Aephanemer – Memento Mori : ode à la beauté

Posté le : 12 septembre 2016 par dans la catégorie Chroniques
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Genre : Death Metal mélodique - Sortie : 16 septembre 2016

Genre : Death Metal mélodique – Sortie : 16 septembre 2016

Aephanemer nous vient de Toulouse et a vu le jour en 2013. Après un premier et excellent EP sorti en janvier 2014 et intitulé Know Thyself, le groupe en est devenu un vrai puisque passé de soliste à tout faire, sont venus s’ajouter Marion Bascoul au chant et à la guitare rythmique, Anthony Delmas à la basse et Mickael Bonnevialle à la batterie. Bien sûr, il ne faut pas oublier Martin Hamiche à la guitare solo et maître à penser du combo. Alors passer de l’instrumental au chant, challenge compliqué ? Voyons tout cela tranquillement. On s’assied, on prend une bière et on écoute. C’est parti.

Quand votre serviteur du jour a su qu’un premier album arrivait, il s’est jeté dessus pour en faire la chronique. Pourquoi ? Parce que le premier EP lui avait laissé un excellent souvenir, à tel point que ce premier EP l’accompagne régulièrement dans sa voiture. Une première écoute, un premier sentiment. La fée du Death Metal scandinave semble s’être posé sur le groupe à tel point que la ville rose doit être survolée maintenant par un dragon veillant sur elle. La métamorphose est impressionnante et spectaculaire. Bien entendu, les ingrédients présents sur Know Thyself sont là : la recherche mélodique, les inserts de claviers, de piano et d’autres instruments à cordes sont toujours de la partie. Sans occulter bien sûr un style à la six cordes que l’on reconnaît dès les premières notes. Le style à la guitare de Martin est toujours là et c’est tant mieux. Un style scandinave nous disions ? Assurément ! On croirait entendre des riffs et phrasés venant tout droit de chez Amon Amarth , Ensiferum et consorts. Sans plagiat, juste s’en inspirer pour en faire sa propre potion. Les mélodies sont toujours là, incroyablement entraînantes comme sur Hellebore ou Unstoppable. Aucun doute, un palier a été franchi. Le changement majeur réside dans l’apport du chant, la demoiselle doit être habitée par une sorte de démon s’exprimant au travers de sa voix, un chant éraillé, aux limites du growl profond et caverneux. C’est comment demande l’impie ? Mais c’est excellent et sied à merveille à l’ensemble ! Oui, cette voix accompagnera vos invasions dès lors que sur votre drakkar vous utiliserez cet album en fond sonore. Car on peut très bien couper têtes et bras avec un fond musical quand même, on n’est pas à l’usine non plus ! The Oathsworn est un frisson, ce titre pourrait être la bande son des séries « Vikings » et de « Game of Thrones ». Vous survolez les océans avec ce morceau, jamais l’esprit du nord ne s’était trouvé pareille monture avec cette musique lui servant d’infernal destrier. C’est beau et envoûtant, tout simplement.

Le son est là, clair et puissant et même le léger retrait de la batterie ne saurait contrarier l’ensemble qui se montre d’un haut niveau. Puis, il y a ce sens de la mélodie et ce break à mi-morceau où la voix de Marion se mue l’espace de quelques instants en une voix humaine avant que le démon en elle n’en reprenne le contrôle. Les soli de guitare sont quant à eux une autre réussite complète. Poursuivons, amis métaleux et amies métalleuses, Ghosts est un interlude grisant, menant à Rage And Forgiveness, hymne belliqueux mais à la l’élégance tranchante comme une lance affûtée par les plus grands maître d’armes vikings. Les ambiances évoquent chevauchées, forêts sombres, magie et sortilèges. Cet album serait-il une porte sur un monde caché ? The Call Of The Wild fait aussi penser au Helloween de la très grande époque, celui de Walls Of Jericho, c’est superbe. Crows et sa magnifique intro vous transportera loin, très loin dans l’émotion tellement sa ligne de guitare a le don de faire naître un frisson sans fin au son de violons s’érigeant en une imposante cathédrale d’émotions. La beauté se poursuit sur Memento Mori où passé les deux minutes et trente cinq secondes, un nouveau chemin vers le Graal s’ouvre à vous. Instant où la magie supplante le réel, sentiment d’irréel. L’invasion touche à sa fin avec Gilgamesh ou sorte d’apothéose, un final instrumental où Aephanemer en ressort érigé en vainqueur.

Si la musique est un voyage, Aephanemer en est le passeport qui vous permettra d’allier le rêve à la beauté, le Metal à la légèreté, la fluidité et la beauté. Ce premier album est une réussite incontestable, le talent parle de lui-même. Alors précipitez-vous pour vous procurer cet élixir à la qualité gustative bien trop rare. Cet opus est un petit bonheur et par les temps qui courent, un bonheur ne fait pas de mal. Merci Aephanemer.

Pat

Tracklist :

  1. Unstoppable
  2. Sisyphus Bliss
  3. Hellbore
  4. The Oathsworn
  5. Ghosts
  6. Rage And Forgiveness
  7. The Call And The Wild
  8. Crows
  9. Memento Mori
  10. Gilgamesh

Liens :

Page Facebook : www.facebook.com/Aephanemer

Clip de Unstoppable : https://www.youtube.com/watch?v=s-TJsE6M3_I&feature=youtu.be