DEFICIENCY – And the studio becomes my bride – part 2

Posté le : 05 août 2016 par dans la catégorie Chroniques
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La continuité d’une nouvelle histoire – Semaine 2

Laurent, guitariste soliste et chanteur de Deficiency, continue de nous délivrer les secrets de l’enregistrement de leur troisième album. Pour cette deuxième semaine, il s’agit de découvrir l’enregistrement de la basse et de prolonger l’affaire avec la suite de l’interview. C’est parti ! Pour découvrir la première partie de ce reportage, rendez-vous ici.

Le matos, côté basse

Laurent : Nous avons également fait plusieurs essais. Au niveau ampli, pas de tergiversation inutile, on est parti sur l’AMPEG SVT SilverFace Classic de 1979 que David a dans son studio et qu’il connaît par cœur. On peut difficilement faire mieux niveau patate, grain et puissance. Vianney est venu avec sa Warwick Streamer LX et sa LTD TA600 (signature Tom Araya), mais notre choix s’est finalement porté sur la Spector Rebop que Guillaume (Arcania) nous a gracieusement prêté pour l’enregistrement ! Equipée de micros EMG Hz, elle a un son vraiment énorme, droit et claquant. L’apport de la basse ajoute de la grosseur au son et, là, on entend vraiment pour la première fois le rendu global instrumental de l’album : c’est massif, lourd et puissant. Avant même le mixage, le travail de postproduction et le mastering, ça sonne déjà énorme !
Nous avons alors enchaîné sur trois jours de prises de basse et des prises de chant. Cela m’a permis de ne pas enchaîner trois jours de prises de voix de suite. C’est important car au bout de deux morceaux, en général, je suis rincé. Il faut faire minimum trois à quatre prises de chant par ligne vocale pour ensuite avoir le choix parmi les meilleurs shots. Vu que j’utilise pas mal de voix harmonisées et de temps en temps des doublages, ça multiplie d’autant plus les prises et donc accentue la fatigue. Pour l’anecdote, en fin de semaine, les copains d’Arcania (Thrash technique mélodique) qui sont d’Angers et qui enregistrent également leurs albums au Dome Studio, sont passés faire quelques backing vocals sur l’un de nos titres ! C’est super cool d’avoir eu l’occasion de les inviter sur ce morceau, on s’entend super bien humainement, mais aussi musicalement, ARCANIA c’est carrément notre truc ! Cyril (guitare/chant) et Guillaume (basse) ont assuré, résultat lors de la sortie de l’album !

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Pat (Sons of Metal) : Est-il possible de savoir quel peut être le coût d’enregistrement de l’album ? Car peu de gens le savent au final

Laurent : La question du budget est essentielle dans la sortie d’un album, puisque c’est celui-ci qui détermine grandement la qualité de la production, que ce soit le son, le visuel, la promotion, etc. Je pense que cette question doit hanter pas mal de groupes dont nous-même, évidemment, au moment d’envisager la réalisation d’un nouveau disque ! Je ne vais pas répondre aussi clairement à ta question que tu le souhaiterais pour des raisons de discrétion, mais globalement pour la sortie d’un album comme le nôtre, tout compris, on tourne à cinq chiffres. La production du son (enregistrement en studio, mixage, mastering) compte pour environ un tiers du budget total, donc plusieurs milliers d’euros. C’est clairement le poste de dépense le plus important. Tu me diras, c’est normal car c’est avant tout de la musique que l’on produit, et donc le son doit être à la hauteur de nos espérances. C’est l’objet principal de notre activité !
Quels espoirs raisonnables/déraisonnables mettez-vous dans ce futur album ?
Raisonnablement, si nous parvenons à nous « maintenir » au niveau de notoriété que nous a permis d’acquérir notre album précédent The Prodigal Child, nous serons déjà très heureux ! Donc globalement des retombées médiatiques positives, des ventes très correctes, des concerts nombreux sur des scènes sympas et dans de bonnes conditions, des premières parties de groupes prestigieux et des festivals… Aujourd’hui, les gens zappent vite, un groupe qui a le vent en poupe pendant un temps peut rapidement être mis de côté. Et sans le public et le soutien de nombreuses structures, on ne peut pas faire grand chose ! Ce troisième album est donc déterminant surtout de ce point de vue. On parle souvent de l’album de la maturité mais, musicalement, on ne s’est pas pris la tête ou mis trop de pression, on a fait ce qu’on savait et aimait faire. Ceux qui ont apprécié The Prodigal Child ne seront pas dépaysés ! Après, déraisonnablement, je ne préfère pas ou plus rêver, même si je n’aurais jamais imaginé une seconde il y a quelques années avoir vécu les expériences de tournées et de premières parties de dingue qu’on a déjà faites !

Des prémices de dates pour la nouvelle tournée ?           
Nous ferons sans doute un concert sous forme de « release party » pour fêter la sortie de l’album avec nos supporters, puis nous avons quelques pistes de dates en France et à l’étranger mais rien de concret pour le moment. L’album, s’il est enregistré cet été, ne sortira qu’en début d’année prochaine, donc nous avons encore un peu de temps devant nous. Il y a encore tant à faire au niveau de la production de l’album et tout ce qui l’entoure (préparation du visuel, du clip, discussion avec les labels etc.), la phase de booking arrivera sur le haut de la pile d’ici quelques semaines.

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De nouveau merci à Laurent, Jérôme, Vianney et Thomas de s’être associés à cette idée pour nous faire vivre et vous faire vivre la conception de leur prochain album.

Pat