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C’est reparti pour Riot Show qui donne le coup d’envoi de la reprise de leurs concerts qui nous emmèneront jusqu’à la fin de l’année. Encore une fois, on ne peut pas dire que l’association lyonnaise soit arrivée les mains vides et elle va de nouveau frapper très fort avec ce Useless Pride Fest qui s’annonce sous les meilleurs auspices au vu des groupes programmés sur l’affiche. Riot Show n’y est pas allé de main morte avec ces quatre groupes totalement exceptionnels à la touche musicale distincte et personnelle.

Kids Of Rage

Le public en mode « hardcore, muscles et karaté » a montré tellement d’enthousiasme durant le premier set qu’Adrien a du intervenir avec diplomatie avant que les mecs ne descendent tous les murs en placo du Warmaudio, ainsi que l’expo photo des dix ans qui est encore affichée. En tout cas, la soirée est bien en place et ce sont les Catalans de Kids Of Rage qui sont les premiers à faire parler la poudre. Ce groupe au Hardcore ultra énergique m’a littéralement carbonisé par la qualité de leur set. Comme entame de match, on ne pouvait pas rêver mieux. Leur musique est efficace, rapide et violente à souhait. En deux albums, The First Step en 2012 et Whatever May Come sorti en 2015, les Catalans ont acquis une expérience de la scène, ainsi qu’une assurance incroyable. Il n’y a rien à redire, la qualité est au rendez-vous. Si l’ensemble musical du combo envoie du bois pas possible, Quim qui est au chant est particulièrement charismatique. Il est l’âme du groupe et toute l’énergie circule par lui. En parfait frontman, il n’hésite pas à apostropher le public pour faire bouger la salle. En ce qui concerne leur musique parfois qualifiée de Hardcore moderne, je retrouve par moment comme un arrière gout de Defeater dans certains de leurs titres au caractère plus ou moins désenchanté. Pour le reste, c’est du pur et dur à l’accent californien plus que catalan. Vous trouverez en lien leur Bandcamp, je vous invite à les découvrir de toute urgence…

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http://kidsofrage.bandcamp.com/

The Great Divide

02- (8)Les second à monter en selle sont les parisiens de The Great Divide qui vont permettre de faire le break dans cette soirée avec un Hardcore très différent de ce que nous avons entendu précédemment et de ce que nous entendrons par la suite. Tantôt plongés dans des lignes mélodiques furibardes, les titres des parisiens sont criblés de parties totalement mélodiques qui me rappellent quelque peu ce que font les Suédois d’Imminence où la musique s’équilibre entre une forme de zénitude et une vraie rage qui les anime. La salle s’est un peu calmée et semble soudain plus à l’écoute. Les titres de The Great Divide sont très accrocheurs et raviront tous les inconditionnels des formes de Hardcore plus actuelles. Il est évident que c’est moins roots, mais les formes musicales sont très travaillées et les morceaux qui surgissent de la setlist sont vraiment agréables à l’écoute. Le chant hurlé est largement compensé par le chant mélodique, ce qui offre une belle balance qui équilibre parfaitement le travail tantôt abrupt, tout comme les puissantes envolées musicales des instruments. Les parisiens de Great Divide sont pour l’instant riches de deux solides Ep et sont visibles via leur chaîne Youtube que vous trouverez en lien ci-dessous si vous ne les avez pas encore découverts.

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https://www.youtube.com/user/TheGreatDivide75

Real Deal

03- (1)Les prochains à grimper sur les planches du warmaudio, sont les tourangeaux de Real Deal. Alors, là, attention, comme dirait l’autre, ce n’est pas la même musique. Il n’y a pas à tortiller, c’est vraiment du costaud. C’est le Hardcore 100% typé américain des années 90 avec de méchants accents Metal au milieu de tout ça. Une chose est sure, c’est que le quintet tourangeau ne s’est pas déplacé pour étendre le linge et a envoyé du très lourd et du gros son du début jusqu’à la fin du set. Real Deal possède un son solide et hyper lourd voire épais et, pourtant, leur musique bien qu’incisive reste totalement groovy. Les membres du groupe sont sacrément bien en place et il n’y a rien qui déborde, ils assurent vraiment. Pendant ce temps là au micro, c’est Rom qui tient le crachoir et qui fait le show. Ultra énergique avec sa voix de thrasher enragé, on peut largement dire qu’il fait le show, arpentant la scène d’un bout à l’autre, jusqu’à rechercher le contact avec le public qu’il n’hésite pas à chauffer à blanc. La sauce prend rapidement et le public du Warmaudio se déchaine. Devant tant d’énergie déployée, il serait difficile de faire autrement. Real Deal possède déjà deux excellents albums dans sa musette avec The Lion réalisé en 2013 et Rotten Mood sorti en 2016. N’ayant pas de page officielle, toutes leurs infos passent par Facebook et je vous encourage à aller faire un tour sur leur page pour écouter ce qu’ils font, surtout si vous êtes un féru de Hardcore abrasif et que vous ne les connaissez pas encore.

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https://www.facebook.com/RealDealhxc/

Alea Jacta Est

04- (7)Encore une affiche prometteuse puisque les derniers à entrer en piste sont les toulousains d’Alea Jacta Est et leur Hardcore occitan furibard un peu dans la même veine que Real Deal. On peut facilement qualifier leur set de tout à fait énorme au vu du show qu’ils ont fait et de la participation plus qu’active du public lyonnais. Il n’y a eu aucun temps mort ni de baisse de tension. Les toulousains ont enchainés des titres incisifs d’un Hardcore largement typé Metal à la cadence d’une bande de cartouches dans une mitrailleuse lourde. Là aussi c’est du gros, là aussi c’est du lourd. Les occitans livrent un set enragé et totalement explosif. On sent tout de suite dès l’entame de jeu que c’est un groupe expérimenté qui n’a pas froid aux yeux. Alea Jacta Est fait partie de ces groupes totalement hors normes qui se sont bâtis une véritable réputation à l’étranger, notamment en Europe. Là-dessus, je les compare un peu aux Madjive, un groupe de Garage Rock absolument génial et détonnant qui faute de propositions de concerts en France sont allés jouer dans toute l’Europe où ils sont largement reconnus.

C’est un peu la même musique si on peut parler ainsi pour Alea Jacta Est qui a acquis une forte popularité en Europe. Ce sont des groupes comme eux qui manquent souvent sur nos scènes car nous n’en parlons jamais assez et nous ne les faisons jamais assez venir.

Quoi qu’il en soit je peux vous affirmer que les titres qui composent la setlist d’Alea jacta sont autant de coups de masse que l’on se ramasse en pleine tête tant leurs riffs sont accrocheurs et leur musique aussi rude que du granit. À les voir et surtout les écouter jouer, je pense sincèrement que nous sommes très loin d’en avoir terminé avec eux car les cinq toulousains en ont vraiment sous la semelle et sont bien partis pour des décennies d’un Hardcore peu commun et brulant s’ils continuent sur la même voie. Avec déjà trois albums au compteur : Gloria Victis en 2010, Vae Victis en 2014 et Dies Irae en 2016, Alea Jacta Est est prêt à affronter n’importe quelle scène où que ce soit. Afin de suivre leur parcours et de mieux les connaître vous trouverez en lien leur page facebook car leur site officiel est en construction.

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https://www.facebook.com/aleajactaest.eu/

En plus des quatre groupes que nous remercions vivement pour la magnifique soirée qu’ils nous ont fait passer, Sons Of Metal remercie chaleureusement Yann, Simon, Guillaume, Iris et tout le reste de l’excellente équipe de Riot Show qui nous a convié à partager cette soirée à leur coté.

Nous remercions également nos amis Adrien et Mika pour leur accueil chaleureux au sein du Warmaudio.