03- (7)

Lorsqu’on lit mal les programmations, on loupe des choses. C’est exactement ce qui m’est arrivé ce soir avec le groupe Billion Dollar Babies que j’ai carrément raté. Lorsque j’ai pénétré dans la salle, c’était le salut final. Hop, au revoir, rien vu. Donc je m’excuse auprès du groupe et de nos amis de Mediatone car ils seront absents de cette chronique. Toutefois, cela n’empêche nullement de dire un petit mot sur eux et de préciser que Billion Dollar Babies est un groupe de Hard Rock suédois qui sévit depuis 2005 et compte déjà plus de 200 concerts dans toute l’Europe. Ils ont déjà un premier album à leur actif, Die For Diamonds et l’Ep House Of Dreams Pt.1 et pour l’instant, on attend la suite qui ne devrait pas tarder. Vous pouvez suivre Billion Dollar Babies sur leur site officiel pour en savoir un peu plus.

http://billiondollarbabies.nu/

Dynazty

01- (1)C’est au tour des suédois de Dynazty de faire honneur à la scène du Ninkasi pour un public qui s’est déplacé en masse ce soir. Oscillant entre vieux Hard Rock à la Scorpions et Heavy Metal mélodique façon Hammerfall ou Skid Row, les cinq suédois envoient un show particulièrement vivant. Nils Molin nous fait bénéficier de ses performances vocales avec son chant très typé Heavy Metal de style théâtral à plusieurs octaves. Le line up est bien béton, le tout tient vraiment la route et leur set est très carré. Rob Love Magnusson à la lead guitar est bien mis en avant et nous fait de jolies prouesses techniques. Dynazty assure parfaitement le spectacle et nous embarque aisément dans son univers. Le groupe est particulièrement agréable à écouter et au final le set parait bien trop court. Nils Molin s’attire rapidement les faveurs et la complicité du public qu’il ne cesse de faire participer. Dans la salle, tout le monde joue le jeu et le résultat est vraiment festif.  Ces cinq sympathiques suédois n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’ils viennent de sortir leur cinquième album qu’ils ont particulièrement bien défendu ce soir. Au final, j’ai passé un bon moment en leur compagnie et je serai enchanté de les revoir. Pour les suivre c’est facile, il vous  suffit d’aller voir  sur leur site officiel qui est somme toute assez complet.

http://www.dynazty.com/

01- (9) 01- (3)

The Vision Bleak

02- (7)Attention ce coup-ci on change complètement de catégorie avec les Allemands de The Vision Bleak et leur Metal rock gothique aux inspirations très dark. Il est important de rappeler que The Vision Bleak est avant tout un duo et qu’en live, ils se déplacent avec deux musiciens de session supplémentaires, plus exactement un autre guitariste et un batteur. Quoi qu’il en soit, on ne peut pas louper les deux membres principaux qui composent la formation puisque normalement ils sont les deux seuls à être grimés, mais ce coup-ci le batteur s’est mis lui aussi au diapason. Le grimage à un petit côté corpse paint en ce qui concerne les gratteux et le batteur, mais sans exagération, tandis qu’Allen B. Konstanz fait plus genre clown blanc ou clown triste aux meilleures périodes Lou Reed et Bowie lorsqu’ils étaient  sous substances illicites, voire même très illicites. Comme ils aiment bien le  qualifier eux-mêmes, ils font de l’Horror Metal. À certains moments, cela ressemble plus à de la Cold Wave bien obscure ou à une forme de Doom Metal plutôt évoluée. Lorsqu’on les compare à des formations comme Moonspell, The Vision Bleak est un groupe qui déroule une musique glaciale à consonance plus grand public alors que Moonspell sonnera plutôt black. Ce n’est peut-être pas la meilleure comparaison de ce qui peut se faire au sein du rock gothique, mais j’aime bien prendre les extrêmes pour mieux comparer. Pour ceux qui les connaissent moins, leur marque de fabrique c’est un peu tout ce qui est fantastique, jusqu’aux films d’épouvante actuels ou des films de fiction plus ou moins mélancoliques. La voix grave et monotone d’Allen B. Konstanz, dont on retrouve souvent des accents à la Bowie, convient parfaitement pour l’ambiance de ce genre de thème. C’est cold, c’est dark, un peu plat par moment mais l’ensemble du show reste ambiant et dans le fond assez prenant. C’est dommage que le son de la guitare d’Ulf Theodor Schwadorf ai tendance à baver un peu partout car du coup, j’ai trouvé que l’ensemble du set tournait autour de la prédominance de la batterie et de la voix, même si les guitares sont puissantes. C’est sans doute pour cela que je trouve qu’il manque vraiment une basse dans ce type de formation dont les lignes sont essentielles et font cruellement défaut au groupe lorsqu’ils jouent en live. Ce sont pourtant loin d’être des débutants car The Vision Bleak a quand même seize ans d’existence et vient aujourd’hui défendre dans cette tournée européenne son sixième album, The Unknown, sorti cette année. Toutefois, le groupe est très agréable et va lui aussi s’attirer les faveurs du public. À la fin du set, les membres de The Vision Bleak n’hésiteront pas à s’attarder sur scène pour aller serrer quelques louches dans la fosse, une attitude bien sympathique.

Afin d’en savoir plus sur The Vision Bleak, vous trouverez en lien leur site officiel et leur bandcamp pour écouter ce qu’ils font.

http://www.the-vision-bleak.de/

https://the-vision-bleak.bandcamp.com/

02- (5)

Pain

03- (8)Voici pour terminer ce plateau, le gros morceau de la soirée avec les Suédois de Pain qui sont chaudement attendus par le public qui s’est massé en force et en nombre dans la salle du Ninkasi Kao. En entrant sur  scène, les Suédois reçoivent déjà une véritable ovation. Ceci peut facilement se comprendre car c’est un groupe totalement magique, certainement parmi les meilleurs groupes que j’ai eu la chance de voir et d’entendre en concert ces dernières années. La marque de fabrique de Pain est avant tout ce Metal industriel très typé et groovy à mort qu’ils pratiquent maintenant depuis une vingtaine d’années. En plus d’une puissance musicale assez hors norme, ils aiment la lumière. C’était une scène de folie avec des lights de partout et tournant en tous sens. Il ne manquait plus qu’un dancefloor pour transformer le Ninkasi en night club. Pain nous à préparé un show énorme et tout ce soir semble surdimensionné sur la scène du Ninkasi. Le fond de scène à l’effigie de leur dernier opus est immense : il y a des spots et des racks de lights de partout, le batteur est perché sur une estrade. Enfin bref, c’est la totale. J’aime beaucoup également les sapes des membres de Pain qui sont vraiment originales et du coup parfaitement décalées de la scène Metal habituelle. Question musique à proprement parler, il y a des titres qui tabassent vraiment. Les mélodies virent parfois au véritable tournoiement de sons entre un mélange d’électro pure et des saturations infernales de guitares. Derrière les fûts, c’est le fils de Peter Tägtgren qui bat la mesure et on peut résolument dire que le jeune gars, car il semble être vraiment très jeune, n’y va pas de main morte et balance un tempo totalement furibard. Par contre, ils n’ont pas lésiné sur les triggers question batterie et du coup, l’instrument a un véritable son de folie qui a tendance à empiéter un peu sur les autres instruments.

03- (7)J’ai tout de même une petite déception avec par moment un Metal qui sombre un peu facilement dans le sirupeux avec des balades mielleuses à souhait mais tout de même ponctuées de gros riffs bien saturés pour rééquilibrer un peu la température. Pain est un grand groupe de spectacle qui sait tenir une scène et n’a plus grand-chose à apprendre question show. Depuis vingt ans que le groupe existe, le Metal industriel ne s’en est que mieux porté, surtout quand on le voit se moderniser comme cela à travers cette formation suédoise. Pain, c’est déjà huit albums studio dont le dernier Coming Home est sorti en 2016. Cet album, ils sont venus le présenter et le défendre lors de cette tournée 2016 et l’on peut dire que l’opération est particulièrement réussie. Le public a répondu présent et n’a pas hésité à venir retourner le Ninkasi dans une ambiance de folie pour célébrer le retour de Pain sur les planches lyonnaises. N’hésitez pas à retrouver Pain sur leur site officiel dont je vous laisse ici le lien.

http://www.painworldwide.com/home/

03- (6) 03- (5)

Sons Of Metal remercie chaleureusement Emeline et toute l’équipe de Mediatone qui nous ont conviés à partager ce superbe moment avec eux. Merci également au Ninkasi pour leur accueil dans la salle du Kao.

Swamp Fox