Genre : Rock/Alternative/Progressive Rock - Sortie : 10 mars 2016

Genre : Rock/Alternative/Progressive Rock – Sortie : 10 mars 2016

Aujourd’hui, intéressons-nous au deuxième opus des Français expatriés à Glasgow de Sonic Winter. Si l’on regarde les membres du groupe (crée en 2012) nous avons un duo complété par un nombre assez incroyable de guests en la personne de Jean-Marc Millière et Francis Girola. Voyons voir ce que donne un duo à la guitare, claviers et voix (bon avec les invités pour le reste des instruments).

Démarrons donc la galette dont la trackilst est assez longue (quatorze titres) par le début avec Year Zero. Bien qu’assez simples, les riffs d’introduction sont efficaces et carrés pour vous faire croire que vous êtes à bord d’une bonne vieille américaine, radio allumée et écoutant un rock un poil vieillot. Si l’on cherche à avoir de la technique on préférera Beautiful Queen Of The Golden East et ses riffs de guitare (et son solo surtout), sa batterie engageante et son solo de basse. On remarquera aussi le point fort de cet album qui est de choisir une voix appropriée sur chaque titre pour mettre un accent d’ambiance supplémentaire. Par contre, il arrive régulièrement qu’une piste parte dans des délires un peu bizarres au niveau instrumental qui, même s’ils sont réussis, laissent une impression assez étrange. Mais le groupe intercale intelligemment des titres plus courts et plus punchy pour nous faire reprendre un peu d’énergie et se remettre les idées claires entre tous ces titres finalement assez différents les uns des autres. On peut le constater avec Straight In Your Face ou The Lovely Burden Of The Maker, voir même Freak & Wired. En parlant de Freak & Wired, on s’aperçoit que le groupe a vraiment fait pas mal de boulot niveau enregistrement et utilisation d’outils technologiques pour modifier soit la voix, soit les claviers pour qu’ils sonnent bien différemment de leur tonalité habituelle, ce qui donne des profondeurs inhabituelles à ce titre par exemple.

La chanson qui surprend le plus est Sahara. On s’attend à un titre assez calme sans voix et pourtant il s’agit peut-être du morceau le mieux réalisé avec cette musique suffisamment douce pour se sentir dans le désert et la voix ne dénature pas l’ensemble ni l’esprit qui se crée pendant l’écoute. Niveau influences, il est un peu compliqué d’en trouver. Cependant, je dirais bien Depeche Mode pour leur titre I Lose Control ou Defender. Les deux compères décrivent plutôt Jimmy Hendrix et Black Sabbath, là je suis un peu sur ma faim quand on sait comment Hendrix lançait ses riffs, chose que je ne retrouve pas assez chez Sonic Winter. En revanche, pour Black Sabbath c’est assez évident, soit dans Freak & Wired soit avec Rocking Machine. Le duo nous laisse même un titre en français avec Le Fils de Lucifer, bien ficelé avec une belle voix féminine et un refrain accrocheur.

En bref, un album long et éprouvant comme sait nous l’apporter le Rock d’antan. Le duo (et leurs invités) s’en sort très bien et me donne envie de savoir comment ils assurent en live si leurs guests sont indisponibles. Je recommande et le range sur mon étagère des bonnes découvertes 2016.

Diamond

Liens :

Facebook : https://www.facebook.com/SonicWinter/

Bandcamp : https://sonicwinter.bandcamp.com/

Tracklist :

  1. Year Zero
  2. Hipster Fake
  3. Straight In Your Face
  4. Dead Brain Century Carnival
  5. Beautiful Queen Of The Golden East
  6. I Lose Control
  7. Saturday On Earth
  8. Freak & Wired
  9. Le Fils de Lucifer
  10. Rocking Machine
  11. Sahara
  12. The Lovely Burden Of The Maker
  13. Defender
  14. Establishment Of Time