre cours à son inspiration et quand il nous a proposé cette pochette, on n’y a quasiment pas retouché. Il a su capter ce que nous voulions et le concept qu’il y a derrière. On est vraiment très contents du travail qu’il a fait sur cet album.

The Losts - Of Shades and Deadlands front cover

Et pour l’image, on pense à la pochette mais aussi à un clip. Vous avez quelque chose en préparation ?

C’est dans l’idée. On aimerait bien avoir, en plus de nos supports « live », un clip plus travaillé et produit pour retranscrire l’esprit de l’album de manière un peu plus visuelle. Je pense que ce sera une des prochaines étapes que nous aborderons. Nous avons quelques idées mais on aimerait bien travailler, comme pour la pochette de l’album, avec quelqu’un qui va apporter en plus sa vision pour donner encore plus de profondeur.

Donc probablement dans vos prochains projets, un clip. Mais je suppose que vous cherchez des concerts aussi ?

Oui, nous reprenons les concerts en septembre sur un festival belge, le Firefest. On y jouera avec des groupes avec qui nous avons pas mal joué et que nous apprécions particulièrement. Après, nous repartirons certainement pour des dates dans le nord. On va essayer d’étendre un petit peu parce qu’effectivement, nous sommes restés très focalisés sur cette zone nord de la France et la Belgique. Mais nous essaierons d’aller voir de nouveaux publics, en Angleterre peut-être, dans le reste de la France aussi.

Et bien merci. Je te laisse le mot de la fin.

Merci de ton intérêt. C’est une petite aventure pour nous de venir sur Paris pour parler de cet album et j’espère que nous reviendrons ici pour le faire découvrir à d’autres personnes encore !

Interview et photos réalisées par Eladan

Liens :

Page Facebook : https://www.facebook.com/The-Losts-113419878722814/?fref=ts

Chaîne Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC_P5Kj5VH4e5i6y8Xpa2j6g

Bandcamp : https://thelosts.bandcamp.com/